« Verso l’Alto » par le Bienheureux Pier Giorgio Frassati

Le 4 juillet est la fête (mémoire) du Bienheureux Pier Giorgio Frassati. Le texte qui suit est l’homélie du Père Thomas Rosica csb. telle que prononcée le lundi 14 juillet 2008 à l’occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse de Sydney. Elle fut prononcée durant la vigile de prière et d’adoration eucharistique où était présent le corps de Pier Giorgio Frassati dans la cathédrale St. Mary’s de Sydney en Australie.

Comme à Sydney, la dépouille de Pier Giorgio Frassati a été transportée de Turin à Rio de Janeiro pour les JMJs au Brésil.

« Chers amis,

Chères Wanda et Giovanna,

Nièces du bienheureux Pier Giorgio Frassati.

Quel honneur et quel privilège d’être avec vous ici ce soir à la cathédrale St. Mary de Sydney en Australie ! Conduits par un groupe de jeunes canadiens de CCO (Catholic Christian Outreach), l’un des mouvements étudiants catholiques les plus remarquables de notre nation, nous nous sommes rassemblés pour adorer Jésus, don de Dieu pour la vie du monde. Des jeunes du monde entier viennent aussi ici pour prier autour de la dépouille mortelle du bienheureux Pier Giorgio Frassati au cours des Journées mondiales de la jeunesse 2008.

Nous venons d’entendre quel est le projet pour le christianisme dans ce magnifique texte des Béatitudes de l’Évangile de Matthieu (5, 1-12). Les Béatitudes dans le sermon du Christ sur la montagne sont une recette pour la sainteté extrême. Chaque crise que l’Église affronte, chaque crise à laquelle le monde doit faire face, est une crise de la sainteté, est une crise de saints.

S’il y a une époque où les jeunes hommes et femmes ont besoin d’authentiques héros, c’est la nôtre. L’Église croit que les saints et les bienheureux, leurs prières et leurs vies, sont pour les personnes sur la terre; que la sainteté, comme un honneur terrestre n’est pas convoitée par les saints et les bienheureux eux-mêmes.

Qu’est-ce qui fait que le bienheureux Pier Giorgio Frassati est si unique et si spécial ? Il est né en 1901, au tournant du siècle dernier à Turin, en Italie. Le 4 juillet 2008 a marqué le 83ème anniversaire de l’entrée de Pier Giorgio Frassati dans la vie éternelle. Athlétique, plein de vie, toujours entouré d’amis qu’il inspirait par sa vie, Pier Giorgio n’a pas choisi de devenir prêtre ou religieux, préférant donner témoignage à l’évangile comme laïc. Il n’a jamais fondé un ordre religieux ou initié un nouveau mouvement ecclésial. Il n’a pas dirigé d’armée et n’a jamais été élu à un poste public. La mort est venue avant qu’il ait pu recevoir son diplôme universitaire. (Le diplôme lui a été remis à titre posthume en 2001). Il n’a jamais eu la chance de commencer une carrière ; en fait, il n’avait pas même découvert ce que sa vocation pouvait être. C’était simplement un jeune homme amoureux de sa famille et de ses amis, amoureux des montagnes et de la mer, mais surtout amoureux de Dieu. [Read more…]

Le changement d’une vie…

Je suis une maman d’une fille d’un an, Emma, qui à ce jour s’épanouit et me montre ce qu’est la vie. J’ai toujours su qu’un enfant allait  changer ma vie d’une manière ou d’une autre, mais jamais je n’aurais cru que ça allait avoir un aussi grand impact, surtout au niveau de ma spiritualité. Alors, depuis un an, avec mon époux, nous sommes devenus trois. Quel beau chiffre! À y penser, le chiffre trois a plusieurs significations dans la Bible. Entre autres, ce chiffre peut représenter la Sainte Trinité. Nous sommes maintenant une jeune famille qui vit des hauts et des bas, comme bien d’autres familles, et nous apprenons à vivre avec de nombreux changements et défis que la société d’aujourd’hui nous apporte.

Lorsque je passe à travers une journée plus difficile, il m’arrive souvent de penser aux nombreux obstacles que mes parents on subit et cela me témoigne de deux choses. Premièrement, que leur foi en Dieu est tellement puissante et si bien ancrée dans leurs cœurs que cela leur a permis de surmonter les difficultés à travers les années. Deuxièmement, cette foi les a aidés à trouver un sens à leurs vies et de vouer leurs vies par amour pour ses enfants en réalisant plusieurs sacrifices.  

Étant maintenant nouvelle maman, j’essaie de transmettre les valeurs que je trouve importantes à mon enfant. Évidemment, pour l’instant elle est trop petite pour comprendre ce que le monde subit : terreurs, peur, isolation, guerre, égoïsme, jalousie, pauvreté, etc. Par contre, sans qu’elle le sache, elle me montre ce que je dois faire et comment je dois m’y prendre pour devenir une meilleure chrétienne et ainsi aider à bâtir un monde meilleur. À titre d’exemple, j’ai toujours voulu aider de nos nombreuses familles en leur montrant que tout est possible. Que ce soit à travers la réalisation de leurs rêves, dans leurs projets de vie et tout cela en leur démontrant que, lorsqu’on met Dieu à l’avant,
tout est possible. Et bien, le 24 mars dernier, lors de la Journée mondiale de la Jeunesse 2018 à Montréal, on m’a approchée pour me demander de faire partie de la procession de l’offertoire : en fait, non seulement moi, mais bien ma petite famille. Toutefois,  j’avais déjà une journée très chargée, mais soudainement, un rendez-vous s’est annulé à la dernière minute. Alors, non seulement sommes
nous allés, mais on m’a informé que nous allons représenter une jeune famille qui a choisi l’amour et la vie. Le tout en répondant à ce que l’ange Gabriel a dit à Marie « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu », thème de la JMJ 2018. Nous avons fait un simple geste, mais qui en dit grand ! Grâce à ma fille et à mon époux, nous avons témoigné qu’on est prêt à vivre dans la grâce de Dieu.

Dois-je vous dire que j’étais sans mots?! Je pense avoir  eu des larmes de joie lors de la cérémonie, on dirait que tout prenait son sens. Les nombreuses questions que j’avais dans ma tête ont été répondues par une invitation à témoigner devant plusieurs jeunes que OUI tout est possible si Dieu est avec nous. Par contre, je ne dis pas que tout sera facile. Au contraire, c’est à travers les embûches de la vie, que nous apprenons à nous remonter. Je crois que chaque être humain est ici pour une raison et nous sommes tenus d’être attentifs à l’appel de Dieu. Dieu nous montre le chemin et ça me rappelle les paroles de Jésus « Je serais toujours avec vous jusqu’à la fin de temps » (Mt 28:20).

Enfin, j’ai très vite réalisé qu’on a tous une mission à accomplir devant Dieu. Il est vrai qu’être un jeune catholique, dans une société qui rejette systématiquement la religion et la richesse spirituelle que celle-ci peut engendrer, peut s’avérer difficile. Cependant, il est primordial de ne pas se décourager et de continuer de cheminer dans la foi avec patience et amour, car c’est ainsi que nous pouvons manifester l’amour du Christ envers ses enfants et devenir un exemple à suivre pour ceux qui sont réticents d’exposer leur foi par crainte du jugement des autres. Il existe plusieurs activités et regroupements de jeunes catholiques qui sont une excellente façon de vivre pleinement sa foi, avec d’autres personnes qui vivent une réalité similaire. Par exemple, auparavant, j’ai participé dans différents groupes de jeunes ainsi que dans deux JMJ; celle de Cologne en Allemagne, et celle de Barcelone en Espagne. Ce furent deux expériences magnifiques, mais malgré mes participations actives pour témoigner de ma foi, je sentais qu’il me fallait plus et je me retrouvais en constante recherche de grands projets pour aller vers les jeunes et leur témoigner de Dieu. C’est donc au courant de cette quête qu’Emma est arrivée dans ma vie. En effet, ma fille est arrivée à un moment où j’en avais le plus besoin. Sans qu’elle ne le sache, c’est Dieu qui à travers ce petit ange, me guide de jour en jour pour grandir encore plus dans la foi, et tout cela, en toute humilité. En effet, elle me montre ce que Dieu veut de moi; en me rappelant les paroles de l’annonciation: «Sois sans crainte, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu». 

Maribel Mayorga-Espinoza

Église en sortie 4 mai 2018

Cette semaine à Église en sortie, Francis Denis reçoit la journaliste et représentante de la Conférence des évêques catholiques du Canada au Pré-Synode sur « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel ». Et on vous présente un reportage sur l’Assemblée générale annuelle des Chevaliers de Colomb du Québec.

Émilie Callan à KTO Télévision !

La rédaction de KTO raconte l’aventure de ce pré-synode des jeunes du 18 au 25 mars 2018 à Rome. 300 jeunes du monde entier ont débattu et travaillé à l’élaboration d’un document qui reflète ce qu’ils ont à dire aujourd’hui à l’Eglise catholique. L’émission Hors-les-Murs, présentée par Benjamin Rosier, veut rendre compte au plus près de la façon dont les jeunes se sont appropriés cette démarche nouvelle. Hors les Murs du 06/04/2018.

À 40 min, vous trouverez l’entrevue de Benjamin Rosier avec Sr. Nathalie Becquart et la journaliste de Télévision Sel et Lumière et représentante jeunesse de la Conférence des évêques catholiques du Canada lors du Pré-Synode 2018.

Église en sortie 23 mars 2018

Cette semaine à Église en sortie, on s’intéresse aux « Lettres biologiques » du Frère Marie-Victorin avec l’auteur et historien Yves Gingras. On vous présente un reportage sur le Forum jeunesse 2018 de l‘Assemblée des évêques catholiques du Québec. Dans la troisième partie de l’émission, Francis Denis s’entretient avec Ellen Roderick, co-directrice de l’Office pour le mariage, la vie et la famille de l’archidiocèse de Montréal, sur les « lettres biologiques » dans le contexte de l’enseignement de l’Église sur la sexualité.

Vidéo du pape François aux jeunes du Canada

Vous trouverez ci-dessous l’article de Radio Vatican sur le vidéo-message du pape François aux jeunes canadiens:

(RV) L’Église catholique prépare le prochain synode des évêques sur les jeunes qui aura lieu dans un an, en octobre 2018, au Vatican. C’est le cas notamment au Canada où, dimanche 22 octobre 2017, la chaine de télévision Sel et Lumière a programmé une émission spéciale pour aider les évêques canadiens à se préparer à cet événement. Le Pape François est intervenu dans un vidéo-message.

« Je vous demande de ne pas laisser [le monde] être abîmé par ceux qui pensent seulement à en profiter et à le détruire sans scrupules. Je vous invite à inonder les lieux dans lesquels vous vivez avec la joie et l’enthousiasme typiques de votre âge, à irriguer le monde et l’histoire avec la joie qui vient de l’Évangile, d’avoir rencontré une Personne : Jésus, qui vous a fasciné et vous a attiré à ses côtés ». C’est ainsi que le Pape François s’est adressé aux jeunes Canadiens.

Il a répété un de ses thèmes favoris quand il s’adresse aux plus jeunes : « ne vous laissez pas voler votre jeunesse ». Il les a mis en garde contre ceux qui veulent les transformer en bâtisseurs de murs et source de division. Au contraire, les jeunes sont des « tisseurs de relations marquées par la confiance, le partage, l’ouverture jusqu’aux confins du monde ». Ils doivent construire des ponts.

Le Pape espère que les jeunes ont entendu l’appel de Dieu et que, grâce « à l’accompagnement de guides experts », ils sauront entreprendre un chemin de discernement pour découvrir le projet que Dieu a pour chacun d’eux.

François a souligné le besoin que l’Église a d’avoir des « jeunes courageux, qui n’ont pas peur devant les difficultés, qui affrontent les épreuves, qui tiennent les yeux et le cœur bien ouverts sur la réalité, pour que personne ne vienne refoulé, ne soit victime d’injustice, de violence, ou soit privé de la dignité de la personne humaine ». Le Pape se veut ainsi confiant dans la jeunesse d’aujourd’hui, dans le fait qu’elle ne restera pas sourde aux cris d’aide des nombreux autres jeunes qui cherchent la liberté, du travail, des études et la possibilité de donner un sens à leur vie.

« Laissez-vous atteindre par le Christ. Laissez-le vous parler, vous embrasser, vous consoler, guérir vos blessures, dissoudre vos doutes et vos peurs et vous serez prêts pour l’aventure fascinante de la vie, don précieux et impayable que Dieu dépose chaque jour dans vos mains », a encore exhorté le Pape.

 

Église en sortie 5 mai 2017

Cette semaine à Église en sortie nous recevons Marie-Astrid Dubant, directrice d’ALPHA-Québec qui s’entretient avec Francis Denis sur la mission d’évangélisation au Québec et de la plus récente série de films Alpha. On vous présente également un reportage sur le lancement de la « nouvelle série de films Alpha » qui a eu lieu à l’église anglicane St. Jax de Montréal suivi de quelques extraits de cette série incontournable pour la nouvelle évangélisation au Québec et au Canada francophone.

Veillée de prière pour la Journée Mondiale de la Jeunesse

Intentions de prière du pape François pour le mois d’avril 2017: Les jeunes

Je sais que vous, les jeunes, vous ne voulez pas vivre dans l’illusion d’une liberté soumise à la mode actuelle, que vous voulez viser plus haut. Ai-je tort ou raison ?

Une Église au service de la jeunesse

CNS/Reuters

Depuis quelques semaines déjà, nous avons amorcé une lecture approfondie du document préparatoire au Synode des évêques sur « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel». Je vous propose de parcourir, aujourd’hui, l’aspect vocationnel du document en soulignant, non seulement, les raisons du souci de l’Église pour la cause des jeunes mais également les intuitions qui la portent à aller à leur rencontre et à les accompagner dans leur cheminement.

Une préoccupation humaine et divine

Il est évident que la première préoccupation de l’Église soit celle de Dieu Lui-même désirant une communion nouvelle avec l’humanité ! En effet, en nous donnant son Fils unique, « pierre angulaire » et « Époux de l’Église », Dieu a voulu que l’humanité renoue avec sa vocation originelle à l’Amour et au don de soi. L’Église ne peut donc pas seulement « attendre que jeunesse se passe ». Elle doit y être plongée et se faire jeune avec les jeunes.

Cette préoccupation de la jeunesse, l’Église la vit également du point de vue humain. Comment ne pas être à l’écoute des difficultés que traversent les jeunes d’aujourd’hui ? Comment rester insensible à leur réalité c’est-à-dire à « leurs joies et leurs espoirs, leurs tristesses et leurs angoisses » ! À l’image du cœur de Jésus, l’Église cherche les différentes voies qui l’aideront à être solidaire de la jeunesse.

Un potentiel surprenant à découvrir

Pour aller à la rencontre des jeunes, le Peuple de Dieu dans son ensemble, doit avoir la conviction de l’action invisible de l’Esprit qui prépare les cœurs. Nous ne devons pas trop nous conforter dans nos propres plans et stratégies qui mettent souvent des obstacles à ce Dieu « qui surprend ». Enfin, nous devons prendre garde à ni sous-estimer la force des vérités révélées ni sous-estimer l’intelligence des jeunes qui nous sont confiés. ; ce que nous faisons souvent lorsque nous essayons, par souci d’adaptation immodéré, de diluer le message pour le rendre accessible.

Au contraire, suivant une pédagogie similaire à celle de Dieu dans l’Ancien Testament, l’Église doit aider les jeunes à découvrir les dons mais également la flamme qui demeure en eux qu’ils doivent allumer et alimenter tout au long de leur vie. Cette flamme, c’est la vie divine qui ne demande qu’à grandir et, ce, à une vitesse souvent encore plus rapide que la croissance physique !

Accompagner pour mieux aimer

Pour ce faire, tous les membres de l’Église doivent se mettre à la tâche en acceptant que cet accompagnement qui est dû aux jeunes soit un apprentissage d’une « liberté humaine authentique ». Nous devons donc manifester l’urgence des choix qui doivent être faits durant cette étape de la vie, sans toutefois choisir à leur place. Cette logique de l’accompagnement, le document nous la présente dans une perspective magnifique :

« L’Esprit parle et agit à travers les événements de la vie de chacun, mais les événements par eux-mêmes sont muets ou ambigus, dans la mesure où on peut leur donner des interprétations diverses. Éclairer leur signification en vue d’une décision requiert un itinéraire de discernement. Les trois verbes qui le décrivent dans Evangelii gaudium, 51 – reconnaître, interpréter et choisir – peuvent nous aider à définir un itinéraire adapté tant aux individus qu’aux groupes et communautés, en sachant que, dans la pratique, les frontières entre les diverses phases ne sont jamais aussi nettes. »

Ce chemin vers le synode d’octobre prochain ne fera qu’intensifier les discussions sur ce thème de la jeunesse et du discernement vocationnel. Cette réflexion préparatoire peut être perçue comme un chemin personnel de conversion aux besoins de plus en plus urgents d’une jeunesse qui parfois souffre de la pauvreté la plus grave qui soit, le vide existentiel. Ainsi, parce qu’aimer implique le désir que chaque personne accomplisse son plein potentiel et sa vocation au don total d’elle-même, nous devons, avec le pape François, nous mettre à l’écoute de cette jeunesse qui, bien qu’elle refuse souvent de l’admettre, désire ardemment que l’on s’occupe d’elle.