De l’esprit et du cœur – bienheureux John Henry Newman

La veillée de prière à Hyde Park, Londres, hier, était en quelque sorte une préparation à la grand’messe de ce matin à Birmingham au cours de laquelle Benoît XVI a béatifié le cardinal John Henry Newman.

Ce dernier est une figure important tant pour les catholiques que les anglicans d’Angleterre. Dans ce pays qui compte de nombreux martyrs, le Pape a dit qu’il était tant de reconnaître le témoignage d’un homme comme Newman qui a donné sa vie non par le sang mais à travers tout son ministère sacerdotal. Sa contribution au dialogue entre foi et raison, son travail continu avec les étudiants et même sa critique constructive du catholicisme sont ainsi reconnus et montrés en exemple.

POPE-BRITAIN/NEWMANEn plus de l’héritage intellectuel énorme de Newman, Benoît XVI n’a pas manqué de souligné la qualité du bienheureux en tant que pasteur et homme de coeur. Le Pape a ainsi repris une phrase du cardinal Newman: « Si des anges avaient été vos prêtres, mes frères, ils n’auraient pas pu souffrir avec vous, avoir de la sympathie pour vous, éprouver de la compassion pour vous, sentir de la tendresse envers vous et se montrer indulgents avec vous, comme nous ; ils n’auraient pas pu être vos modèles et vos guides, et n’auraient pas pu vous amener à sortir de vous-mêmes pour entrer dans une vie nouvelle, comme le peuvent ceux qui viennent du milieu de vous. » C’est ainsi que Newman vécut son ministère.

Et c’est pourquoi de la foule qui se trouvait à Birmingham ce matin est montée une acclamation lorsque l’énorme portrait du bienheureux cardinal John Henry Newman a été dévoilé.

Ci-dessous, l’homélie complète du Pape:

Béatification de John Henry Newman, Cofton Park, Birmingham

Homélie du Saint-Père

19 septembre 2010

Chers Frères et Sœurs dans le Christ,

Ce jour qui nous rassemble ici à Birmingham est un jour particulièrement béni. D’abord, parce que c’est le Jour du Seigneur, dimanche, jour où notre Seigneur Jésus Christ est sorti vivant d’entre les morts et a changé pour toujours le cours de l’histoire humaine, offrant une vie et une espérance nouvelles à tous ceux qui vivent dans les ténèbres et l’ombre de la mort. C’est pourquoi les chrétiens dans le monde entier se réunissent ce jour-là pour rendre gloire à Dieu et le remercier de toutes les merveilles qu’il a accomplies pour nous. Ce dimanche-ci évoque en outre un moment significatif de la vie de la nation britannique, car c’est le jour choisi pour commémorer le soixante-dixième anniversaire de la « Bataille d’Angleterre ». Pour moi, qui ai vécu et subi les souffrances liées aux jours sombres du régime nazi en Allemagne, il est très émouvant de me trouver ici parmi vous en cette occasion et de faire mémoire de vos si nombreux concitoyens qui ont sacrifié leur vie, résistant courageusement contre les forces de cette terrible idéologie. Ma pensée rejoint d’une manière spéciale la ville voisine de Coventry qui fut frappée au cours du mois de novembre 1940 par des bombardements massifs et de lourdes pertes en vies humaines. Soixante-dix ans plus tard, nous nous souvenons avec des sentiments de honte et d’horreur de l’effrayant coût en vies humaines et en destructions que la guerre entraîne, et nous renouvelons notre résolution de travailler pour la paix et la réconciliation là où pèse la menace de conflits. Toutefois, un autre motif, plus joyeux, fait de ce jour un moment particulièrement porteur de promesses pour la Grande-Bretagne, pour les Midlands, pour Birmingham. Car c’est le jour qui voit le Cardinal John Henry Newman officiellement élevé aux honneurs des autels et proclamé Bienheureux. [Read more…]

Focus catholique: le cardinal John Henry Newman, un homme d’Église

Le cardinal John Henry Newman est béatifié le 19 septembre 2010 par Benoît XVI. Nous partons à la découverte de ce grand théologien anglican devenu catholique, poète et ami des jeunes et rencontrez des hommes et des femmes qui marchent dans ses pas.

Fidèles intendants des dons et des mystères de Dieu

Réflexion biblique du 25ème dimanche du temps ordinaire C

Les lectures de ce dimanche démontrent le propre usage des possessions matérielles comme ingrédient essentiel pour mener une vie dans la foi. Les trois propos de l’évangile suggèrent un contraste entre les richesses terrestres et les richesses éternelles. La parabole de Luc sur l’intendant malhonnête (16,1-8a) devrait être interprétée à la lumière de la coutume palestinienne des agents qui agissent au nom de leur maîtres et les pratiques usuraires à de tels agents. La malhonnêteté de l’intendant consistait à dilapider les biens de son maître (v. 1).

Le maître loue l’intendant malhonnête qui a renoncé à sa propre commission de la transaction en conviant les débiteurs à émettre de nouveaux billets qui reflètent le montant effectif dont le maître est redevable (c.à.d. moins le profit de l’intendant). Le malhonnête intendant agit de cette manière afin de s’insinuer dans les bonnes grâces des débiteurs, car il sait qu’il sera démis de son poste (v. 3).

Le deuxième volet de l’évangile d’aujourd’hui (8b-13) porte sur quelques propos indépendants de Jésus recueillis par Luc pour former une application conclusive de la parabole de l’intendant malhonnête. La première conclusion (v. 8b-9) recommande l’usage prudent des biens de soi (en vue de l’imminence de la fin des temps) d’après la manière des fils de ce monde, représentés dans la parabole de l’intendant malhonnête. Le terme utilisé pour désigner l’Argent trompeur est littéralement « Mammon de l’iniquité ». «Mαμμωνάς» est la translitération grecque d’un vocable hébreu ou araméen «ממונא, ממון» qui d’ordinaire signifie « ce en quoi on a confiance. » Les richesses sont caractérisées par la malhonnêteté. [Read more…]

Se souvenir d’un vrai patriarche et de son cadeau du Concile

John XXIIIAujourd’hui, 3 septembre, nous nous souvenons en particulier du bon Pape Jean XXIII qui a été proclamé bienheureux par Jean Paul II il y a dix ans avec le pape Pie IX, l’archevêque Tommaso Reggio de Gênes, le P. William Joseph Chaminade et le moine bénédictin Columba Marmion (connu comme Don Marmion par ses amis à travers le monde).

Un point intéressant peu connu de plusieurs personnes est que le pape Jean Paul II a assigné comme jour de fête du Bienheureux pape Jean XXIII le 11 octobre, et non la date de sa mort du 3 juin 1963. Le 11 octobre 1962 marque l’anniversaire de la première session de Vatican II. Jean XXIII et le Concile sont à jamais liés ensemble.

Chaque fois que je visite la basilique St-Pierre, j’essaie de prier devant les papes de mon propre temps – les papes Roncalli, Montini, Luciani et maintenant Wojtyla. Bienheureux Jean XXIII repose maintenant sous un autel sur le côté de la basilique principale en-haut. On l’a déplacé de sa crypte originale quelques temps avant sa béatification en 2000. Ce nouvel emplacement continue à attirer de grandes foules chaque jour.

Il y a de cela plusieurs années, je m’étais arrangé pour célébrer une messe au reposoir et autel du Bienheureux Jean XXIII. Quelques membres de la jeune équipe de Télévision Sel + Lumière étaient avec moi. Quand nous sommes arrivés pour la célébration, le jeune prêtre italien qui me précédait à l’autel était déjà en « temps supplémentaire ». Le prêtre avait un groupe de jeunes adultes avec lui et ils regardaient à travers le cercueil de verre les restes de Papa Giovanni. C’était ennuyant de les regarder prendre ce temps précieux: nous aurions moins de temps à l’autel! Nous avons attendu patiemment, sachant que notre groupe aurait seulement 25 minutes pour célébrer cette messe. [Read more…]

Peuple de Dieu marche joyeux, car le Seigneur est avec toi…

Tel était le chant d’entrée de la messe du 56e pèlerinage, organisé par l’Oratoire Saint-Joseph,  dimanche 29 août, à Mont-Saint-Grégoire, village de naissance du frère André.
Le soleil était au rendez-vous ainsi que des centaines de personnes.

En cette année exceptionnelle, à quelques semaines de la canonisation du frère André,  la messe a été célébrée le matin à l’église de Mont-Saint-Grégoire en présence de Mgr François Lapierre, évêque de Saint-Hyacinthe, du père Claude Grou, csc, recteur de l’Oratoire et du curé Laurent Landriault, csc ainsi que des nombreux membres de la Congrégation de Sainte Croix, notamment le frère Fernand Bessette.

Les villageois sont très attachés à cette célébration et y viennent depuis de nombreuses années, heureux de se retrouver pour prier et rendre grâces pour la vie de l’enfant du pays, de l’un des leurs.

Après la messe les pèlerins sont allés à la cabane à sucre. Puis se recueillir au monument érigé à l’endroit où a grandi le frère André à quelques kilomètres de l’église.
Les années précédentes  la messe a lieu en plein air à 14h au monument.

Le Mont Saint-Grégoire veille sur le village ; les érablières et les vergers offrent un paysage paisible au milieu des fermes. C’est vraiment le temps de la moisson, de la récolte des pommes et de bien d’autres fruits spirituels…

Ce fut pour moi une joie de prier avec les pèlerins dans ce terroir du frère André, et de lui confier tous nos projets.

Propos de table et étiquette dans l’évangile de Luc

Réflexion biblique pour le 22e dimanche du temps ordinaire C

Dans l’évangile de Luc, les enseignements de Jésus les plus importants ont lieu autour de la table, dans des fêtes, des célébrations. Nous découvrons que chaque repas porte un sens plus profond que le simple boire et manger en compagnie d’autrui.

Les propos de table présentés aujourd’hui s’inscrivent dans le cadre du voyage vers Jérusalem entamé au chapitre 9 verset 51. Chez Luc, rien n’a plus d’importance que la table à manger. C’est là que se déroule l’eucharistie, de même que les révélations du Ressuscité (Luc 24, v. 28 à 32). De plus, c’est en mangeant ensemble que les disciples reçoivent du Christ la promesse de l’envoi de l’Esprit Saint et leur mission spécifique (Actes 1, v. 8). Enfin, juifs et païens ont pu former Église grâce au partage du repas (Actes 10, v. 9 à 16 et 11, v. 1 à 18).

Des repas partagés lourds de sens

RUBENS-Pieter-Pauwel-Christ chez Simon le Pharisien-1618-20La scène de banquet présentée aujourd’hui ne se trouve que dans l’évangile de Luc (14, v. 7 à 14). Elle offre un cadre aux enseignements de Jésus sur l’humilité et présente son attitude envers la richesse et la pauvreté. Le partage du repas pour le judaïsme, pour Jésus et pour l’Église des premiers temps comporte une dimension religieuse, sociale et économique riche de sens.

Le premier verset du chapitre 14 pose d’emblée le contexte pour les versets 7 à 11. Attablé chez un pharisien, Jésus observe le comportement des hôtes comme des invités. L’observation attentive du quotidien lui fournissait une compréhension profonde de la véritable nature de ses auditeurs de même que des opportunités de leur révéler le fonctionnement du Royaume de Dieu. Ce qui est récurrent et coutumier ne doit pas être négligé lorsqu’on tente de définir la vie vécue dans la présence de Dieu. [Read more…]

Mère Teresa: une vie de dévouement désintéressé

Il y a déjà 13 ans que Mère Teresa est morte d’une crise cardiaque à l’âge de 87 ans, le 5 septembre 1997 à Calcutta. Et le 26 août de cette année marque le centième anniversaire de cette femme incroyable. Le lendemain de sa mort, elle était supposée présider un service de prière à Calcutta pour son amie, Diana, Princesse de Galles, qui avait été tragiquement tuée dans un accident de voiture une semaine auparavant.

Mother Teresa Window

Je me souviens très bien de ces journées… Mon propre père est mort le 27 août de la même année. La nuit de mon retour à Toronto après ses obsèques, la Princesse fut tuée par l’horrible accident de voiture à Paris. Une semaine après, Mère Teresa fut appelée à rejoindre Dieu dans Sa demeure. J’ai présenté un commentaire à l’occasion de ses funérailles pour plusieurs chaînes de télévision nationales au Canada. La pompe, la précision et la sombre majesté de l’adieu londonien à la Princesse Diana, présenté une semaine avant, était presque inaperçu dans les scènes chaotiques du passage du cercueil de bois de Mère Teresa transporté sur un attelage à canon à travers les rues affairées et encombrées par les foules lors de ses funérailles d’État.

La vie de Mère Teresa n’était pas ordinaire, mais plutôt une métaphore d’altruisme et de sainteté. Ses fameuses oeuvres débutèrent en 1950 avec l’inauguration à Calcutta de la première maison pour les personnes mourantes et les démunis  Nirmal Hriday (Cœur tendre). Les mots de Mères Teresa demeurent inscrits sur les murs de cette maison : « De nos jours l’épidémie la plus horrible n’est pas la lèpre, ni la tuberculose. C’est le sentiment d’être indésirable, rejeté, abandonné par tous. »

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« Là où les saints passent, Dieu passe avec eux. »

Lors de sa visite à Ars-sur-Fromans, Mgr Luigi Ventura, Nonce apostolique en France a présidé une messe mercredi 4 août dernier en la Basilique de Saint Jean-Marie Vianney, Curé d’Ars et Saint Patron de tous les curés du monde. Dans son homélie, Mgr Ventura nous illustre la splendeur de la spiritualité de Saint Jean-Marie Vianney, en soulignant l’importance de son sacerdoce exemplaire. Cette homélie est une célébration du sacerdoce, mais elle est aussi une invitation ouverte à la sainteté à travers l’exemple du Saint Curé d’Ars qui considère l’être humain « dans toutes ces dimensions: humaine, spirituelle et sociale ».

Homélie pour la Fête de saint Jean-Marie Vianney

EcussonArs

Sanctuaire d’Ars

Mercredi 4 août 2010

Monseigneur Luigi Ventura

Nonce apostolique en France

 

 

Cher Monseigneur Bagnard,

Chers Frères dans le Sacerdoce,

Chers Frères et Sœurs dans le Christ,


 

C’est avec une grande joie que je me trouve parmi vous, et je tiens à remercier de tout cœur Mgr Guy Bagnard, Evêque du diocèse de Belley-Ars, pour cette aimable invitation. Et je salue avec affection fraternelle les prêtres du diocèse et de la Société qui s’inspire du saint Curé.

J’ai l’honneur de transmettre aux Évêques, prêtres, diacres et aux fidèles ici présents la bénédiction du Saint-Père qui est spirituellement avec nous. Je suis ici en son nom pour remettre dans les mains du saint Curé cette magnifique « Année du Prêtre » ‑ intense et féconde ‑ que l’Église universelle vient de clôturer avec le successeur de saint Pierre, à Rome, en juin passé. Ce n’est pas ma première visite dans ce haut lieu de pèlerinage français : j’y suis venu séminariste pour discerner ma vocation et j’y suis retourné en février dernier avec l’Épiscopat français pendant l’Année du Prêtre. Mais cette fois-ci, j’y reviens avec un cœur comblé de gratitude, pour le torrent de bénédictions et de fruits spirituels que nous avons tous reçus pendant cette dernière année. Et je suis ici pour vénérer encore une fois celui que nous fêtons aujourd’hui : Jean-Marie Vianney, le saint Curé de cette humble paroisse cachée au cœur de la France, un curé qui appartient désormais aux paroisses du monde entier. Le Curé d’Ars est notre grand frère dans le sacerdoce, auprès de qui chaque prêtre du monde peut venir confier son ministère ou sa vie sacerdotale.

Combien sont riches et significatives les lectures bibliques pour cette fête liturgique ! La première est du prophète Ézéchiel [3, 16-21] ; l’Éternel adresse la parole au Fils d’homme : « Je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part ». La parole du prophète est une épée à double tranchant. C’est une parole qui annonce la mort pour les coupables ; une parole qui invite à l’abandon de la mauvaise conduite ; une parole qui mène au salut des personnes. Le prophète annonce aussi la vie à ceux qui ne commettent pas de faute. St Curé dArs-Vitrail-1

Le saint Curé, Jean-Marie Vianney, a été dans son temps cette sentinelle pour la communauté d’Ars. Arrivé ici en 1818, Jean-Marie réveille la foi de ses paroissiens par ses prédications mais surtout par sa prière et sa manière de vivre. Il se sent pauvre devant la mission à accomplir, mais il se laisse saisir par la miséricorde de Dieu.

Très rapidement, vous le savez, sa réputation de confesseur lui attire de nombreux pèlerins venant chercher auprès de lui le pardon de Dieu et la paix du cœur. Jusqu’à 17 heures par jour, rivé à son confessionnal pour réconcilier les hommes avec Dieu et entre eux, le Curé d’Ars est un véritable martyr du confessionnal, comme l’a souligné le Pape Jean-Paul II lors de sa visite à Ars en 1986. Pris par l’amour de Dieu, émerveillé devant la vocation de l’homme, Jean-Marie Vianney mesurait la folie qu’il y avait à vouloir être séparé de Dieu. Il voulait que chacun fût libre de pouvoir goûter à l’amour de Dieu. [Read more…]

Bonne fête Frère André!

C’était le 9 août 1845. Il y a donc 165 ans. Alfred Bessette venait au monde à St Grégoire d’Iberville au Québec. Malgré sa santé fragile, celui qui allait s’appeler frère André allait fonder le plus grand oratoire du monde dédié à Saint Joseph.

De nombreuses messes ont lieu à l’Oratoire de Montréal ainsi qu’une procession aux flambeaux ce soir.

Rappelons que le frère André sera canonisé le 17 octobre prochain à Rome.

Télévision Sel + Lumière prépare un documentaire exclusif sur la vie du portier de Montréal, ainsi qu’une couverture exceptionnelle des événements entourant la canonisation du religieux de Sainte-Croix.

Surveiller la prochaine édition de notre bulletin béatitude pour en connaître les détails.

Une Unité qui transcende toutes les différences

Réflexion biblique en la Fête des apôtres Pierre et Paul

Saints Pierre et PaulAujourd’hui mes réflexions veulent donner le sens de la fête des saints Pierre et Paul célébré le 29 juin. L’itinéraire de Pierre fut de passer de la faiblesse du refus au roc de la fidélité.  Il nous a donné l’ultime témoignage de la croix. Le pèlerinage de Paul fut de l’aveuglement de la persécution au feu de la proclamation. Il a rendu vivante la Parole de Dieu aux nations.

Être avec Pierre signifie préserver l’unité de l’Église chrétienne. Parler avec Paul c’est proclamer la pure Parole de Dieu. Leur passion était de proclamer l’Évangile du Christ. Leur engagement était de créer une place pour chacun dans l’église du Christ. Leur loyauté envers le Christ mena à la mort. Pierre et Paul sont pour nous une fondation solide; ils sont les piliers de notre église.

À Césarée de Philippe, affirmation, identité et intention

Le récit de l’évangile d’aujourd’hui (Matthieu 16, 13-19) tourne autour de l’affirmation, d’identité et d’intention. Jésus et ses disciples viennent d’arriver dans la région de Césarée de Philippe,  loin de leur environnement familier. Césarée de Philippe, bâtie par Philippe, était une garnison romaine, pleine d’architecture, d’imagerie, et de styles de vie de la civilisation urbaine gréco-romaine. Cette place était étrangère aux apôtres qui étaient plus habitués à des bourgs et des alentours du lac.

Sexualité et violence marchaient fort dans ces sanctuaires religieux de la ville, connus pour leur culte au dieu grec Pan. Dans ce centre de pouvoir, de sophistication et d’exubérance du culte païen, Jésus se tourne vers ses disciples et leur demande ce que les gens disent de lui Comment voient-ils son travail? Qu’ont-ils à l’esprit? Probablement pris de court par cette question, les disciples font appel à leurs souvenirs: des remarques surprises lors de conversations, des opinions qui circulaient dans les villes de pêcheurs des environs du lac. Jésus lui-même est au courant de quelques-unes des histoires à son sujet. Il ne connaît que trop bien l’attitude de sa propre ville de Nazareth et ce souvenir le blesse profondément. [Read more…]