L’avenir de l’humanité passe par la famille


Réflexion pour la fête de la Sainte Famille C
Les lectures de la fête de la Sainte Famille sont Sirach 3, 2-6, 12-14 ou 1 Samuel 1, 20-22, 24-28; Colossiens 3, 12-21 ou 3,12-17 ou 1 Jean 3, 1-2, 21-24 et Luc 2, 41-52

Dans la foulée de la fête de Noël, l’Église célèbre la fête de la Sainte Famille en invitant les fidèles à réfléchir sur le don et le mystère de la vie, et en particulier sur la bénédiction qu’est la famille.

Le récit de l’évangile pour cette fête (Luc 2, 41-52) rapporte un incident de la jeunesse de Jésus qui est unique dans le Nouveau Testament. Le récit de l’enfance, tout en donnant peu de détails concernant la première partie de la vie de Jésus, mentionne que «les parents de Jésus allaient chaque année à Jérusalem à la fête de la Pâque (2, 41), » une indication de leur piété, leur fidélité à la loi et à la tradition d’Israël.

Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume. Comme ils s’en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s’en aperçoivent. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions (2, 42-43.46)

Les paroles mystérieuses de Jésus à ses parents semblent maîtriser leur joie de le trouver: «Comment se fait-il que vous me cherchiez? Ne saviez-vous pas que je dois être chez mon Père? (2, 49). Cette phrase peut aussi être traduite: «Je dois être immergé dans le travail de mon Père. » Dans les deux traductions, Jésus réfère à Dieu comme son Père. Sa filiation divine et son obéissance à la volonté de son Père céleste prennent le pas sur ses liens avec sa famille. [Read more…]

Au retour du Synode sur la nouvelle évangélisation

Le synode des évêques sur la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne s’est tenu à Rome en octobre 2012. Un moment particulièrement important pour l’Église qui fêtait alors les cinquante ans de l’ouverture du Concile Vatican II. Pendant trois semaines, ce sont 262 pères synodaux, venus du monde entier, qui étaient réunis pour contribuer à cette grande réflexion. Parmi eux, quatre évêques canadiens, dont Mgr François Lapierre, évêque de Saint-Hyacinthe. Il revient pour nous sur son expérience du synode. Démonstration de l’universalité de l’Église.
C’est un entretien réalisé par Charles Le Bourgeois.

Ecclesia in America: messe d’ouverture du congrès international

Dimanche 9 décembre 2012 a eu lieu la messe d’ouverture du Congrès national à l’occasion du 151e anniversaire du synode des évêques sur l’Amérique en la basilique St Pierre de Rome.
Le cardinal Marc Ouellet, Préfet de la Congrégation pour les évêques et Président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine a prononcée l’homélie. La voici dans son intégralité:

« Peuple de Dieu, voici que le Seigneur va venir pour sauver tous les hommes. Le Seigneur fera retentir sa parole pour la joie de votre cœur »

Accueillons, chers amis, cette promesse de Dieu qui résonne au cœur de l’Avent et qui nous remplit déjà d’espérance et de joie. Accueillons-la joyeusement dans la foi de Pierre et de Marie, au centre de la catholicité, en portant ici les intentions de l’Amérique et sa réponse à l’appel du pape Jean Paul II:
« Désormais au seuil du troisième millénaire chrétien, et en un temps où sont tombées de nombreuses barrières et frontières idéologiques, l’Église ressent comme un devoir inéluctable d’unir spirituellement, et davantage encore, tous les peuples qui forment ce grand continent et, en même temps, dans le cadre de la mission religieuse qui lui est propre, d’impulser un esprit solidaire entre eux tous . »

Animés par cette vision prophétique du Bienheureux Jean-Paul II et engagés dans sa réalisation, nous voici rassemblés, évêques, prêtres, religieuses et laïcs pour faire le point sur la mise en œuvre de l’Exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in America. Je suis très heureux de vous saluer tous et de vous remercier chaleureusement d’avoir accepté l’invitation de la Commission pontificale pour l’Amérique latine, secondée généreusement par la Fraternité des Chevaliers de Colomb, et de consacrer quelques jours de cet Avent 2012 à la recherche d’une communion plus profonde et d’une solidarité plus grande entre nos Églises particulières d’Amérique. [Read more…]

Concert de Noël de Sel et Lumière

Venite Adoremus 2012 ! Le concert de Noël organisé par Sel et Lumière, ce jeudi 6 décembre à Toronto, a rencontré un franc succès. Près de 1000 personnes étaient rassemblées ce soir-là au Koerner Hall pour fêter les dix ans de la Fondation catholique Sel et Lumière média.

Salle comble au Koerner Hall de Toronto pour les 10 ans de Sel et Lumière

 

Pour soutenir l’action de cette  télévision catholique, le célèbre trio irlandais, The Priests, s’est illustré sur scène pendant près de deux heures, en chantant les hymnes traditionnels : Minuit chrétien, Venez divin Messie, Douce nuit, etc…Une belle manière de nous préparer à la magie de Noël.

The Priest durant la répétition finale au Koerner Hall : père Eugène, père Martin et père David

 

Le spectacle, s’est ouvert avec la prestation de l’Amabile Youth Choir de London. Et à deux reprises dans la soirée la soprano Rosana Riverso, récipiendaire du prix de la meilleure chanteuse 2012, est apparue sur scène pour la plus grande joie du public.

L’Amabile Youth Choir de London à l’ouverture du concert

 

Une belle soirée, dans un décor en guirlande, et dans une atmosphère très familiale.

Sessions Youcat

Durant l’Avent ne manquez pas la diffusion des trois sessions Youcat, le catéchisme des jeunes, organisées par Mission Jeunesse du diocèse de Montréal. Ces sessions sont bilingues. Elles sont animées par Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal et Mgr Thomas Dowd, évêque auxiliaire de Montréal.

Les mardis 4, 11 et 18 décembre à 21h, rediffusion les mercredis 5, 12 et 19 à 13h.

Trois nouvelles sessions auront lieu durant le Carême.

Entrevue avec le cardinal Marc Ouellet, préfet des évêques

Ce soir, ne manquez pas à 19h35, l’entrevue de Philippine de Saint-Pierre, directrice des programmes de KTO, avec le cardinal Marc Ouellet, préfet des évêques,  lors du synode sur la Nouvelle Evangélisation.

Cardinal Marc Ouellet parle de ce synode dans la mouvance du Concile Vatican II et de la continuité dans la tradition. Il partage son souci de développer la communion dans l’Eglise et la nouvelle évangélisation.

« Adveniat regnum tuam! » – Que ton règne vienne!


Homelie du Saint Père Benoit XVI – 25 novembre, 2012

Messieurs les Cardinaux,
Vénérés frères dans l’épiscopat et dans le sacerdoce,
Chers frères et sœurs,

La solennité du Christ-Roi de l’univers – couronnement de l’année liturgique – s’enrichit aujourd’hui de l’accueil dans le Collège cardinalice de six nouveaux Membres que, selon la tradition, j’ai invités à concélébrer avec moi l’Eucharistie, ce matin. À chacun d’eux, j’adresse mes plus cordiales salutations, en remerciant le Cardinal James Michael Harvey pour les paroles courtoises qu’il m’a adressées au nom de tous. Je salue les autres Cardinaux et tous les Prélats présents, ainsi que les illustres autorités, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, les prêtres, les religieux et tous les fidèles, particulièrement ceux venus des diocèses confiés à la charge pastorale des nouveaux Cardinaux.

En ce dernier dimanche de l’année liturgique, l’Église nous invite à célébrer le Seigneur Jésus, Roi de l’univers. Elle nous appelle à tourner notre regard vers l’avenir, ou mieux plus profondément, vers la destination finale de l’histoire qui sera le règne définitif et éternel du Christ. Il était au commencement avec le Père, quand le monde a été créé, et il manifestera pleinement sa seigneurie à la fin des temps, quand il jugera tous les hommes. Les trois lectures d’aujourd’hui nous parlent de ce règne. Dans le passage de l’évangile, tiré de l’Évangile de Saint Jean, que nous avons écouté, Jésus se trouve dans une situation humiliante – celle d’accusé – devant le pouvoir romain. Il a été arrêté, insulté, raillé, et ses ennemis espèrent obtenir maintenant sa condamnation au supplice de la croix. Ils l’ont présenté à Pilate comme quelqu’un qui aspire au pouvoir politique, comme le prétendu roi des juifs. Le procureur romain mène son enquête et interroge Jésus : « Es-tu le roi des Juifs ? » (Jn 18, 33). Répondant à cette demande, Jésus précise la nature de son règne et de sa messianité-même, qui n’est pas un pouvoir mondain, mais un amour qui sert ; il affirme que son règne ne doit pas être absolument confondu avec un règne politique quelconque : « Ma royauté ne vient pas de ce monde … Non, ma royauté ne vient pas d’ici » (v. 36). [Read more…]

Un « nuage de témoins »


Le pape Benoît XVI canonise trois nouveaux saints
provenant de pays où sont présents les Chevaliers de Colomb

Par le père Thomas Rosica, c.s.b..

Le dimanche de la Journée mondiale des missions, le 21 octobre à Rome durant le synode sur la nouvelle évangélisation, le pape Benoît XVI a canonisé sept nouveaux saints et saintes. Parmi les élus se trouvaient deux martyrs (un jésuite français missionnaire à Madagascar et un jeune laïc des Phillipines); un prêtre italien, fondateur d’ordre et une religieuse française, fondatrice de communauté; deux femmes laïques (une autochtone d’Amérique du Nord et une Allemande); ainsi qu’une religieuse allemande qui a oeuvré dans une colonie de lépreux.

Trois des personnes canonisées passaient leurs vies dans des pays où sont présents actuellement les Chevaliers de Colomb.

STE MARIANNE COPE : MÈRE DES PERSONNES REJETÉES

Mère Marianne Cope (1838-1918), autrefois Barbara Koob (Cope actuellement), est née le 23 janvier 1838, et a été baptisée le lendemain au pays qui aujourd’hui se trouve l’Allemagne de l’Ouest. Peu après, sa famille émigre aux États-Unis où Barbara travaille dans une usine comme journalière avant de poursuivre sa vocation dans la vie religieuse.

La jeune soeur Marianne est professeur et administratrice d’un hôpital et, en 1870, est élue supérieure de l’Hôpital Saint-Joseph de Syracuse. En 1883, elle reçoit une invitation inattendue du père Léonor Fouesnel, émissaire du gouvernement, la priant de venir aider les « membres affligés » du Royaume d’Hawaii.

Mère Marianne accepte l’invitation de partager la tâche d’avoir soin des lépreux sur l’île de Molokai. En 1883, elle part avec six religieuses dans l’intention d’établir celles-ci pour ensuite retourner à Syracuse. Toutefois, après avoir dirigé un hôpital de Honolulu pendant cinq ans, Mère Marianne se porte bénévole à son tour en vue doeuvrer auprès des lépreux qui y sont condamnés.

La vie de mère Marianne s’avère le complément de la vie de saint Damien de Molokaï (1840-1889), admiré pour s’être sacrifiée auprès des lépreux d’Hawaii. Mère Marianne passe les 30 dernières années de sa vie à oeuvrer de près avec le père Damien et avec les rejetés de la société. Quand elle meurt à 80 ans, en 1918, un journal de Honolulu note : « Il est rare qu’il soit accordé à une femme d’avoir l’occasion de se vouer à chaque heure de sa vie pendant 30 ans au maternage de gens isolés de reste du monde par ordonnance officielle. Elle y a risqué sa vie durant toute cette période, affronté toutes les difficultés d’un courage à toute épreuve et était reconnue pour son doux sourire. »

SAINTE KATERI TEKAKWITHA: MODÈLE DE LA NOUVELLE ÉVANGÉLISATION

Sainte Kateri Tekakwitha, connue sous le nom de « Lys des Agniers », naît en 1656, d’une mère algonquine et d’un père mohawk, dans le nord de l’état de New York. À quatre ans, une épidémie de variole s’empare du village de Kateri, causant la mort de ses parents et d’un frère bambin, laissant Kateri orpheline. La variole la défigure et détériore sérieusement sa vue. Bien que terriblement affaiblie, défigurée et presque aveugle, elle survit et est adoptée par un oncle, chef mohawk. [Read more…]

Discours d’ouverture de Mgr André Vingt-Trois, Archevêque de Paris, président de la Conférence des évêques de France

Les évêques de France sont rassemblés à Lourdes pour leur assemblée plénière annuelle durant toute cette semaine. Mgr André Vingt-Trois, Archevêque de Paris, président de la Conférence des évêques de France a prononcé le discours d’ouverture. Le voici dans son intégralité

« Chers Frères et Amis,

L’assemblée plénière que nous ouvrons aujourd’hui ne manquera pas de sujets d’actualité pour nourrir nos débats et nos conversations privées. Vous comprendrez sans doute que, revenant juste de la session ordinaire du synode des évêques, les sept évêques français qui y ont participé soient encore sous l’impression très vive de ce grand moment de la vie de notre Église et que nous tentions de vous en rendre compte. Non seulement le thème choisi : « La nouvelle évangélisation et la transmission de la foi chrétienne », en vaut la peine, mais aussi la conjoncture du calendrier qui correspond au cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II. [Read more…]

Messe en direct pour Sainte Kateri dimanche 4 novembre, 14h15 HE


Ce dimanche, 4 novembre
, Sel et Lumière diffusera en direct la messe d’action de grâce pour la canonisation de Kateri Tekakwitha, première femme autochtone de l’Amérique du Nord déclarée sainte.

La célébration débutera à 14h15 HE en la basilique de l’Oratoire Saint-Joseph de Montréal, et sera présidée par Mgr Lionel Gendron, évêque du diocèse de Saint-Jean Longueuil, où est enterrée Sainte Kateri. Plusieurs évêques seront présents pour cette célébration nationale : Mgr Paul-André Durocher, archevêque de Gatineau, Vice-Président de la CECC, Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal, Mgr Jacques Berthelet, évêque émérite de Saint-Jean-Longueuil, et Mgr Louis Dicaire, évêque auxiliaire du diocèse.
Plusieurs dignitaires et représentants des communautés des Premiers Nations y seront également représentés, plus particulièrement de la communauté de Kahnawake où sainte Kateri a vécu et est décédée.

Sainte Kateri Tekakwitha a été canonisée, le 21 octobre 2012, par le pape Benoît XVI au cours d’une messe solennelle Place Saint-Pierre, à Rome. Une importante délégation canadienne était présente pour l’occasion, ainsi que 1500 pèlerins venus de tout le pays.