Ceux qui veillent dans l’attente du Christ

Réflexion biblique pour le premier dimanche de l’Avent C

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Nous avons parfois l’impression que le monde s’écroule autour de nous. Nos problèmes nous paraissent insurmontables. Lorsque je me trouve dans cet était,  je me remémore avec gratitude des paroles des héros de la Révolution de velours qui ont contribué à la chute du communisme, à la fin des années quatre-vingts. Je chéris les paroles d’espérance de l’ancien président tchèque Vaclav Havel durant son emprisonnement.

Ces paroles ont capté l’imaginaire de tant de gens alors qu’ils étaient enfin témoins de la dissolution du régime communiste :

L’Espoir est totalement distinct de l’optimisme. Ce n’est pas la conviction qu’une chose aura une issue favorable, mais la certitude que cette chose a un sens, quoi qu’il advienne. En somme, je pense que l’espoir, dans son sens fort profond, est la seule chose qui puisse nous garder la tête hors de l’eau et nous inciter à accomplir de bonnes œuvres. Puis elle est la seule véritable source de cette dimension étonnante de l’esprit humain et ses efforts surgissent comme s’ils étaient « d’ailleurs ».

Je m’intéresse également aux sections des vertus théologales du Catéchisme de l’Église Catholique  particulièrement les paragraphes sur l’espérance. J’ai été particulièrement touché par les pensées énoncées au nº 1818 du Catéchisme :

La vertu d’espérance répond à l’aspiration au bonheur placée par Dieu dans le cœur de tout homme ; elle assume les espoirs qui inspirent les activités des hommes; elle les purifie pour les ordonner au Royaume des cieux; elle protège du découragement; elle soutient en tout délaissement ; elle dilate le cœur dans l’attente de la béatitude éternelle. L’élan de l’espérance préserve de l’égoïsme et conduit au bonheur de la charité.

Les adeptes au quotidien de Jésus

De telles réflexions sont importantes pour nous cette année alors que nous entamons la saison de l’Avent avec grand éclat par l’extrait de Luc sur la fin des temps. Dans l’Évangile d’aujourd’hui (21, 25-28; 34-36) nous pouvons voir, entendre et ressentir le discours eschatologique de Marc 13. La véritable destruction de Jérusalem par les Romains en 70 av. J.-C. vers laquelle se retourne Luc et sa communauté (Lc 21, 20-24) leur offre un certain confort, car l’annonce de la rédemption finale sera réalisée tout comme la prédiction de Jésus de la destruction de Jérusalem (21,27 -28). [Read more…]

Le roi qui ne s’est pas incliné…

Réflexion biblique pour la solennité du Christ Roi

Le Christ Roi de l'universL’année liturgique se termine aujourd’hui avec la fête du Christ-Roi. Dans la scène poignante du procès de Jésus devant Pilate (Jean18, 33-37), nous voyons un grand contraste entre la puissance et l’impuissance. En se tournant vers les Romains pour s’assurer que  Jésus soit crucifié, les autorités juives accomplissent la prophétie qu’il soit exalté (Jn 3, 14; 12, 32-33). Pilate demande à Jésus: «Es-tu le roi des Juifs?» (v 33) L’accusé prépare sa réponse à une question précédente, qui provoque le fonctionnaire romain: « Dis-tu cela de toi-même, ou bien parce que d’autres te l’ont dit ?» (v 34)

L’arrogance de Pilate n’intimide pas Jésus, qui donne alors sa propre réponse dans les mots bien connus: «Mon royaume n’est pas de ce monde» (v 36). À la fois, Jésus donne la raison: « Mon royaume n’est pas de recourir à la coercition, il n’est pas imposé». Jésus réitère son point de vue: «Mon royaume n’est pas de ce monde. »

Pilate est très astucieux. Pour lui, la réponse de Jésus n’est pas un déni de sa royauté. En effet, Pilate laisse entendre et insiste: « Alors, tu es roi? » (v 37). Jésus accepte sa demande sans hésitation: «Vous dites que je suis roi. Pour cela, je suis venu dans le monde». Pour quoi faire? Pour inaugurer un monde de paix et de fraternité, de justice et le respect des droits d’autrui, de l’amour pour Dieu et pour son prochain. C’est le royaume qui pénètre dans notre histoire humaine, éclairant et menant au-delà de lui-même, un royaume qui n’aura pas de fin. Quand nous prions le Notre Père, nous prions entre autres pour que ce royaume vienne dans sa plénitude. [Read more…]

Sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte…

Réflexion biblique pour le 33e dimanche du temps ordinaire B

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Il enverra les anges pour rassembler les élus

L’évangile de ce dimanche est tiré du plus difficile chapitre de l’évangile de Marc (13, 24-32) et est souvent interprété comme une annonce de la fin du monde. Marc 13 est appelé parfois la « petite apocalypse ». Comme Daniel 7-12 et le livre de l’Apocalypse, il est centré sur les persécutions. Nous pouvons voir que, en étudiant ce chapitre dans son ensemble, nous sommes plutôt dans le registre du sens que de la chronologie.

La prédiction de Jésus de la destruction du temple (Mc 13, 2) souleva tant de questions que les quatre disciples l’interrogèrent en privé au sujet de l’heure et des signes qui annonceraient la fin du monde (Mc 13, 3-4). Jésus répond à leurs questions par un discours eschatologique à la veille de sa mort. Il contient des instructions et des encouragements, exhortant les disciples et l’église à la foi, l’obéissance à travers les épreuves auxquelles ils seraient confrontés. (Mc 13, 5-13). Le signe est la présence d’une abomination (Mc 13, 14 et Daniel 9, 27), c’est-à-dire du pouvoir romain qui profane le temple. On presse les gens de fuir de Jérusalem plutôt que de  défendre la ville par l’intermédiaire d’un espoir messianique mal guidé. (Mc 13, 14-23). Une intervention aura lieu seulement après la destruction (Mc 13, 24-27), qui arrivera avant la fin de la première génération de chrétiens (Mc 13, 28-31).

Personne sauf le Père ne connait l’heure précise ou celle de la parousie (Mc 13, 32). Dès lors, il est nécessaire de veiller constamment (Mc 13, 33-37). Luc parle de la parousie pour une date ultérieure, après « Le temps des païens » (Luc 21, 24). Voir aussi les notes sur Matthieu 24,1 – 25,46. [Read more…]

Le témoignage courageux des deux veuves

Réflexion biblique pour le 32e dimanche du temps ordinaire B

Les deux veuves

La lecture de l’Ancien Testament de ce dimanche tirée du Livre des Rois 17,10-16 et l’évangile de Marc 12, 38-44 nous présentent deux veuves remarquables qui nous impressionnent par leur conviction, leur générosité et leur foi. Elles nous obligent à réexaminer notre compréhension du pauvre et de la pauvreté et de regarder nos propres manières d’être généreux avec les autres. J’aimerais vous offrir quelques réflexions à partir des récits de ces deux figures bibliques et ensuite appliquer leur exemple dans nos propres vies, à travers les lunettes de la récente encyclique « La Charité dans la Vérité » du pape Benoît XVI.

Élie et la veuve de Sarepta

Lorsque je lis les histoires du cycle d’Élie et Élysée dans les premiers et seconds livres des Rois, je rends grâce pour l’un de mes professeurs de l’Institut biblique pontifical à Rome, le père Stephen Pisano, sj, qui enseignait le meilleur cours que j’ai eu sur l’Ancien Testament : « L’Homme de Dieu dans les livres des Rois ». Dieu sait le nombre de fois que j’ai relu ces notes et apprécié à nouveau les histoires d’Élie et de son disciple Élisée et leurs efforts pour faire connaître et aimer la Parole de Dieu sur la terre d’Israël!

Dans le premier livre des Rois 17, 8-16, Dieu ne cesse de mettre à l’épreuve le prophète Elie. Bien que le passage du lectionnaire d’aujourd’hui commence au verset 10, il importe de revenir au verset 8 pour bien comprendre le sens du texte. Au verset 8, nous lisons : « La Parole du Seigneur lui fut adressée : ‘Lève-toi, va à Sarepta qui appartient à Sidon, tu y habiteras : j’ai ordonné là-bas à une femme, à une veuve, de te ravitailler. » Elie ne se met en marche qu’après avoir reçu l’ordre de Dieu. Il est essentiel d’être en communication avec Dieu en écoutant Sa Parole avant de partir en mission. Ensuite il est dit à Elie d’aller à Sarepta.(v.9), qui fait partie de Sidon. Le verset 9 contient trois commandements: “Lève-toi”, “Va” et “Reste”. Le prophète subira une épreuve sur chacun de ces commandements à travers la foi, la vérité et l’obéissance, la disponibilité et l’engagement. [Read more…]

Les béatitudes, modèle de sainteté

Réflexion pour la Solennité de la Toussaint

beatitudesLes paroles de Mgr Angelo Amato, s.d.b., préfet de la Congrégation pour la cause des saints, prononcées l’année dernière lors du Synode sur La Parole de Dieu dans la vie et dans la mission de l’Église, résonnent encore dans mon esprit et mon cœur en ce jour de la Solennité de la Toussaint :

Jésus dit: “Je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes” (Mt 11, 29). Pendant deux millénaires, des hommes et des femmes, grands et petits, savants et ignorants, en Orient comme en Occident, se sont mis à l’école du Seigneur Jésus, qui a fait résonner dans leur esprit et dans leur cœur un commandement sublime : “soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait” (Mt 5, 48).

Leur savoir était composé essentiellement par la vie et par la Parole de Jésus : heureux les pauvres, heureux les affligés, heureux les doux, heureux les affamés et assoiffés de la justice, heureux les miséricordieux, heureux les cœurs purs, heureux les artisans de paix, heureux les persécutés. Les saints, comprenant que les béatitudes sont l’essence de l’Évangile et le portrait même de Jésus, l’ont ainsi imité.

 

Les béatitudes, modèle de sainteté

Les béatitudes énumérées par le Christ dans son Sermon sur la Montagne (Matthieu 5,1-12) sont la recette de sainteté extrême. Comme plusieurs l’ont souligné auparavant, le Mont des Béatitudes est réellement le sommet le plus élevé au monde même s’il se retrouve quelque dizaine de pieds en dessous du niveau de la mer. Sur cette montagne sacrée de la Galilée, Jésus a proclamé la nouvelle loi; une expression de la sainteté du Christ. Il faut préciser qu’il ne s’agit pas d’un code de conduite abstrait. Jésus est pauvre d’esprit, doux, persécuté et artisan de la paix. Il représente plutôt le nouveau « code de sainteté » qui doit être étampé dans nos cœurs et contemplé par les actes de l’Esprit Saint. Sa mort et sa passion sont le couronnement de sa sainteté. [Read more…]

Maître, nous voulons voir!

Réflexion biblique pour le 30e dimanche du temps ordinaire B

bartimaeusDans l’Évangile de Marc, les récits de guérison de l’aveugle à Bethsaïde (8,22-26) et de Bartimée en route vers Jéricho (10,46-52) étaient incontestablement des récits très connus dans l’Église primitive. Ces miracles m’ont toujours fasciné, car j’ai grandi avec un père qui était optométriste. Combien de fois avons-nous discuté de déficiences de la vue, du stigmatisme, des cataractes et de la vision parfaite? Mon père était membre d’un organisme de charité qui venait en aide aux aveugles et je me souviens très bien de ce bénévolat, avec mon père et ses collègues également médecins, lors de fêtes de Noël organisées pour les aveugles.

En route vers Jéricho

L’auteur de l’Évangile selon St-Marc nous fait part de la rencontre de Jésus et de Bartimée, un mendiant aveugle (Mc 10,46-52) dans l’Évangile du 30e dimanche du temps ordinaire (Année B). Jésus avait effectué un long périple éprouvant à travers la vallée du désert à partir du Nord, en Galilée.  Il était alors en route pour Jérusalem, une montée peineuse d’une oasis du désert jusqu’aux collines de la Judée.

Comme Jésus arrivait à Jéricho, Bartimée perçut l’agitation de la foule, sentant qu’une occasion unique était à portée de main. Il devait assurément la saisir. Du bord de la route, il se mit à crier, « Jésus, fils de David, aie pitié de moi! » Certains dans l’entourage de Jésus avaient honte de ce mendiant sale et insolent qui dérangeait le maître. Tant et si bien qu’ils tentèrent de le faire taire.

Pourquoi avaient-ils honte? Pourtant, Bartimée tentait simplement de prendre part à la culture environnante et de cette façon, faire valoir qu’il avait également le droit de voir Jésus. Si les gens de la foule avaient entendu les rumeurs à propos des pouvoirs de guérison de Jésus, n’auraient-ils pas exprimé un peu plus de compassion envers ce pauvre mendiant, et ne l’auraient-ils pas présenté à Jésus? [Read more…]

L’œuvre sacerdotale de Jésus et notre propre sacerdoce

Réflexion biblique pour le 29e dimanche du temps ordinaire B

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Les lectures du 29e dimanche du temps ordinaire B nous invitent, par la prière, de songer à la prêtrise et au ministère sacerdotal. La première lecture est un passage d’Isaïe portant sur la souffrance mystérieuse du serviteur qui se consacre aux inégalités du peuple (Isaïe 53, 2-11). La deuxième lecture nous fait part du Christ, grand prêtre, soumis, comme nous, à l’épreuve à bien des égards, mais sans commettre le pêché. Ce passage de l’Évangile illustre que le Fils de Dieu a donné sa vie en rançon pour plusieurs (Marc 10, 35-45). Ces trois passages mettent au jour un aspect au cœur du fondement du ministère sacerdotal que l’on célèbre également ensemble comme Peuple de Dieu réunit par le mystère de l’eucharistie.

Je vous offre mes réflexions inspirées des deux lectures de ce dimanche et de celles de dimanche prochain (Lettre aux hébreux 4, 14-16 et 5, 1-5) tout en tenant compte de cette célébration de « l’année du prêtre » afin de souligner le 150e anniversaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney sachant que plusieurs prêtres à l’échelle mondiale lisent ces réflexions chaque semaine.

Le mystérieux serviteur Isaïe

Premièrement, permettez-moi de vous transmettre une simple réflexion sur la lecture d’aujourd’hui du prophète Isaïe (53, 10-11). Le personnage mystérieux d’Isaïe, « serviteur souffrant » est non seulement un signe de l’amour de Dieu, mais il représente également tout être humain tel qu’il est devant Dieu. Dieu seul peut être conscient de la vraie grandeur du serviteur. Il fut perçu comme un pêcheur en raison de sa souffrance et ainsi, comme une personne à dédaigner. En souffrant pour les péchés des autres, le serviteur subsista à la volonté divine et c’est pourquoi il sera récompensé par Dieu. [Read more…]

Comment recevoir la vie éternelle

Réflexion biblique pour le 28e dimanche du temps ordinaire B

Jésus et le jeune homme richeLe récit de la rencontre entre Jésus et l’homme qui cherche la vie éternelle est essentiellement le récit d’un appel (Mc 10, 17-30). Il s’agit du seul récit de Marc où l’individu interpellé ne répond pas positivement à l’invitation de Jésus plutôt, il s’en va. On trouve ce récit dans les trois évangiles synoptiques. Matthieu (19, 16-22) nous dit que l’homme était jeune. Seul Luc (18, 18-23) nous informe qu’il était un notable. Les trois évangélistes s’entendent pour dire que l’homme était riche, la seule description que nous donne Marc. L’homme riche veut « recevoir la vie éternelle en partage. »

Considérons quelques aspects de ce que nous présente Marc dans cet épisode de l’évangile. D’abord, Jésus répudie le terme « bon » pour lui-même et le dirige plutôt vers Dieu, la source de toute bonté qui seul peut accorder le don de la vie éternelle.

Est-ce que cette directive à cet homme avec de grands biens est une exigence pour tous ceux et celles qui veulent recevoir la vie éternelle? Est-il vrai que Jésus n’a pas demandé à d’autres disciples de vendre leurs biens (1 Tm 6, 17-19)? Pierre n’a-t-il pas pu conserver sa maison et son bateau pour une courte période de temps (Mc 1, 29; Jn 21, 3)? Les femmes de Galilée n’ont-elles pas continué à accéder à leurs ressources matérielles personnelles (Mc 15, 41), tout comme Joseph d’Arimathie (15, 43)?

Il semble que Jésus fait une invitation très personnelle pour cet homme qui avait de grands biens, et ce pour des raisons très spécifiques. Pourquoi cet homme trouve-t-il l’enseignement de Jésus si difficile à accepter? Dans l’Ancien Testament, la richesse et les biens matériels sont considérés des signes de la faveur de Dieu (Job 1, 10; Psaume 128, 1-2; Isaïe 3, 10). Les Juifs fervents croyaient que la richesse était un signe de bénédiction divine. Les riches étaient perçus comme ceux que Dieu avait bénis alors que les pauvres étaient maudits de Dieu. [Read more…]

Le future de l’humanité passe par le mariage et la famille

Réflexion pour le 27e dimanche du temps ordinaire B

Marc Chagall

Marc Chagall - Les mariés de la Tour Eiffel (1938)

Au lieu de commenter en détail chacune des lectures de ce dimanche, j’aimerais offrir quelques réflexions générales au sujet du mariage et de la vie de famille, deux thèmes récurrents de ces textes. Dans l’évangile de ce dimanche (Mc 10, 2-16), les pharisiens confrontent une fois de plus Jésus avec la question délicate du divorce et sa légitimité : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme? »

« Que vous a prescrit Moïse? », demanda Jésus. Ils répondirent que Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’écrire un acte de répudiation. Jésus déclare que la loi de Moïse permettait le divorce (Dt 24, 1) seulement à cause de la dureté des cœur (Mc 10, 4-5). En citant Genèse 1, 27 et 2, 24, Jésus proclame que l’intention divine à l’endroit du mariage humain est la permanence (Mc 10, 6-8). Il réaffirme cela en déclarant : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas (v. 9). »

Jésus répond avec sagesse et prudence à la question piège en attirant l’attention sur le plan de Dieu pour l’unité et l’égalité complètes en attirant des hommes et des femmes à s’unir dans le mariage. Il affirme que le mari et la femme sont si intimement liés qu’ils deviennent un et indivisible.  En répondant à une question qui visait délibérément à le piéger, Jésus parlait de la nature du mariage et uniquement de cela. Il insiste sur la sainteté du mariage et la fidélité dans l’union et non sur l’illégitimité du divorce. L’objectif du mariage n’est pas le divorce ou l’annulation!

Divorce, annulation et remariage

Jésus n’a pas condamné des gens qui ont fait de leur mieux et ont fini divorcés. Il ne jugeait pas de telles personnes, les chassant de la communauté ou leur assignant une place en enfer. Il affirmait simplement la perspective des couples eux-mêmes lorsqu’ils sont devant le ministre de l’Église et prononcent leurs vœux de mariage. [Read more…]

Sur l’importance de l’autocritique et de l’humilité

Réflexion biblique pour le 26e dimanche du temps ordinaire B

Les prophètes bibliques sont ceux qui ont reçu un appel divin à devenir messager et interprète de la Parole de Dieu. La parole qui rejoint le prophète l’oblige à parler. Alors, Amos demanda : « Quand le Seigneur Dieu a parlé, qui ne prophétiserait? » (Amos 3,8) Jérémie est abattu face au message de souffrance qu’il n’arrivait pas à transmettre aux personnes qu’il aimait. Ce qui étouffe la parole : « Je me disais : Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son nom. ”, Mais il y avait en moi comme un feu dévorant, au plus profond de mon être. Je m’épuisais à le maîtriser, sans y réussir. » (Jérémie 20,9) Peu importe le format du message la vraie vison de Dieu, typiquement israélite, du prophète l’a imprégné au plus profond de sa pensée de sorte qu’il voit les choses selon le point de vue de Dieu et qu’il est convaincu qu’il les perçoit ainsi. L’obéissance à la Parole de Dieu est essentielle à la mission du prophète.

Pour faire de tout le peuple du SEIGNEUR, un peuple de prophètes!

Dans la première lecture d’aujourd’hui tirée du Livre des Nombres (11,25-29), Dieu a donné le don de prophétisme à certains, ce qui surprit Moïse. Plus tôt, il s’était plaint à Dieu soutenant qu’il lui était impossible de subvenir aux besoins d’Israël à lui seul dans le désert. Comme solution, Dieu promit de conférer cet esprit prophétique de Moïse à soixante-douze anciens. Bien qu’Eldad et Medad ne soient pas venus à la tente de la rencontre lorsque l’esprit de Dieu reposa  sur Moïse, ils reçurent tout de même ce don et se mirent à prophétiser.

Lorsque Josué, l’assistant de Moïse, voulut taire cette prétendue rébellion contre l’autorité, Moïse répliqua: « Serais-tu jaloux pour moi ? Ah ! Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux, pour faire de tout son peuple un peuple de prophètes! » (Nb 11,29) Moïse est content que l’esprit du prophétisme soit partagé avec ceux qui n’étaient pas présents au premier envoi des anciens. On reproche à Josué sa jalousie. L’autorité spirituelle peut engendrer de graves abus. Il doit être géré prudemment, humblement et avec dignité. Les leçons apprises nous communiquent que la capacité de Dieu à partager l’esprit n’est pas restreinte: Dieu seul en est la mesure. [Read more…]