« Trop de chrétiens en déroute, à l’espérance diluée »

1_0_762742« L’Eglise est pleine de chrétiens en déroute, qui ne croient pas que la foi est victoire ». C’est la pensée développée par le Pape François ce vendredi matin dans l’homélie de la messe célébrée en la chapelle de la Maison Sainte Marthe. « Trop de chrétiens n’ont qu’une espérance diluée, sans force : une espérance faible », « trop de chrétiens n’ont pas la force et le courage de se confier au Seigneur ».

« Je n’ai pas peur de le dire », a poursuivi le Pape en parlant de la prière, « le thermomètre de la vie de l’Eglise est bien bas : je vois peu de capacité d’adorer le Seigneur, tout simplement parce que dans la confession de la foi, nous ne sommes pas convaincus, ou seulement convaincus à moitié ». « L’homme ou la femme qui a la foi », a jouté le Pape, « se confie à Dieu : il se confie ! » « Mais s’il ne vit pas cette foi dans la victoire, alors c’est la déroute et c’est le monde qui l’emporte, le Prince du monde, c’est-à-dire le démon ». Et le Pape de citer l’apôtre Paul qui, dans un moment difficile de sa vie, disait : « Je sais bien à qui je me suis confié ». « En effet, il s’était confié », a rappelé le Pape, « au Seigneur Jésus ».

« Il faut se confier, car cela nous porte à l’espérance ». « Comme la confession de la foi nous porte à l’adoration et à la louange de Dieu, de la même manière se confier à Dieu nous porte à une attitude d’espérance ».« Confesser sa foi, expliquait le Pape, demande que l’on croit non pas en partie ou à moitié, mais de croire toute la foi, cette foi qui est arrivée à nous par la voie de la tradition : toute la foi ! » « Et comment puis-je savoir si moi je confesse bien la foi ? Et bien celui qui confesse bien la foi, toute la foi, est capable d’adorer Dieu, adorer Dieu » . Le Pape ajoutait que « la première attitude à avoir est de confesser sa foi et la protéger. L’autre attitude est de se confier à Dieu ».

Radio Vatican

« L’amour de Dieu n’est pas celui des feuilletons télé »

1_0_762454L’amour chrétien a toujours pour caractéristique d’être « concret ». Donc, c’est un amour qui « est plus dans les œuvres que dans les paroles », qui est « plus dans le fait de donner que de recevoir ». Voilà ce qu’a réaffirmé ce jeudi matin le Pape François, durant l’homélie de la Messe présidée en la chapelle de la Maison Sainte Marthe.

Pas de romantisme à l’eau de rose : ou s’agit-il d’un amour altruiste et bienveillant, qui se retrousse les manches et s’occupe des pauvres, en préférant donner plutôt que recevoir, ou cela n’a rien à voir avec l’amour chrétien. Le Pape François est clair et net sur la question et mène sa réflexion en partant de la première épitre de Jean, où l’apôtre répète avec insistance : « Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu reste en nous et son amour est parfait en nous ». L’expérience de la foi, souligne le Pape, réside justement dans cette « double résidence » :
« Nous en Dieu et Dieu en nous : voilà la vie chrétienne. Ne pas rester dans l’esprit du monde, ne pas rester dans la superficialité, dans l’idolâtrie, dans la vanité. Non, il faut rester dans le Seigneur. Et Lui nous le rend bien : Il reste en nous. Souvent, nous le chassons de nos vies et nous ne pouvons rester en Lui. »

Rester dans l’amour de Dieu

Une fois éclaircie la dynamique de l’esprit qui meut l’amour chrétien, le Pape François a tenu à en examiner la substance. « Rester dans l’amour »de Dieu, affirmait-il, ce n’est pas tellement une extase du cœur :

« Sachez que l’amour dont parle Jean n’est pas l’amour des feuilletons de télévision ! Non, c’est tout à fait autre chose. L’amour chrétien a toujours une qualité : sa dimension concrète. L’amour chrétien est concret. Jésus lui-même, quand il parle de l’amour, il nous parle de choses concrètes: donner à manger aux affamés, visiter les malades et tellement de choses concrètes. L’amour est concret. Et quand cette dimension concrète est absente, on vit un christianisme d’illusions, parce que l’on ne comprend pas bien où se trouve le centre du message du Jésus.
Cet amour n’arrive pas à être concret : c’est un amour illusoire, comme ces illusions qu’avaient les disciples quand, en regardant Jésus, ils croyaient qu’il était un fantôme ». [Read more…]

Le Pape François à l’audience générale : « Souvenez-vous de la date de votre baptême »

1501373_612693702130110_599306797_oPremière audience générale de cette année 2014, sous un beau soleil comme Rome peut nous l’offrir au milieu de l’hiver. Moins de 10 000 personnes avaient fait le déplacement, mais il est vrai que les fêtes sont finies, et les vacanciers rentrés au travail. Parmi la foule, un groupe de 120 artistes de cirque qui participent ces jours-ci au festival international de Roma-Capitale-Golden Circus. Le Pape François a fait le traditionnel tour de la Place Saint-Pierre, saluant durant une vingtaine de minutes le plus de monde possible. Arrivé sur le parvis de la basilique, il est descendu de la jeep pour saluer le président de la Conférence épiscopale italienne, le cardinal Angelo Bagnasco, qui lui a présenté un groupe de joueurs de football de l’équipe italienne de la Sampdoria, de Gênes, dont il est l’archevêque.

Le Pape, ce mercredi, a ouvert un nouveau cycle de catéchèses par une réflexion sur le baptême, un thème qui lui est cher. Le baptême, premier des sept sacrements qu’il entend présenter et expliquer aux fidèles durant les prochaines audiences générales. « Qu’un enfant soit baptisé ou qu’il ne soit pas baptisé, ce n’est pas la même chose. Qu’une personne soit baptisée, ou qu’elle ne le soit pas, ce n’est pas la même chose. Avec le baptême, nous sommes immergés dans cette source d’eau nouvelle qu’est l’amour de Jésus, un courant de salut ». Le Pape François a mis en garde les fidèles face au risque de considérer « notre propre baptême comme un évènement du passé et non voulu par notre volonté mais celle des parents ».

La date de notre baptême est une date joyeuse

« Certes, a ajouté le Pape, nous ne nous souvenons pas de notre baptême, si nous avons été baptisés peu après notre naissance. Mais il est important de se souvenir de la date de notre baptême, car c’est une date joyeuse. » Et d’interroger son auditoire comme déjà il l’avait fait il y a quelque temps avec cette question : « Qui se souvient de la date de son baptême ? » « Je me permets de vous donner un conseil, ou plutôt un devoir : demandez chez vous qu’elle est la date de votre baptême. Vous le ferez, n’est-ce-pas ? » Et après l’immanquable « oui » répondu par la foule, le Pape a estimé qu’ignorer cette date c’est perdre la mémoire de ce don que nous avons reçu, en le considérant comme un évènement du passé.  [Read more…]

Le pape François nomme un nouvel évêque auxiliaire à Ottawa

1146996_684267034928425_1169872070_oCECC – Ottawa… Sa Sainteté le pape François a nommé aujourd’hui Monsieur l’abbé Christian Riesbeck, C.C., évêque auxiliaire à Ottawa. Au moment de sa nomination, il était Chancelier de l’archidiocèse d’Ottawa et Supérieur général adjoint des Compagnons de la Croix – une société sacerdotale de vie apostolique fondée à Ottawa.

L’évêque-élu, Christian Riesbeck, est né le 7 février 1970, à Montréal. Son père, Heribert Riesbeck, était natif de l’Allemagne, et sa mère, Colette Levesque, était originaire de Grand Falls, au Nouveau-Brunswick. Il a fait ses études primaires à Aylmer au Québec et à Nepean en Ontario, et ses études secondaires à l’école secondaire St. Pius X, à Nepean. Il détient un baccalauréat en sciences politiques de l’Université d’Ottawa, une maîtrise en divinité du Séminaire St. Augustine de Toronto, ainsi qu’une maîtrise et une licence en droit canonique de l’Université Saint-Paul à Ottawa. En plus de l’anglais et du français, il parle également l’espagnol et l’allemand.

Le nouvel évêque auxiliaire a été ordonné prêtre, comme membre des Compagnons de la Croix, le 12 octobre 1996 par Mgr Marcel Gervais, archevêque d’Ottawa à l’époque. Après avoir effectué de la pastorale en Ontario pendant de courtes périodes entre 1996 et 1999 dans l’archidiocèse de Kingston (paroisse Our Lady of Lourdes à Kingston, et paroisse St. Francis Xavier à Brockville) ainsi que dans l’archidiocèse d’Ottawa (paroisse St. Jude à Hawkesbury, et paroisse Our Lady of Divine Love à Pendleton), il est devenu pasteur de la paroisse Queen of Peace à Houston, au Texas (1999-2008). Suite à l’obtention de sa licence en droit canonique en décembre 2010, il a été nommé chancelier de l’archidiocèse d’Ottawa en janvier 2011.

Selon l’Annuaire 2013 de la Conférence des évêques catholiques du Canada, l’archidiocèse d’Ottawa compte 108 paroisses et missions, une population de 392 635 catholiques, et un effectif comprenant 137 prêtres diocésains, 48 prêtres qui sont membres de communautés religieuses, 86 diacres permanents, 591 sœurs et frères religieux, et 15 agents de pastorale. [Read more…]

N’est plus « monseigneur » qui veut !

De nouvelles normes ont été mises au point pour l’octroi des titres ecclésiastiques honorifiques dans les diocèses et de l’appellation « monseigneur ». La secrétairerie d’État du Saint-Siège a adressé une lettre circulaire aux nonciatures pour leur demander d’informer les épiscopats. Dorénavant, dans les diocèses, les titres ecclésiastiques honorifiques, accompagnés du qualificatif monseigneur, ne seront plus attribués qu’aux chapelains de Sa Sainteté, et uniquement aux prêtres âgés de plus de 65 ans.

L’appellation « monseigneur » continuera d’être liée à certaines charges importantes, par exemple à celle des évêques et des vicaires généraux des diocèses. Aucun changement en revanche en ce qui concerne la Curie romaine où les titres et qualificatifs de « monseigneur » sont reliés à certaines charges et au service requis. Pas de nouveauté non plus en ce qui concerne les décorations pontificales prévues pour les laïcs.

Ces nouvelles normes n’auront pas d’effet rétroactif. Ceux qui ont déjà reçu un titre pourront le garder. En 1968, déjà, Paul VI avait ramené à trois le nombre jusque là beaucoup plus important des titres ecclésiastiques honorifiques. La décision du Pape François se situe donc sur la même ligne, dans un souhait de simplification.

Radio Vatican

Solennité de l’Épiphanie : « A l’exemple des Mages, cherchons la Lumière »

1_0_761545Le Pape François a célébré lundi matin la messe de la solennité de l’Épiphanie, célébrée comme chaque année au Vatican le 6 janvier. Au cours de son homélie, le Saint-Père a invité à se mettre à l’école des Mages, qui surent faire confiance aux Ecritures, et orienter leur pèlerinage, sans repasser par le palais d’Hérode. « En la fête de l’Épiphanie, où nous rappelons la manifestation de Jésus à l’humanité dans le visage d’un Enfant, nous sentons près de nous les Mages, comme de sages compagnons de route. »

Les Mages a souligné le Pape, ont pu échaper à la torpeur de la nuit, dépasser ce moment d’obscurité du palais d’Hérode, où ils perdirent de vue l’étoile. Hérode et ses conseillers ont vu dans la naissance d’un fragile enfant une menace à leur pouvoir, ils ont craint que soient retournées les règles du jeu, démasquées les apparences a expliqué le Pape. François a alors invité à ne pas avoir peur de se détourner des fausses apparences du monde, d’une certaine modernité aveuglante, mettant ainsi en garde contre le “chant des sirènes“ de la mondanité appelant à revenir à Bethléem, « là où, dans la simplicité d’une maison de périphérie, entre une maman et un papa pleins d’amour et de foi »,est né Jésus.

Les vertus de la « sainte ruse »

Le souverain pontife a aussi souligné la « sainte ruse » dont ont su faire preuve les Mages, expliquant que cette rouerie spirituelle nous permet de reconnaître les dangers et de les éviter. « Ces sages venus d’Orient nous enseignent comment ne pas tomber dans les pièges des ténèbres et comment nous défendre de l’obscurité qui cherche à envelopper notre vie » a t-il expliqué. Par leur sagesse, ils nous enseignent à ne pas nous laisser tromper par les apparences, par ce qui pour le monde est grand, sage, puissant.

Voici le texte intégral de l’homélie du Pape:

“Lumen requirunt lumine”. Cette expression suggestive d’un hymne liturgique de l’Épiphanie se réfère à l’expérience des Mages : en suivant une lumière ils recherchent la lumière. L’étoile apparue dans le ciel allume dans leur esprit et dans leur cœur une lumière qui les envoie à la recherche de la grande Lumière du Christ. Les Mages suivent fidèlement cette lumière qui les envahit intérieurement, et ils rencontrent le Seigneur. [Read more…]

Le Pape en Terre Sainte pour un « pèlerinage de prière »

277356_10151022205910964_1134162458_oDu 24 au 26 mai prochain, le Pape se rendra à Amman, Bethléem et Jérusalem. A l’occasion de la prière de l’Angélus de ce dimanche, François a annoncé qu’il « effectuera un pèlerinage en Terre Sainte » dont le but principal sera de « commémorer la rencontre historique entre le Pape Paul VI et le patriarche Athënagoras, le 5 janvier 1964 ». Le Pape François a d’ailleurs choisi ce dimanche 5 janvier pour annoncer ce deuxième voyage apostolique à l’étranger, après les Journées Mondiales de la Jeunesse de Rio en juillet dernier.

Il y a 50 ans, en plein Concile Vatican II, dialogue interreligieux et œcuménisme furent au cœur de la visite de Paul VI en Terre Sainte, du 4 au 6 janvier 1964. Paul VI voulait à la fois ramener l’Eglise vers sa source, le Christ, mais aussi l’élargir au contact d’autres cultures lors de ce premier déplacement d’un Pape en avion et de ce premier voyage d’un souverain pontife à l’étranger depuis l’époque des guerres napoléoniennes.

Rencontre œcuménique entre le Pape et Bartholomée I au Saint Sépulcre 

Aujourd’hui le Pape François s’inscrit dans la démarche de son prédécesseur. Pour « commémorer la rencontre historique entre Paul VI et le patriarche Athënagoras », François annonce qu’une « rencontre œcuménique sera célébrée au Saint Sépulcre » avec tous les représentants des Eglises chrétiennes de Jérusalem, ainsi que le Patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholoméos I.
A l’annonce de sa visite en Terre Sainte, le Pape demande aux fidèles de prier pour ce déplacement apostolique.

L’annonce du Pape dans son intégralité :

« Dans le climat de joie propre à ce temps de Noël, je désire annoncer que du 24 au 26 mai prochain, si Dieu le veut, je me rendrais en pèlerinage en Terre Sainte. Le but principal de ce pèlerinage est de commémorer la rencontre entre le Pape Paul Vi et le Patriarche Athenagoras, qui eut lieu exactement il y a 50 ans, le 5 janvier, comme aujourd’hui. Les étapes seront au nombre de trois : Amman, Bethléem et Jérusalem. Trois jours. Au Saint Sépulcre, nous célèbrerons avec le Patriarche de Constantinople, Bartholomée I, une rencontre œcuménique avec tous les représentants des Eglises chrétiennes de Jérusalem. Dès maintenant, je vous demande de prier pour ce pèlerinage, qui sera un pèlerinage de prière. » [Read more…]

La prière du Pape François à la Sainte Famille

Holy-Family-610x343A l’issue de la prière de l’Angélus et à l’occasion de la fête liturgique de la Sainte Famille célébrée ce dimanche, le Pape a récité une prière destinée aux familles du monde entier, en invoquant notamment la Sainte famille pour que les familles soient des « petites Églises domestiques ». Voici le texte de la prière du Pape:

Jésus, Marie et Joseph
en vous nous contemplons
la splendeur de l’amour véritable,
à vous nous nous adressons avec confiance.

Sainte Famille de Nazareth,
fais aussi de nos familles
des lieux de communion et des cénacles de prière,
des écoles authentiques de l’Évangile
et des petites Églises domestiques.

Sainte Famille de Nazareth,
que jamais plus dans les familles on fasse l’expérience
de la violence, de la fermeture et de la division :
que quiconque a été blessé ou scandalisé
connaisse rapidement consolation et guérison.

Sainte Famille de Nazareth,
que le prochain Synode des Évêques
puisse réveiller en tous la conscience
du caractère sacré et inviolable de la famille,
sa beauté dans le projet de Dieu.

Jésus, Marie et Joseph
écoutez-nous, exaucez notre prière.

Message de Noël du pape François : « Laissons notre coeur s’émouvoir pour construire la paix »

Urbi-et-Orbi-533x300Gloire et paix : ce sont les deux axes majeurs du message de Noël que le Pape François vient de lire depuis le balcon de la Loggia centrale de la basilique Saint-Pierre en ce jour de Noël devant une foule immense rassemblée place Saint-Pierre.

Le message du Pape fut donc d’abord et avant un message de paix, ou d’espoir de paix pour des peuples et des régions en guerre ou en crise. Tous les grands dossiers d’actualité ont ainsi été abordés. Expliquant avant tout que « la paix est un engagement de tous les jours, qu’on fait avancer à partir du don de Dieu, de sa grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ ».
Les premières pensées du Pape François vont aux « enfants qui sont les victimes les plus fragiles des guerres, aux personnes âgées, aux femmes maltraitées, aux malades ».

La Syrie, un conflit sans fin, qui a trop duré

Au niveau international, le premier pays cité est la Syrie, préoccupation majeure pour le Pape depuis son élection en mars dernier. « Le conflit en Syrie a trop brisé de vies ces derniers temps, fomentant haine et vengeance. Continuons à prier le Seigneur, pour qu’il épargne au bien-aimé peuple syrien de nouvelles souffrances et que les parties en conflit mettent fin à toute violence et garantissent l’accès aux aides humanitaires. Nous avons vu combien la prière est puissante ! Et je suis heureux qu’aujourd’hui des croyants de diverses confessions religieuses s’unissent aussi à notre supplication pour la paix en Syrie. Ne perdons jamais le courage de la prière ! Le courage de dire : Seigneur, donne ta paix à la Syrie et au monde entier. » Le Pape François a fait référence à la veillée de prière qu’il a organisé en septembre au plus fort des tensions internationales concernant l’usage d’armes chimiques par le régime syrien.

Outre la Syrie, le Pape François a évoqué le Proche-Orient, priant Dieu qu’il bénisse « la Terre que tu as choisie pour venir dans le monde et fais aboutir à une heureuse issue les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens ». « Guéris les plaies de l’Irak bien-aimé, encore frappé par de fréquents attentats ». [Read more…]

Homélie du pape François à la Messe de Minuit

christmas-eve-e13879284671921. «Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » (Is 9,1).
Cette prophétie d’Isaïe ne finit jamais de nous émouvoir, spécialement quand nous l’écoutons dans la Liturgie de la Nuit de Noël. Et ce n’est pas seulement un fait émotif, sentimental ; elle nous émeut parce qu’elle dit la réalité profonde de ce que nous sommes : nous sommes un peuple en chemin, et autour de nous – et aussi en nous – il y a ténèbres et lumière. Et en cette nuit, tandis que l’esprit des ténèbres enveloppe le monde, se renouvelle l’évènement qui nous émerveille toujours et nous surprend : le peuple en marche voit une grande lumière. Une lumière qui nous fait réfléchir sur ce mystère : mystère du marcher et du voir.

Marcher. Ce verbe nous fait penser au cours de l’histoire, à ce long chemin qu’est l’histoire du salut, à commencer par Abraham, notre père dans la foi, que le Seigneur appela un jour à partir, à sortir de son pays pour aller vers la terre qu’il lui indiquerait. Depuis lors, notre identité de croyants est celle de personnes en marche vers la terre promise. Cette histoire est toujours accompagnée par le Seigneur ! Il est toujours fidèle à son alliance et à ses promesses. Parce qu’il est fidèle, « Dieu est lumière, en lui point de ténèbres » (1 Jn 1, 5). De la part du peuple, au contraire, alternent des moments de lumière et de ténèbres, de fidélité et d’infidélité, d’obéissance et de rébellion ; moments de peuple pèlerin et moments de peuple errant.

Dans notre histoire personnelle aussi, alternent des moments lumineux et obscurs, lumières et ombres. Si nous aimons Dieu et nos frères, nous marchons dans la lumière, mais si notre cœur se ferme, si l’orgueil, le mensonge, la recherche de notre intérêt propre dominent en nous, alors les ténèbres descendent en nous et autour de nous. « Celui qui a de la haine contre son frère – écrit l’apôtre Jean – est dans les ténèbres : il marche dans les ténèbres, sans savoir où il va, parce que les ténèbres l’ont rendu aveugle » (1 Jn 2, 11). Peuple en marche, mais peuple pèlerin qui ne veut pas être peuple errant. [Read more…]