Peuple de Dieu marche joyeux, car le Seigneur est avec toi…

Tel était le chant d’entrée de la messe du 56e pèlerinage, organisé par l’Oratoire Saint-Joseph,  dimanche 29 août, à Mont-Saint-Grégoire, village de naissance du frère André.
Le soleil était au rendez-vous ainsi que des centaines de personnes.

En cette année exceptionnelle, à quelques semaines de la canonisation du frère André,  la messe a été célébrée le matin à l’église de Mont-Saint-Grégoire en présence de Mgr François Lapierre, évêque de Saint-Hyacinthe, du père Claude Grou, csc, recteur de l’Oratoire et du curé Laurent Landriault, csc ainsi que des nombreux membres de la Congrégation de Sainte Croix, notamment le frère Fernand Bessette.

Les villageois sont très attachés à cette célébration et y viennent depuis de nombreuses années, heureux de se retrouver pour prier et rendre grâces pour la vie de l’enfant du pays, de l’un des leurs.

Après la messe les pèlerins sont allés à la cabane à sucre. Puis se recueillir au monument érigé à l’endroit où a grandi le frère André à quelques kilomètres de l’église.
Les années précédentes  la messe a lieu en plein air à 14h au monument.

Le Mont Saint-Grégoire veille sur le village ; les érablières et les vergers offrent un paysage paisible au milieu des fermes. C’est vraiment le temps de la moisson, de la récolte des pommes et de bien d’autres fruits spirituels…

Ce fut pour moi une joie de prier avec les pèlerins dans ce terroir du frère André, et de lui confier tous nos projets.

Propos de table et étiquette dans l’évangile de Luc

Réflexion biblique pour le 22e dimanche du temps ordinaire C

Dans l’évangile de Luc, les enseignements de Jésus les plus importants ont lieu autour de la table, dans des fêtes, des célébrations. Nous découvrons que chaque repas porte un sens plus profond que le simple boire et manger en compagnie d’autrui.

Les propos de table présentés aujourd’hui s’inscrivent dans le cadre du voyage vers Jérusalem entamé au chapitre 9 verset 51. Chez Luc, rien n’a plus d’importance que la table à manger. C’est là que se déroule l’eucharistie, de même que les révélations du Ressuscité (Luc 24, v. 28 à 32). De plus, c’est en mangeant ensemble que les disciples reçoivent du Christ la promesse de l’envoi de l’Esprit Saint et leur mission spécifique (Actes 1, v. 8). Enfin, juifs et païens ont pu former Église grâce au partage du repas (Actes 10, v. 9 à 16 et 11, v. 1 à 18).

Des repas partagés lourds de sens

RUBENS-Pieter-Pauwel-Christ chez Simon le Pharisien-1618-20La scène de banquet présentée aujourd’hui ne se trouve que dans l’évangile de Luc (14, v. 7 à 14). Elle offre un cadre aux enseignements de Jésus sur l’humilité et présente son attitude envers la richesse et la pauvreté. Le partage du repas pour le judaïsme, pour Jésus et pour l’Église des premiers temps comporte une dimension religieuse, sociale et économique riche de sens.

Le premier verset du chapitre 14 pose d’emblée le contexte pour les versets 7 à 11. Attablé chez un pharisien, Jésus observe le comportement des hôtes comme des invités. L’observation attentive du quotidien lui fournissait une compréhension profonde de la véritable nature de ses auditeurs de même que des opportunités de leur révéler le fonctionnement du Royaume de Dieu. Ce qui est récurrent et coutumier ne doit pas être négligé lorsqu’on tente de définir la vie vécue dans la présence de Dieu. [Read more…]

Mère Teresa: une vie de dévouement désintéressé

Il y a déjà 13 ans que Mère Teresa est morte d’une crise cardiaque à l’âge de 87 ans, le 5 septembre 1997 à Calcutta. Et le 26 août de cette année marque le centième anniversaire de cette femme incroyable. Le lendemain de sa mort, elle était supposée présider un service de prière à Calcutta pour son amie, Diana, Princesse de Galles, qui avait été tragiquement tuée dans un accident de voiture une semaine auparavant.

Mother Teresa Window

Je me souviens très bien de ces journées… Mon propre père est mort le 27 août de la même année. La nuit de mon retour à Toronto après ses obsèques, la Princesse fut tuée par l’horrible accident de voiture à Paris. Une semaine après, Mère Teresa fut appelée à rejoindre Dieu dans Sa demeure. J’ai présenté un commentaire à l’occasion de ses funérailles pour plusieurs chaînes de télévision nationales au Canada. La pompe, la précision et la sombre majesté de l’adieu londonien à la Princesse Diana, présenté une semaine avant, était presque inaperçu dans les scènes chaotiques du passage du cercueil de bois de Mère Teresa transporté sur un attelage à canon à travers les rues affairées et encombrées par les foules lors de ses funérailles d’État.

La vie de Mère Teresa n’était pas ordinaire, mais plutôt une métaphore d’altruisme et de sainteté. Ses fameuses oeuvres débutèrent en 1950 avec l’inauguration à Calcutta de la première maison pour les personnes mourantes et les démunis  Nirmal Hriday (Cœur tendre). Les mots de Mères Teresa demeurent inscrits sur les murs de cette maison : « De nos jours l’épidémie la plus horrible n’est pas la lèpre, ni la tuberculose. C’est le sentiment d’être indésirable, rejeté, abandonné par tous. »

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« Là où les saints passent, Dieu passe avec eux. »

Lors de sa visite à Ars-sur-Fromans, Mgr Luigi Ventura, Nonce apostolique en France a présidé une messe mercredi 4 août dernier en la Basilique de Saint Jean-Marie Vianney, Curé d’Ars et Saint Patron de tous les curés du monde. Dans son homélie, Mgr Ventura nous illustre la splendeur de la spiritualité de Saint Jean-Marie Vianney, en soulignant l’importance de son sacerdoce exemplaire. Cette homélie est une célébration du sacerdoce, mais elle est aussi une invitation ouverte à la sainteté à travers l’exemple du Saint Curé d’Ars qui considère l’être humain « dans toutes ces dimensions: humaine, spirituelle et sociale ».

Homélie pour la Fête de saint Jean-Marie Vianney

EcussonArs

Sanctuaire d’Ars

Mercredi 4 août 2010

Monseigneur Luigi Ventura

Nonce apostolique en France

 

 

Cher Monseigneur Bagnard,

Chers Frères dans le Sacerdoce,

Chers Frères et Sœurs dans le Christ,


 

C’est avec une grande joie que je me trouve parmi vous, et je tiens à remercier de tout cœur Mgr Guy Bagnard, Evêque du diocèse de Belley-Ars, pour cette aimable invitation. Et je salue avec affection fraternelle les prêtres du diocèse et de la Société qui s’inspire du saint Curé.

J’ai l’honneur de transmettre aux Évêques, prêtres, diacres et aux fidèles ici présents la bénédiction du Saint-Père qui est spirituellement avec nous. Je suis ici en son nom pour remettre dans les mains du saint Curé cette magnifique « Année du Prêtre » ‑ intense et féconde ‑ que l’Église universelle vient de clôturer avec le successeur de saint Pierre, à Rome, en juin passé. Ce n’est pas ma première visite dans ce haut lieu de pèlerinage français : j’y suis venu séminariste pour discerner ma vocation et j’y suis retourné en février dernier avec l’Épiscopat français pendant l’Année du Prêtre. Mais cette fois-ci, j’y reviens avec un cœur comblé de gratitude, pour le torrent de bénédictions et de fruits spirituels que nous avons tous reçus pendant cette dernière année. Et je suis ici pour vénérer encore une fois celui que nous fêtons aujourd’hui : Jean-Marie Vianney, le saint Curé de cette humble paroisse cachée au cœur de la France, un curé qui appartient désormais aux paroisses du monde entier. Le Curé d’Ars est notre grand frère dans le sacerdoce, auprès de qui chaque prêtre du monde peut venir confier son ministère ou sa vie sacerdotale.

Combien sont riches et significatives les lectures bibliques pour cette fête liturgique ! La première est du prophète Ézéchiel [3, 16-21] ; l’Éternel adresse la parole au Fils d’homme : « Je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part ». La parole du prophète est une épée à double tranchant. C’est une parole qui annonce la mort pour les coupables ; une parole qui invite à l’abandon de la mauvaise conduite ; une parole qui mène au salut des personnes. Le prophète annonce aussi la vie à ceux qui ne commettent pas de faute. St Curé dArs-Vitrail-1

Le saint Curé, Jean-Marie Vianney, a été dans son temps cette sentinelle pour la communauté d’Ars. Arrivé ici en 1818, Jean-Marie réveille la foi de ses paroissiens par ses prédications mais surtout par sa prière et sa manière de vivre. Il se sent pauvre devant la mission à accomplir, mais il se laisse saisir par la miséricorde de Dieu.

Très rapidement, vous le savez, sa réputation de confesseur lui attire de nombreux pèlerins venant chercher auprès de lui le pardon de Dieu et la paix du cœur. Jusqu’à 17 heures par jour, rivé à son confessionnal pour réconcilier les hommes avec Dieu et entre eux, le Curé d’Ars est un véritable martyr du confessionnal, comme l’a souligné le Pape Jean-Paul II lors de sa visite à Ars en 1986. Pris par l’amour de Dieu, émerveillé devant la vocation de l’homme, Jean-Marie Vianney mesurait la folie qu’il y avait à vouloir être séparé de Dieu. Il voulait que chacun fût libre de pouvoir goûter à l’amour de Dieu. [Read more…]

Bonne fête Frère André!

C’était le 9 août 1845. Il y a donc 165 ans. Alfred Bessette venait au monde à St Grégoire d’Iberville au Québec. Malgré sa santé fragile, celui qui allait s’appeler frère André allait fonder le plus grand oratoire du monde dédié à Saint Joseph.

De nombreuses messes ont lieu à l’Oratoire de Montréal ainsi qu’une procession aux flambeaux ce soir.

Rappelons que le frère André sera canonisé le 17 octobre prochain à Rome.

Télévision Sel + Lumière prépare un documentaire exclusif sur la vie du portier de Montréal, ainsi qu’une couverture exceptionnelle des événements entourant la canonisation du religieux de Sainte-Croix.

Surveiller la prochaine édition de notre bulletin béatitude pour en connaître les détails.

Une Unité qui transcende toutes les différences

Réflexion biblique en la Fête des apôtres Pierre et Paul

Saints Pierre et PaulAujourd’hui mes réflexions veulent donner le sens de la fête des saints Pierre et Paul célébré le 29 juin. L’itinéraire de Pierre fut de passer de la faiblesse du refus au roc de la fidélité.  Il nous a donné l’ultime témoignage de la croix. Le pèlerinage de Paul fut de l’aveuglement de la persécution au feu de la proclamation. Il a rendu vivante la Parole de Dieu aux nations.

Être avec Pierre signifie préserver l’unité de l’Église chrétienne. Parler avec Paul c’est proclamer la pure Parole de Dieu. Leur passion était de proclamer l’Évangile du Christ. Leur engagement était de créer une place pour chacun dans l’église du Christ. Leur loyauté envers le Christ mena à la mort. Pierre et Paul sont pour nous une fondation solide; ils sont les piliers de notre église.

À Césarée de Philippe, affirmation, identité et intention

Le récit de l’évangile d’aujourd’hui (Matthieu 16, 13-19) tourne autour de l’affirmation, d’identité et d’intention. Jésus et ses disciples viennent d’arriver dans la région de Césarée de Philippe,  loin de leur environnement familier. Césarée de Philippe, bâtie par Philippe, était une garnison romaine, pleine d’architecture, d’imagerie, et de styles de vie de la civilisation urbaine gréco-romaine. Cette place était étrangère aux apôtres qui étaient plus habitués à des bourgs et des alentours du lac.

Sexualité et violence marchaient fort dans ces sanctuaires religieux de la ville, connus pour leur culte au dieu grec Pan. Dans ce centre de pouvoir, de sophistication et d’exubérance du culte païen, Jésus se tourne vers ses disciples et leur demande ce que les gens disent de lui Comment voient-ils son travail? Qu’ont-ils à l’esprit? Probablement pris de court par cette question, les disciples font appel à leurs souvenirs: des remarques surprises lors de conversations, des opinions qui circulaient dans les villes de pêcheurs des environs du lac. Jésus lui-même est au courant de quelques-unes des histoires à son sujet. Il ne connaît que trop bien l’attitude de sa propre ville de Nazareth et ce souvenir le blesse profondément. [Read more…]

Le sacrement de la non-violence fait des martyrs pour la Vérité

Réflexion biblique pour la Solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ C

Les quatre évangiles nous racontent la merveilleuse histoire de la multiplication des pains et des poissons, située à Tabgha, lieu des sept fontaines sur le rivage Nord-Ouest de la mer de Galilée. L’évangile d’aujourd’hui jette un regard en arrière sur la riche théologie et spiritualité d’Israël et aussi en avant pour  contempler la notion de vie dans le royaume de Dieu en tant que banquet que le Messie, lui-même, présidera.

Les lecteurs de Marc ont vu cet incident comme une anticipation du dernier repas (14,22) et du banquet messianique, les deux furent célébrés dans les eucharisties de la communauté. L’ajout de Matthieu du nombre de personnes présentes et rassassiées est très important, parce que le nombre total pourrait bien avoir atteint 20 ou 30 000 personnes. Comme la population juive totale de la Palestine au temps de Jésus est estimée à un demi-million, Jésus est présenté nourrissant un dixième de la population. Ceci donne aux histoires de multiplications des pains un caractère social, qui les rend différentes des histoires de guérison ou des récits des autres évangiles.

Luc, de tous les évangélistes, relie immédiatement ce récit de repas avec la prédication de Jésus sur sa Passion et ses instructions au sujet du port de la croix quotidienne (9,18-27). Célébrer l’eucharistie en mémoire de Jésus (22,19) signifie partager non seulement sa mission (9,1-6) mais aussi son dévouement et son destin, symbolisés par la croix (9,18-27). L’eucharistie est là pour nous nourrir et nous renforcer pour continuer fidèlement notre chemin – pain pour la route. [Read more…]

Quelles retrouvailles ce dut être!

Décès de Pietro Molla à l’âge de 97 ans – une réflexion du père Thomas Rosica

À l’aube du samedi saint, le 3 avril, M. Pietro Molla, mari de sainte Gianna Beretta Molla, est décédé chez lui à Mesero, près de Milan en Italie, entouré de sa fille Gianna Emanuela et de ses autres enfants Pierluigi et Laura. M. Molla avait 97 ans et voyait sa santé se détériorer depuis plusieurs années.

Je suis ami de la famille Molla depuis 1999 et sainte Gianna est la Sainte Patronne de la Télévision Sel + Lumière au Canada. Mon amitié avec la famille Molla est née lors de notre première rencontre en 1999 à Mesero. J’ai été béni par le don de leur amitié ces onze dernières années et j’ai le privilège d’accompagner de la famille Molla dans les années qui ont précédé la canonisation de sainte Gianna en 2004, une sainte femme contemporaine, épouse, mère de famille, médecin et amoureuse de la vie.

Pietro & Gianna MontagnesJ’ai découvert un pilier de la foi, de courage et de dévouement en la personne de Pietro Molla, époux de sainte Gianna. Lors de notre première rencontre, Pietro a partagé avec moi des dizaines de photos tirées d’albums de famille, me racontant des histoires sur les intérêts de Gianna pour la musique, l’opéra, le théâtre, les randonnées en montagne et le ski. Il a également partagé avec moi de façon très détaillée les derniers mois et les dernières semaines de l’existence terrestre de Gianna en 1962. À la mort de sa femme, Pietro devint un parent seul avec trois jeunes enfants. Il ne s’est jamais remarié.

Les enfants Molla sont très proches de moi en âge, et nous avons un lien d’amitié qui dure jusqu’à ce jour. Pierluigi et sa famille m’ont accueilli comme l’un des leurs. Laura, ma contemporaine est une femme très intelligente chaleureuse et professionnelle, heureusement mariée à Giuseppe Pannuti.

Lorsque Pierluigi et docteure Gianna Emanuela sont venus me rendre visite à Toronto en 1999, alors que j’étais encore aumônier du Centre Newman de l’Université de Toronto, Gianna m’a demandé de l’accompagner pour visiter deux hôpitaux de Toronto spécialisés dans les soins et le traitement de ceux qui souffrent de la maladie d’Alzheimer. Gianna est une spécialiste dans ce domaine. Je la regardais à l’œuvre auprès de ses pairs et ses collègues de la communauté médicale à Toronto, partager des histoires et des résultants de recherche sur la maladie d’Alzheimer et son amour des personnes âgées. Docteure Gianna Emanuela poursuit la mission de guérison de sa mère. [Read more…]

Un saint homme rejoint sa sainte épouse – décès de Pietro Molla à l’âge de 97 ans

Pietro & Gianna MollaTôt ce matin, Pietro Molla a rejoint son épouse , sainte Gianna Beretta Molla, à la maison du Père. L’homme de 97 ans est parti paisiblement, entouré de ses enfants, Gianna, Pierluigi et Laura à la maison familiale de Mesero (Milan) en Italie.

Décédée en 1962 à l’âge de 39 ans après avoir donné naissance à une fille tout en sachant qu’elle risquait d’y laisser sa vie, Sainte Gianna Molla fut canonisée par Jean-Paul II en 2004. Son mari et ses enfants étaient présents à la célébration.

Télévision Sel + Lumière a réalisé le seul documentaire sur la vie de Gianna Molla, Le choix d’aimer, disponible sur notre boutique.

24 mars 1980 – un saint évêque

Il y a trente ans était assassiné Mgr Oscar Romero, archevêque de San Salvador. Il célébrait le mystère eucharistique lorsqu’il est devenu à son tour ‘pain rompu’ pour ceux qu’il aime. Ni de gauche, ni de droite, Mgr Romero a pris l’évangile pour dénoncer l’injustice et la corruption qui opprimaient ses fidèles.

Aujourd’hui, alors que la barque de l’Église est secouée par d’énormes vagues, nous pouvons prendre Oscar Romero en exemple en nous rappelant que Jésus-Christ demeure notre seule boussole. Et nous prions, avec Mgr Romero, pour l’Église de demain:

romero iconeIl est bon parfois de prendre du recul et de regarder derrière soi.
Le Royaume n’est pas seulement au-delà de nos efforts,
Il est aussi au-delà de notre vue.
Durant notre vie, nous n’accomplissons qu’une petite partie
de cette entreprise magnifique qu’est le travail de Dieu.
Rien de ce que nous faisons n’est achevé, ce qui voudrait dire, en d’autres termes,
que le Royaume se trouve toujours au-delà de nos possibilités.
Aucune déclaration ne dit tout ce qui peut être dit.
Aucune prière n’exprime complètement notre foi.
Aucune religion n’apporte la perfection.
Aucune visite pastorale n’apporte la plénitude.
Aucun programme n’accomplit la mission de l’Église.
Aucun ensemble de buts et d’objectifs ne peut être complet.
C’est ainsi que nous sommes.
Nous plantons des graines de semence qui un jour pousseront.
Nous les arrosons, sachant qu’elles portent en elles
la promesse du futur.
Nous posons des fondements sur lesquels d’autres construiront.
Nous fournissons le levain qui produira des effets
bien au-dessus de nos capacités.
Nous ne pouvons pas tout faire, et le comprendre
nous apporte un sentiment de libération.
Cela nous permet de faire quelque chose, et de la faire bien.
Ce n’est peut être pas fini, mais c’est un début, un pas de plus sur le chemin,
une opportunité de laisser entrer la grâce
du Seigneur qui fera le reste.
Nous pouvons ne jamais voir le résultat final,
mais c’est la différence entre le maître artisan et l’ouvrier.
Nous sommes des ouvriers, pas des maîtres artisans,
pas des ministres, pas des messies.
Nous sommes les prophètes du futur et non de nous-mêmes.
Amen.