Émilie Callan à KTO Télévision !

La rédaction de KTO raconte l’aventure de ce pré-synode des jeunes du 18 au 25 mars 2018 à Rome. 300 jeunes du monde entier ont débattu et travaillé à l’élaboration d’un document qui reflète ce qu’ils ont à dire aujourd’hui à l’Eglise catholique. L’émission Hors-les-Murs, présentée par Benjamin Rosier, veut rendre compte au plus près de la façon dont les jeunes se sont appropriés cette démarche nouvelle. Hors les Murs du 06/04/2018.

À 40 min, vous trouverez l’entrevue de Benjamin Rosier avec Sr. Nathalie Becquart et la journaliste de Télévision Sel et Lumière et représentante jeunesse de la Conférence des évêques catholiques du Canada lors du Pré-Synode 2018.

« Gaudete et exultate »: une exhortation pour la jeunesse ?

CNS photo/Vatican Media

Il y a déjà quelques semaines, se concluait, à Rome, le Pré-Synode des jeunes en prévision du Synode ordinaire des évêques qui aura lieu en octobre prochain sur le thème « Des jeunes, de la foi et du discernement vocationnel ». À l’issue de cette rencontre où étaient réunis quelque 300 jeunes provenant des cinq continents, un document se voulant un « résumé de toutes les contributions des participants »a été publié.  La lecture de ce document est très intéressante puisqu’il offre un portrait authentique de la grande richesse de perspectives de la vie des jeunes dans l’Église.  Certaines tensions ou contradictions transparaissent parfois dans le document; ce qui selon moi, doit être perçu, comme un signe de la vitalité et de la diversité de notre belle jeunesse catholique. Nous aurons amplement le temps de réfléchir sur la question. Cependant, un point a particulièrement retenu mon attention. En effet, on retrouve à plusieurs endroits une insistance sur « l’appel universel à la sainteté » (no 2-8) ainsi qu’au besoin de témoins authentiques de la foi.

Cela est bien connu, les jeunes d’aujourd’hui ne se contentent pas de demi-mesures. Paradoxalement, au même moment où l’on est témoin d’une diminution de l’engagement en général, on note un très fort désir d’engagement radical chez un nombre non négligeable de jeunes. Apparaissant huit fois dans le document, le mot « authenticité » résume bien cette qualité dont doivent faire preuve les gens d’Église s’ils veulent rejoindre cette jeunesse en soif d’absolu. En d’autres termes, nous disent les jeunes : « Nous avons besoin de modèles qui soient attractifs, cohérents et authentiques […] des hommes et des femmes qui donnent une image vivante et dynamique de leur foi et de leur relation avec Jésus, des personnes qui encouragent les autres à approcher, rencontrer et tomber amoureux de Jésus (no 5) ».

Répondant, un peu plus tôt que prévu à cette demande, le Pape François publiera lundi prochain une nouvelle exhortation apostolique portant justement sur cette invitation de Concile Vatican II à « l’appel universel à la sainteté » (no 40). Dépassant les attentes du plus impatient des jeunes présents au Pré-Synode, le pape répondra donc à cette recommandation du document final : « Il est nécessaire de mieux comprendre la vocation chrétienne (prêtrise, vie religieuse, ministère laïc, mariage et famille, rôle dans la société, etc.) et l’appel universel à la sainteté » (no 8).

Bien sûr, cette chronologie des événements n’est pas totalement volontaire. Un tel document devait être en préparation depuis déjà un bon moment. Toutefois, on peut y voir un clin d’œil de la Providence, cherchant à rejoindre ces jeunes qui évoluent au rythme effréné des médias sociaux. Il est encore plus surprenant du fait que cette exhortation portera sur plusieurs problématiques explicitement discutées dans le Hall des jeunes. En effet, d’autres réflexions présentes dans le document du Pré-Synode seront abordées par « Gaudete et exultate » comme par exemple :

  • « La sainteté est un objectif atteignable et un chemin de bonheur. » (no 3);
  • « Un témoignage authentique vers la sainteté, ce qui inclut la reconnaissance de ses erreurs et la demande de pardon » (no7);
  • « Le besoin d’une Église qui soit accueillante et miséricordieuse, qui reconnaisse ses racines et de son héritage, qui aime chacun y compris ceux qui ne correspondent pas à ses standards (no 1).

Bien qu’il apparaît invraisemblable que l’un ait directement influencé l’autre, nous pouvons clairement voir un Pape soucieux d’offrir un message correspondant aux attentes légitimes du Peuple de Dieu dans son ensemble, jeunes compris. Ainsi, la lecture du document de conclusion du Pré-Synode me semble une excellente préparation à l’accueil et à la compréhension de cette « joie et exultation » à laquelle nous sommes tous appelés.

Église en sortie 6 avril 2018

Cette semaine à Église en sortie, on discute de la Terre Sainte en compagnie de monsieur Carl Hétu, Directeur national de l’Association catholique d’aide à l’Orient (CNEWA). On vous présente un reportage sur les nouveautés au Sanctuaire Sainte-Anne de Beaupré. Et Francis Denis s’entretient avec Mgr Lionel Gendron, p.s.s., évêque de Saint-Jean-Longueuil et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada sur son plus récent pèlerinage en Terre Sainte et sur les relations avec les peuples autochtones.

Sur la route du diocèse de Sherbrooke

Dans cet épisode de « Sur la route des diocèses », Francis Denis nous transporte dans l’archidiocèse de Sherbrooke à la rencontre des différents visages de cette Église particulière. Sous l’épiscopat de Mgr Luc Cyr, archevêque du lieu, l’Église de Sherbrooke est pleinement engagée dans la transformation missionnaire voulue par le pape François. Que ce soit dans sa volonté de transmettre son riche héritage ou par la proximité avec les pauvres, les jeunes et tous les milieux, l’archidiocèse de Sherbrooke est un exemple d’un Peuple de Dieu au service des besoins spirituels et humains des âmes auxquelles il est envoyé.

Message de Pâques 2018 du Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada

Vous trouverez ci-dessous le Message de pâques 2018 de Mgr Lionel Gendron, P.S.S., évêque de Saint-Jean-Longueuil et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada:

Au Canada, la célébration de Pâques, qui coïncide avec l’arrivée du printemps, est toujours remplie d’un sentiment de vie nouvelle. Alors que nous commençons à nous défaire de nos manteaux d’hiver et de nos bottes, les jours rallongent, le soleil devient plus chaud et la vie nouvelle abonde avec les arbres qui bourgeonnent et les plantes qui commencent à pousser.

Mais qu’est au juste la vie nouvelle qui nous remplit de la joie pascale? En fait, c’est une vie nouvelle enracinée profondément dans l’expérience de notre réconciliation avec Dieu par la mort et la résurrection du Christ. Tout ce qui pouvait nous séparer de Dieu a été enlevé, détruit, et par cette réconciliation, nous avons obtenu la libération des ténèbres du péché et de la mort. Nous sommes libérés, capables de rejeter ce qui nous rend esclaves afin de nous plonger dans l’étreinte d’amour universel de notre Dieu.

Mais la vie nouvelle pascale nous demande davantage. Pâques nous rappelle qu’alors même que nous célébrons notre réconciliation avec Dieu, nous sommes appelés à nous réconcilier avec nos frères et sœurs, dans nos familles, dans nos paroisses, dans nos communautés et dans le monde. Nous sommes appelés à partager notre joie pascale en faisant la paix avec notre prochain.

Le pape François, dans une homélie à la population de Villavicencio, en Colombie, a dit : « Tout effort de paix sans un engagement sincère de réconciliation sera toujours voué à l’échec. » Il a ajouté : « Se réconcilier, c’est ouvrir une porte à toutes les personnes et à chaque personne, qui ont vécu la réalité dramatique du conflit. »

Plus tôt cette année, j’ai eu le privilège de participer à la Coordination de la Terre Sainte avec d’autres évêques du monde entier.  Nous avons rencontré beaucoup de jeunes dont la vie est durement marquée par un conflit dont ils ont hérité malgré eux. Pendant nos conversations avec eux, il est apparu très clairement que ces jeunes désirent un nouveau genre de relations les uns avec les autres. Cela est évident dans les nombreuses initiatives dans lesquelles les jeunes s’engagent pour promouvoir le dialogue et établir la justice, la paix et la réconciliation dans leur vie et dans les communautés au milieu desquelles ils vivent.

Un parfait exemple fut la rencontre de deux jeunes membres d’un groupe appelé « Cercle parents-famille ». Ils nous ont raconté leur expérience, comment à la suite du meurtre d’une jeune palestinienne par un Israélien et de la mort d’une jeune israélienne lors d’un attentat-suicide à la bombe par un palestinien, les parents des familles des deux jeunes tuées ont choisi de  ne pas se haïr les uns les autres. Ensuite ils ont appris à leurs enfants à ne pas se haïr et ces deux jeunes sont devenus de grands amis, des exemples vivants de ce que nous voulons dire par la volonté de réconciliation même au milieu d’une tragédie et d’un deuil profonds. Les familles ont compris la conséquence tragique des conflits, ont répondu avec amour et ont lancé le Cercle parents-familles. Voilà ce que c’est que la réconciliation.

Ici au Canada, nous sommes vivement conscients de l’appel à nous réconcilier avec les peuples autochtones. Nous reconnaissons le besoin de cette réconciliation comme première étape, et nous cherchons des moyens pour la réaliser par l’écoute et le dialogue dans des organismes comme le Cercle Notre-Dame-de-Guadalupe et le Conseil autochtone. Ce processus sera long et il exige foi, sincérité du cœur et engagement pour une paix durable.

Nous vivons dans un monde trop souvent marqué par les divisions. On a tendance à dénigrer l’« autre » et à nourrir des soupçons contre l’« étranger ». Nous sommes appelés à reconnaitre notre humanité commune, à reconnaitre que nous sommes tous frères et sœurs créés à l’image de Dieu.

Une fois réconciliés avec Dieu par la mort et la résurrection du Christ, nous sommes appelés à chercher la réconciliation avec les autres. La paix entre nous sera un signe de la véritable joie pascale!

+Lionel Gendron, P.S.S.
Évêque de Saint-Jean-Longueuil et
Président de la Conférence des évêques
catholiques du Canada

Pâques 2018

Veronica Giuliani, une sainte extraordinaire !

Sainte Veronica Giuliani
« … je veux tout, et en tout, le vouloir de Dieu » (Journal V, 272).

Une sainte extraordinaire, passionnée du Christ et témoin de Son Amour, pour notre époque difficile !
Une illustration de la parole de l’apôtre Paul : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Romains 8, 31)

Tout le long du carême qui nous mène à cette grande Semaine sainte, nous ne pouvons que penser à l’Amour inconditionnel de Jésus-Christ pour nous : Lui qui est mort sur la Croix pour nous sauver ; et, au 3e jour, Il est ressuscité d’entre les morts afin de nous prouver qu’il nous aime et qu’il veut rester avec nous. Jésus-Christ ne nous abandonne pas ! Il ne nous a jamais laissé tomber. Par contre, combien de fois nous avons hésité et L’avons volontairement abandonné pour les biens de ce monde et les plaisirs passagers.

Il nous demande tout simplement de nous approcher de Lui, de Lui ouvrir notre cœur et nous réconcilier avec Lui en toute confiance. Il nous tend la main afin de nous sauver, nous pécheurs, de toute offense adressée contre Lui, contre le Père ; puisque Dieu est Jésus lui-même. Il nous invite de venir puiser dans son cœur la bonté, la beauté et la miséricorde de Dieu le Père.

Ce cœur que nous avons tendance à négliger, à blesser chaque fois que nous nous éloignons de Lui et des enseignements de l’Église. Ce cœur aimant continue à brûler d’Amour pour nous afin de nous repentir et de nous rattraper par le carême, la prière et la réconciliation avec Lui. Un cœur de tendresse qui va souffrir quand on souffre nous les enfants de Dieu.

Le cœur de notre mère Marie souffre à son tour, en nous voyant, fils et filles de Dieu, vivant dans les périphéries. Le Seigneur veut de nous que nous ouvrions notre cœur, avoir confiance en Lui et Le laisser éclairer nos vies. Il ne nous oblige pas à L’aimer. Pouvons-nous, avec conscience, Le choisir et Lui être fidèles pour notre propre salut. …Qui pourrait donc refuser d’être dans les bras d’un Père si tendre et miséricordieux ?!

Comment faire ?
Nous approcher de Lui par les prières et être disponibles pour L’écouter. Nous vider de nous-mêmes pour nous remplir de Lui et ainsi être proches des autres. Aimer le Seigneur, nous réconcilier avec Lui afin d’être en Paix avec nous-mêmes et avec les autres. Le Seigneur, nous a donné des saints et saintes ainsi que les sacrements pour nous montrer qu’Il est proche de nous et, à l’écoute de nos cœurs ; afin que nous puissions compter sur Lui, sur son Amour et sa Miséricorde dans nos vies.

Ces réflexions m’amènent à penser à une grande Sainte qui est parmi nous. Une sainte extraordinaire, qualifiée de « Géante » par le pape Benoît XVI, dans sa catéchèse tenue à l’audience du mercredi, le 15 décembre 2010. Sainte Véronique ou « Veronica » Giuliani, témoin de la présence de Dieu et de l’Amour du Père, a choisi de s’immoler comme victime pour le salut des âmes. Elle vit en toute confiance la participation à l’amour souffrant de Jésus sur la Croix. Cette Sainte mystique, a voulu s’unir à Lui et être en Lui !

Connue sous son nom italien de Veronica Giuliani, en latin Veronica de Julianis ou même Orsola (Ursule) Giuliani. Véronique veut dire « Vraie icône » du Christ ; car elle va être la sainte du siècle. Elle est née le 27 décembre 1660 à Mercatello sul Metauro, dans les Marches. À l’âge de 17 ans, elle répond à l’appel du Christ, comme l’ont fait saint François d’Assise et sainte Claire et rentre chez les Capucines et y demeure jusqu’à sa mort. Stigmatisée, pour s’unir totalement à la souffrance du Seigneur ; elle meurt le 9 juillet 1727 à l’âge de 67 ans : dont 50 ans de vie religieuse. Béatifiée le 17 juin 1804 et canonisée le 26 mars 1839 par le pape Grégoire XVI.

Selon le pape Benoît XVI, sainte Veronica, est l’une des femmes qui ont particulièrement marqué l’histoire de l’Église. Elle a toujours désiré Jésus, a voulu vivre selon Sa volonté et prier pour le salut des âmes. Elle est le témoignage, comme tant d’autres saints et saintes* de l’amour du Seigneur, de Sa volonté et de Son plan tracé pour elle. Il lui a fait vivre Sa Passion, a été son époux ! *Comme Ste Thérèse de Lisieux, nommée docteur de l’Église, par Jean-Paul II en 1997.

Sainte Veronica nous montre l’importance de la souffrance offerte à Dieu. Si nous l’accueillons et l’unissions aux souffrances du Christ sur la Croix ; elle sera une source de joie. Ainsi, la souffrance a toujours été au cœur de sa vie.
La vie de sainte Veronica illustre bien la parole de l’apôtre Paul : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Romains 8, 31, cf. Journal, 1, 714 ; II, 116.1021; III, 48). Obligée de tenir un journal spirituel et écrire ses visions, entre autres de l’enfer, et ce, quand l’âme n’est pas unie à la volonté divine. De ses paroles réfléchies, citons : « Rien ne pourra me séparer de la volonté de Dieu, ni angoisses, ni peines, ni épreuves, ni mépris, ni tentations, ni créatures, ni démons, ni obscurité, et pas même la mort, parce que dans la vie ou dans la mort, je veux tout, et en tout, le vouloir de Dieu » (Journal V, 272). Elle s’accrocha au Seigneur en tout temps !

Sainte Veronica a suscité l’intérêt de plusieurs personnes

Pour Padre Pio : elle était une « Maîtresse dans la Sainteté ».Le pape Benoît XVI disait que « La spiritualité de sainte Veronica Giuliani était christologico-sponsale, c’est à dire de se sentir aimée du Christ, époux spirituel, et de répondre de mieux en mieux à cet amour… » Le frère Emmanuel, président de l’Association des Fils de Marie, amis de sainte Veronica : « le projet de sainte Veronica est un plan voulu par Dieu ».Le Cardinal Parasini qui, a étudié la biographie de sainte Veronica : « elle nous a laissé des messages importants pour l’Église tout en les consacrant spécifiquement pour cette époque difficile ».

Il n’y a pas de meilleur temps plus que celui que nous traversons maintenant, pour témoigner d’un réveil d’un géant et, pour pouvoir connaître la vie d’une sainte « géante dans la sainteté », sainte Veronica Giuliani.

Plus de 350 ans passés depuis sa naissance, sainte Veronica commence à se faire connaître peu à peu au pays, pour notre salut ! Sr Jacky Abinassif, de la communauté de Notre-Dame du Saint-Rosaire et directrice de la radio communautaire « Sawt El Rab » ou la « Voix du Seigneur » ; a travaillé très fort pour que la vie de sainte Veronica soit portée sur grand écran. Dévouée pour la pastorale auprès des jeunes de la communauté libanaise et œuvre avec S.E. Mgr Ibrahim Ibrahim, évêque de l’Éparchie des grecs-melkites catholiques du Canada à la Cathédrale – Paroisse du Saint-Sauveur à Montréal qui, l’a soutenu dans son projet. Disons-le la mission de Sr Abinassif de convaincre le diffuseur n’a pas été une chose facile.

Et nous, pourrions-nous nous comparer à ce personnage, sainte Veronica qui est extraordinaire ? Comment ?
Devant chaque situation difficile, prions et proclamons notre confiance absolue en Dieu. Disons comme dans le psaume 27 (26) : Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?

Voici l’histoire de Maria Nakouzi, une jeune fille du Liban, atteinte d’un cancer, et qui en 2010, au milieu de ses souffrances, a eu une vision de la Vierge Marie qui lui aurait demandé de bâtir un couvent pour sainte Veronica, à la montagne en plein cœur du Liban. Maria n’a jamais cessé de prier et travailler à demeurer dans la volonté de Dieu. Elle a reçu beaucoup de grâces de la Vierge Marie et a répondu à la volonté de Dieu et Marie de faire connaître sainte Veronica, en lui construisant une église et un couvent selon le plan de Dieu et ce, en dehors de l’Italie.

En fait, la communauté chrétienne libanaise est ainsi attachée à une sainte italienne… L’engouement a pris la communauté montréalaise et celle du pays des Cèdres ! Espérons, que nos jeunes et nous tous au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde, puissions dire que nous avons trouvé l’Amour de Dieu en nous unissant à ses souffrances et nous réconcilier avec Lui, à l’exemple de sainte Veronica.
Devrions-nous, peut-être, prendre conscience de notre façon de penser, trop liée aux biens de ce monde ; et, surtout, de notre manière d’agir qui ne suit pas toujours la volonté divine….

*Le film « Le Réveil d’un géant », qui raconte la vie de sainte Veronica Giuliani, est en italien, sous-titré en français et en arabe. Il est en salle encore une semaine de plus (jusqu’au 29 mars) ; afin de nous aider à vivre en profondeur la Semaine sainte et la souffrance du Christ sur la Croix.

Liens utiles :
www.voixduseigneur.org
www.sainteveronica.ca
https://www.facebook.com/filmveronica
http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2010/documents/hf_ben-xvi_aud_20101215.html
http://enfer-catholique.blogspot.ca/2008/10/sainte-veronique-giulani.html

Homélie du pape François pour le Dimanche des rameaux 2018

Homélie du pape François 2018

Jésus entre à Jérusalem. La liturgie nous a invités à intervenir et à participer à la joie ainsi qu’à la fête du peuple qui est capable de crier et de louer son Seigneur ; une joie qui se ternit et laisse un goût amer et douloureux lorsqu’on a fini d’écouter le récit de la Passion. Dans cette célébration semblent s’entrecroiser des histoires de joie et de souffrance, d’erreurs et de succès qui font partie de notre vie quotidienne de disciples, car elles parviennent à mettre à nu des sentiments et des contradictions que nous aussi nous éprouvons souvent aujourd’hui, hommes et femmes de ce temps : capables de beaucoup aimer… mais aussi de haïr – et beaucoup – ; capables de courageux sacrifices, mais aussi capables de savoir ‘‘se laver les mains’’ au moment opportun ; capables de fidélité mais aussi de grands abandons et de grandes trahisons.Et on voit clairement dans tout le récit évangélique que la joie suscitée par Jésus est, pour certains, un motif de gêne et d’agacement.

Entouré de ses gens, Jésus entre dans la ville, parmi les chants et les cris bruyants. Nous pouvons imaginer que c’est la voix du fils pardonné, celle du lépreux guéri ou le bêlement de la brebis égarée qui, tous ensemble, résonnent fortement lors de cette entrée. C’est le chant du publicain et de l’homme impur ; c’est le cri de celui qui vivait en marge de la ville. C’est le cri des hommes et des femmes qui l’ont suivi parce qu’ils ont fait l’expérience de sa compassion face à leur douleur et à leur misère… C’est le chant et la joie spontanés de tant de personnes marginalisées qui, touchées par Jésus, peuvent crier : “Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !”. Comment ne pas acclamer celui qui leur avait redonné la dignité et l’espérance ? C’est la joie de tant de pécheurs pardonnés qui ont retrouvé confiance et espérance. Et ils crient. Ils se réjouissent. C’est la joie ! Cette joie de l’hosanna se révèle gênante et devient absurde et scandaleuse pour ceux qui se considèrent justes et ‘‘fidèles’’ à la loi et aux préceptes rituels.[1] Joie insupportable pour ceux qui sont restés insensibles à la douleur, à la souffrance et à la misère. Et beaucoup d’entre ceux-ci pensent : ‘‘Regarde, quel peuple mal éduqué !’’. Joie intolérable pour ceux qui ont perdu la mémoire et oublié les nombreuses faveurs reçues. Pour celui qui cherche à se justifier lui-même et à s’installer, comme il est difficile de comprendre la joie et la fête de la miséricorde de Dieu ! Pour ceux qui ne mettent leur confiance qu’en leurs propres forces et qui se sentent supérieurs aux autres[2], comme il est difficile de pouvoir partager cette joie !

Et c’est ainsi que naît le cri de celui dont la voix ne tremble pas pour hurler : ‘‘Crucifie-le !’’ Il ne s’agit pas d’un cri spontané, mais c’est le cri artificiel, construit, fait du mépris, de la calomnie, de faux témoignages suscités. C’est le cri qui naît dans le passage du fait au compte-rendu, qui naît dans le compte-rendu. C’est la voix de celui qui manipule la réalité, crée une version à son avantage et ne se pose aucun problème pour ‘‘coincer” les autres afin de s’en sortir. C’est un [faux] compte- rendu ! C’est le cri de celui qui n’a pas de scrupules à chercher les moyens de se renforcer et à faire taire les voix dissonantes. C’est le cri qui naît de la réalité ‘‘truquée’’ et présentée de telle sorte qu’elle finit par défigurer le visage de Jésus et le transformer en ‘‘malfaiteur’’. C’est la voix de celui qui veut défendre sa propre position en discréditant spécialement celui qui ne peut pas se défendre. C’est le cri, fabriqué par les ‘‘intrigues’’ de l’autosuffisance, de l’orgueil et de l’arrogance, qui proclame sans problèmes : ‘‘Crucifie-le, crucifie-le !’’.

Et on finit ainsi par faire taire la fête du peuple, on détruit l’espérance, on tue les rêves, on supprime la joie ; on finit ainsi par blinder le cœur, on refroidit la charité. C’est le cri du ‘‘sauve-toi toi-même’’ qui veut endormir la solidarité, éteindre les idéaux, rendre le regard insensible… le cri qui veut effacer la compassion, ce ‘‘pâtir avec’’, la compassion, qui est la faiblesse de Dieu.

Face à toutes ces voix qui hurlent, le meilleur antidote, c’est de regarder la croix du Christ et de nous laisser interpeller par son dernier cri. Le Christ est mort en criant son amour pour chacun d’entre nous : pour les jeunes et pour les personnes âgées, pour les saints et les pécheurs, son amour pour ceux de son temps et pour ceux de notre temps. Nous avons été sauvés sur sa croix pour que personne n’éteigne la joie de l’Évangile ; pour que personne, dans la situation où il se trouve, ne reste éloigné du regard miséricordieux du Père. Regarder la croix signifie se laisser interpeller dans nos priorités, nos choix et nos actions. Cela signifie laisser notre sensibilité être interpelée par celui qui passe ou vit un moment difficile. Chers frères et sœurs, que voit notre cœur ? Jésus continue-t-il d’être un motif de joie et de louange dans notre cœur ou bien avons-nous honte de ses priorités pour les pécheurs, les derniers, ceux qui sont oubliés ?

Et vous, chers jeunes, la joie que Jésus suscite en vous est un motif de gêne et également d’agacement pour certains, parce qu’il est difficile de manipuler un jeune joyeux. Qu’il est difficile de manipuler un jeune joyeux !
Mais il y a aujourd’hui la possibilité d’un troisième cri : « Quelques pharisiens qui se trouvaient dans la foule dirent à Jésus : “Maître, réprimande tes disciples”. Mais il prit la parole en disant : “Je vous le dis, si eux se taisent, les pierres crieront” » (Lc 19, 39-40). Faire taire les jeunes est une tentation qui a toujours existé. Les mêmes pharisiens s’en prennent à Jésus et lui demandent de les calmer et de les faire taire.

Il y a de nombreuses manières de rendre les jeunes silencieux et invisibles. De nombreuses manières de les anesthésier et de les endormir pour qu’ils ne fassent pas de bruit, pour qu’ils ne s’interrogent pas et ne se remettent pas en question. ‘‘Vous, taisez-vous !’’ Il y a de nombreuses manières de les faire tenir tranquilles pour qu’ils ne s’impliquent pas et que leurs rêves perdent de la hauteur et deviennent des rêvasseries au ras du sol, mesquines, tristes.

En ce Dimanche des Rameaux, célébrant la Journée Mondiale de la Jeunesse, il nous est bon d’entendre la réponse de Jésus aux pharisiens d’hier et de tous les temps, également à ceux d’aujourd’hui : « Si eux se taisent, les pierres crieront » (Lc 19, 40).

Chers jeunes, c’est à vous de prendre la décision de crier, c’est à vous de vous décider pour l’Hosanna du dimanche, pour ne pas tomber dans le “crucifie-le !” du vendredi… et cela dépend de vous de ne pas rester silencieux. Si les autres se taisent, si nous, les aînés et les responsables – bien des fois corrompus – restons silencieux, si le monde se tait et perd la joie, je vous le demande : vous, est-ce que vous crierez ?
S’il vous plaît, décidez-vous avant que les pierres ne crient !

image: CNS

Église en sortie 23 mars 2018

Cette semaine à Église en sortie, on s’intéresse aux « Lettres biologiques » du Frère Marie-Victorin avec l’auteur et historien Yves Gingras. On vous présente un reportage sur le Forum jeunesse 2018 de l‘Assemblée des évêques catholiques du Québec. Dans la troisième partie de l’émission, Francis Denis s’entretient avec Ellen Roderick, co-directrice de l’Office pour le mariage, la vie et la famille de l’archidiocèse de Montréal, sur les « lettres biologiques » dans le contexte de l’enseignement de l’Église sur la sexualité.

À l’intérieur du Pré-Synode en compagnie de vos deux délégués canadiens

Émilie Callan est l’une des deux délégués de la Conférence des évêques catholiques du Canada à la rencontre Pré-Synodale. Elle nous parle de ses premiers jours à Rome en compagnie de 300 autres jeunes provenant de partout dans le monde.

« Les jeunes n’ont jamais gagné le prix Nobel pour avoir été prudents ! » Il n’est pas rare d’entendre de telles expressions de la part du pape François. Ce matin, alors que nous commencions notre première journée de rencontres, il nous a dit de prendre des risques même si cela implique de faire des erreurs. « L’Église est la première à souffrir lorsqu’un jeune refuse de prendre des risques » a-t-il ajouté. L’Église a besoin d’audace pour se renouveler .

Poursuivant son propos, il nous a également dit, à nous les participants, d’être courageux dans nos discussions durant la semaine. Le résultat de nos discussions en petits groupes aidera les évêques du monde entier à mieux se préparer pour le prochain Synode de 2018. En tant que représentante des francophones du Canada, je fais partie du « Groupe français no 2 ». Il y a quatre groupes de langue anglaise. Il y a aussi des groupes de langues  italienne et espagnole. Au début de la semaine, nos travaux ont surtout porté sur la première partie du Document préparatoire c’est-à-dire sur les défis et les opportunités qui se présentent aux jeunes dans notre monde contemporain. Quoiqu’il s’agisse de la première partie, c’était la partie du travail que j’attendais avec le plus d’impatience. Toutefois, c’est un grand défi que de colliger les idées de tout le monde en respectant le temps alloué pour chacune des sections. Heureusement, afin d’assurer que chaque groupe ne déborde pas du cadre de la réflexion, chaque groupe est accompagné de deux modérateurs.

Comme le Saint-Père l’a affirmé, l’Église désire que les jeunes soient inclus dans le processus synodal. Cela a été clairement affirmé dès le moment de l’annonce de la tenue d’un Synode des évêques sur « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel ». C’est une occasion unique pour tous les jeunes. C’est la première fois qu’un tel Pré-Synode a lieu. Le Pape veut vraiment que nous en soyons les protagonistes et c’est pourquoi nous sommes au rendez-vous !

Les catholiques ne sont pas les seuls à être présents. Plusieurs participants provenant de d’autres traditions ou religions ont également été invités. Par exemple, un jeune français se présentant comme athée, nous a offert un témoignage. Pour moi, le fait d’entendre cette prise de parole lors de la rencontre manifeste que l’Église est vraiment sérieuse lorsqu’elle dit être « à l’écoute » des jeunes et vouloir se confronter aux vérités parfois difficiles de la vie des jeunes d’aujourd’hui.

Les réalités auxquelles nous faisons face au Canada, ou dans les autres pays occidentaux, sont forcément très différentes des difficultés que vivent les jeunes qui proviennent des pays en voie de développement. Malgré que la religion ne soit pas illégale ou complètement rejetée dans notre pays, certaines politiques gouvernementales manifestent une tendance en ce sens. Cela entraîne ainsi le risque de se voir ostracisés pour avoir osé tenir des positions contraires à l’idéologie ambiante ou, du moins, sur les questions importantes de notre société. Comment devons-nous aborder certaines questions comme le suicide assisté, l’avortement, la théorie du genre, l’homosexualité, etc. non seulement sur la place publique mais aussi dans nos conversations privées, dans nos rencontres avec nos amis et notre famille ? Nous ne devrions pas avoir peur d’entrer en dialogue sur la place publique. Plus important encore, plusieurs jeunes sont en quête de sens. C’est ce qui me permet de réaliser que l’Évangile est toujours pertinent dans notre monde. Mais pour cela ces jeunes ont besoin de clarté en ce qui a trait à ce que l’Église a à offrir. De quelle manière allons-nous nous y prendre maintenant et pouvons-nous améliorer notre façon de faire?

À la fin d’une de ses présentations cette semaine, le Saint-Père a conclu en disant que l’Église a besoin de jeunes prophètes pour notre monde. Cette semaine, nous prierons pour obtenir la grâce d’une grande docilité à l’Esprit Saint afin que nous puissions parler franchement, en toute clarté, charité et liberté.

J’aurai la chance de vous écrire  au cours de cette semaine extraordinaire à Rome. Restez à l’écoute de Sel et Lumière et consultez notre blogue pour suivre les derniers développements du Pré-Synode 2018 sur « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel » et n’oubliez pas de prier pour nous !

Sur la route du diocese de Baie-Comeau (2e partie)

Dans cette deuxième émission consacrée au Diocèse de Baie-Comeau, nous explorerons les différentes facettes de la vie de cette église particulière. Que ce soit par la prise en charge des communautés par les laïcs, l’engagement envers les plus pauvres, la transmission de la foi aux jeunes génération ou par la préservation des différents héritages culturels présents sur son territoire, l’Église à Baie-Comeau joue un rôle irremplaçable dans la société Nord-Côtière.

Au cours de cette émission, Francis Denis nous invite Sur la route du diocèse de Baie-Comeau, à la rencontre des différents visages de cette Église qui, de par sa pauvreté même, fait resplendir sur le monde le « visage miséricordieux du Père » (Misericordiae Vultus, no 17). Production originale de S+L, « Sur la route des diocèses » est diffusée les derniers vendredis du mois à 19h30 et en rediffusion les lundis suivants à 20h30.