L’ombre de Pierre sur nous en la personne de Benoît XVI

Benoît XVI
Une image forte de Pierre se présente à nous dans les Actes des Apôtres 5:15-16: «Ils ont même porté le sortir malades dans les rues et qu’on les plaçait sur des lits et des palettes, de sorte que lorsque Pierre passerait, son ombre au moins pourrait tomber sur l’un d’eux. En outre, les habitants des villes à proximité de Jérusalem venaient ensemble, rassembler les gens qui étaient malades ou tourmentés par des esprits impurs, et ils étaient tous guéris.  »

J’ai toujours été ému par l’image de l’ombre de Peter passant sur les malades et les affligés. Les gens qui passaient dans l’ombre de Pierre étaient guéris, et non par l’ombre de Pierre, mais la puissance de Dieu à l’œuvre à travers Pierre. Ces miracles de guérison ont attiré les personnes de l’Eglise primitive et ont confirmé la vérité de l’enseignement des Apôtres et le fait que la puissance de Dieu était avec eux. Nous apprenons aussi que les chefs religieux qui étaient jaloux de la puissance de Jésus et l’autorité des Apôtres vues comme une menace continue et exigeant le respect d’eux-mêmes. Les apôtres n’exigeaient pas le respect d’eux-mêmes. Leur but était d’apporter le respect et la révérence à Dieu. Les apôtres avaient acquis le respect du peuple, non pas parce qu’ils l’exigeaient, mais parce qu’ils le méritaient. [Read more…]

Point de presse avec Mgr Lacroix sur la renonciation de Benoit XVI

En réponse à l’annonce faite par Benoit XVI hier, l’Église catholique de Québec a organisé un Point de presse avec l’archevêque de Québec, Mgr Gérald C. Lacroix. Celui-ci a répondu aux journalistes présents, partageant ainsi ses réactions suite au renoncement du pape à son poste de chef de l’Église catholique romaine et ses espérances pour le prochain successeur de saint Pierre. Jasmin Lemieux-Lefebvre, directeur des communications de l’Église catholique de Québec  en était le facilitateur.

Sessions Youcat

Durant l’Avent ne manquez pas la diffusion des trois sessions Youcat, le catéchisme des jeunes, organisées par Mission Jeunesse du diocèse de Montréal. Ces sessions sont bilingues. Elles sont animées par Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal et Mgr Thomas Dowd, évêque auxiliaire de Montréal.

Les mardis 4, 11 et 18 décembre à 21h, rediffusion les mercredis 5, 12 et 19 à 13h.

Trois nouvelles sessions auront lieu durant le Carême.

Un prix Gabriel pour « Panes of Glory » !

Jeudi, le 21 juin 2012, lors d’une cérémonie de l’Académie des professionnels Catholiques des arts de la Communication, tenue au Centre des Congrès d’Indianapolis, dans l’état de l’Indiana aux États-Unis, le prix Gabriel pour le meilleur documentaire à l’échelle nationale a été remis à Télévision Sel et Lumière pour son documentaire « Panes of Glory » réalisé en 2011 à partir du livre du même nom.

Le président de l’Académie, monsieur Frank Morock, a remis ce prix au Père Micheal Prieur, professeur de théologie morale au séminaire St-Peter à London en Ontario, auteur du livre « Panes of Glory », et au Père Thomas Rosica, C.S.B., Directeur général de la Fondation catholique Sel et Lumière média. Ce magnifique documentaire en quatre épisodes est riche en art, en musique et en enseignement sur la vie des saints et bienheureux de l’Église.

Le prix Gabriel est destiné à honorer l’excellence dans la production de films, d’émissions de télévision et de  radio.  Il peut s’agir de films et documentaires, d’émissions de divertissement ou de nouvelles provenant des réseaux publics ou privés qui proposent un message à la fois créatif et positif sur des sujets qui touchent l’humain. Le principal critère dans la sélection des documents primés est la capacité qu’a le contenu de nourrir et d’élever l’esprit humain. Les œuvres récipiendaires de ce prix font, en général, la promotion de la dignité de la personne humaine, reconnaissent ou font la promotion de valeurs universelles comme l’esprit communautaire, la créativité, la tolérance, la justice, la compassion et la volonté d’excellence.

C’est parce que le documentaire « Panes of Glory » répondait à ces objectifs et plus encore qu’il a remporté ce prix.

Lors de son discours suivant la réception de ce prix, le Père Thomas Rosica a affirmé :

«  C’est un grand honneur et un privilège pour Télévision Sel & Lumière de recevoir de nouveau le prix Gabriel alors que nous entrons dans notre 10e année d’existence. Cette reconnaissance est pour moi le signe que notre travail est apprécié à travers le continent américain et au-delà. »

« J’accepte ce prix au nom de toute notre équipe de jeunes professionnels de Sel & Lumière à Toronto qui sont vraiment les « vedettes » de notre réseau de télévision. J’accepte également ce prix au nom de nos donateurs et bienfaiteurs qui ont créé cet instrument qui a fait de la Nouvelle Évangélisation une réalité vivante au Canada »

Ont participé à ce documentaire, entre autres, le Père Prieur, Mary Rose Bacani de la Télévision Sel et Lumière ainsi que la chorale renommée de la ville de London en Ontario.

Félicitations à toute l’équipe de Sel & Lumière. C’est un prix bien mérité. Nous félicitons également  la communauté du Séminaire saint Pierre à London en Ontario. Quel beau cadeau que ce prix en ce 100e anniversaire de la fondation du séminaire.

Existe-t-il un média catholique? Est-ce que les médias sont pour les catholiques?

Conférence pour le Congrès Eucharistique international

Dublin, Irlande

Sur la rive nord-ouest de la Mer Morte dans le sud d’Israël se trouve le site où habitaient les Esséniens. C’est également l’endroit où un pasteur bédouin a trouvé les manuscrits de la Mer morte en 1947. Cette journée-là, un premier manuscrit a été déplacé et les autres ont suivi les jours suivants. Cette découverte s’est avéré être la plus importante jamais faite. Elle dévoilait les sept premiers manuscrits de la Mer Morte. Les Esséniens, une secte Juive du Second Temple pourrait être catégorisés comme un groupe religieux fanatique qui a existé entre 200 avant J.C. et  75 ans après J.C. Ils avaient délibérément installé  leur communauté sur un site inaccessible. Leur groupe était constitué de prêtres et de laïcs et ils vivaient en communauté une vie totalement consacrée à Dieu. Leur chef avait pour nom  « l’enseignant vertueux ». Ils se percevaient eux-mêmes comme les vrais élus d’Israël et comme les seuls à respecter la Loi. Les Esséniens étaient convaincus que les Chefs et le Peuple de Jérusalem s’étaient égarés du droit chemin et étaient devenus infidèles à Dieu. C’est la raison pour laquelle ces Juifs se sont réfugiés à Qumran pour se préparer à la venue du Messie.

Les écrits esséniens révèlent l’humeur de ces Juifs messianiques fanatiques et c’est pourquoi nous pouvons aujourd’hui dresser un portrait de cette communauté. Nous connaissons leur manière de vivre, leurs croyances ainsi que des détails à propos du Second Temple comme leurs rituels. Les textes de Qumran nous apprennent beaucoup sur l’environnement religieux dans lequel ils ont vécu.

J’ai commencé ma présentation en proposant l’histoire de Qumran puisqu’elle offre à l’Église un paradigme pour ses relations avec le monde, avec les médias et la communication en général. Il y a certaines personnes, et même quelques autorités dans l’Église aujourd’hui, qui me semble s’approcher de cette communauté essénienne. En effet, certaines personnes croient former   la seule vraie Église, les seuls vrais fidèles qui n’ont pas perdu leur chemin. Dans leur esprit, la seule façon d’entretenir des relations avec le monde est de le fuir et d’installer leurs  communautés dans des lieux inaccessibles comme ceux de la Mer morte; construire dans des lieux hermétiques pour se protéger du monde extérieur. Dans cette perspective, les communications deviennent une affaire interne, nous prêchons pour ceux qui se trouvent déjà dans l’Église,  pour ceux qui sont déjà sauvés, les pures, les personnes non problématiques.

Je ne crois pas personnellement que la méthode de Qumran soit la bonne façon d’entretenir des relations avec le monde d’aujourd’hui. Plutôt que de fuir la confusion et l’ambiguïté de notre époque en nous réfugiant dans la nostalgie du passé qui est aujourd’hui enterré dans le cœur de Dieu, certains d’entre nous doivent rester dans les villes et présenter la cohérence et la beauté de l’Évangile et de l’enseignement de l’Église qui est fondamentalement comme un rayon d’espoir et une dose de joie. Tout cela nous devons le faire sur différents supports médiatiques et, cela, simultanément!

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“Vers une nouvelle vision du ministère et de l’identité du prêtre”

Chers amis,

C’est un très grand plaisir pour moi d’avoir été invité au Congrès Eucharistique international de Dublin pour vous parler de cette « nouvelle vision du ministère et de l’identité du prêtre ». En même temps que je recevais l’invitation l’année dernière, j’en ai profité pour demander quelques conseils aux organisateurs du Congrès. Leur réponse fut d’une grande simplicité : « parlez-nous de la joie d’être prêtre », m’ont-ils répondu, « nous avons besoin d’entendre qu’il y a toujours de la joie à être prêtre en cette triste époque où l’Église vit de grandes turbulences. J’ai pris grand soin de suivre ce conseil lors de la rédaction de cette présentation.

Plutôt que de vous présenter de belles théories sur ce que devrait être la prêtrise aujourd’hui, laissez-moi commencer en vous partageant quelques éléments de mon propre appel à la prêtrise et à la vie religieuse. L’année dernière, j’ai célébré mon 25e anniversaire d’ordination sacerdotale et 31 ans comme membre de la congrégation religieuse des Pères Basiliens. J’ai depuis réalisé que mon séjour sur terre fait partie d’une histoire beaucoup plus grande que ce que j’avais pu imaginer lorsque j’étais enfant ou même lorsque j’étais à l’école secondaire ou à l’université. Ma réponse s’inscrivait dans une tradition millénaire, celle de la Bible, celle de la vocation (appel).

La première partie de ma présentation d’aujourd’hui portera sur cette tradition et cette vocation. Elle remonte au temps de Moïse hésitant et muet devant le Buisson ardent; d’Amos le jeune pasteur de Tekoa qui ne pouvait pas imaginer de lui-même être destiné à quelque fonction religieuse que ce soit; d’Isaïe rendu muet par la honte de son propre péché et purifié par un charbon brûlant lors d’une vision au Temple. Cette tradition inclus également Osée, qui brisé par l’échec de son mariage, il fut capable de sentir au plus profond de son être la douleur de Dieu et l’endurance de son Amour pour son peuple; Jérémie, encore trop jeune et peureux pour pouvoir répondre à une si grande mission; Marie de Nazareth, jeune adolescente qui s’adonnait à être seule dans sa maison au moment où elle reçu un mystérieux visiteur qui l’invita à participer à une mission allant au-delà de tout ce qu’elle aurait pu imaginer. Cette tradition ne s’arrête cependant pas ici… elle continua avec ce Pierre, personnalité impétueuse qui tomba à genoux devant un bateau rempli de 153 poissons; ce Matthieu, qui abandonna sa table de collecteur pour embrasser une nouvelle vie. Comment pourrions-nous oublier cette Samaritaine qui ne sera plus jamais la même à la suite d’une rencontre inhabituelle qu’elle fit un jour qui s’annonçait être comme les autres ?

La Bible nous présente une longue tradition de témoignages de vocation. Au sommet de la liste se trouve Paul de Tarse, le grand apôtre des Gentils, qui a vécu durant une époque de grands bouleversements pour l’Église… Paul a dû vivre plusieurs nuits blanches à Corinthe, Thessalonique, Éphèse, Jérusalem et à Rome où il a dû rester debout se demandant s’il avait pris la bonne décision pour sa vie et pour l’avenir des communautés.

Toutefois, ce grand apôtre n’oublia jamais sa première expérience de foi : l’amour du Christ crucifié était pour lui le gage de l’indestructible alliance de Dieu, de son Amour indéfectible pour le monde : « Qui nous séparera de l’Amour de Dieu ? » exclame-t-il du plus profond de son cœur. Voilà la brûlante question qui habite au sein des hommes et des femmes de l’Évangile, de ceux appelés à une mission; des gens qui refusent d’être brisés par les scandales, les frustrations et les mauvais pas, de ceux qui avaient au commencement de grands idéaux pour les  communautés et l’Église mais qui savaient également la triste réalité des divisions et des conflits; de ceux qui connaissent la dure réalité de la souffrance, de la douleur et du rejet mais qui continuent, malgré tout, à nourrir leurs grands et réalistes espoirs. Même le « mysterium iniquitatis » ne peut ébranler ceux qui ont mis leur cœur et leur esprit en Jésus Christ, Celui qui fait toute chose nouvelle!

Chacun de nous a besoin d’exemples vivants dans sa vie, comme Paul de Tarse et Ananias, pour nous libérer de notre aveuglement et nous montrer le monde avec les yeux du Christ. Ainsi, de la même manière que l’apôtre des Gentils s’inspira des mots perturbants d’Isaïe, de Jérémie et de l’exemple du ministère prophétique en général pour percevoir le sens de son appel, de même nous devons nous référer aux Écritures pour notre propre vie. Voilà pourquoi je remercie Dieu tous les jours pour les nombreux « Ananias » qui m’ont aidé à passer au travers des différentes nuits et tempêtes de ma vie.

Nous sommes prêtres puisque nous sommes les premiers serviteurs, parce que nous avons été séduits par le Seigneur et que nous avons répondu à son appel mystérieux. Nous avons donc reçu du Seigneur une mission et l’autorité pour aller de l’avant. Cette nouvelle autorité et ce nouveau pouvoir enracinés dans le sacerdoce ministériel n’existent que parce qu’ils participent de l’autorité de l’Évangile qui vient lui-même de la vie du Mystère pascal. Les sceaux, diplômes, qualifications, certificats, soutanes et Ordres, même le Saint Chrême ne font que confirmer l’authenticité de l’identité du prêtre qu’il possède déjà en lui-même.

L’autorité et le pouvoir, enracinés dans le sacerdoce ministériel, n’existent que parce qu’ils participent de l’autorité de l’Évangile qui vient elle-même de la vie du Mystère pascal. Tout le contraire d’un consommateur, de quelqu’un qui achète et amasse des choses. Jésus Lui-même nous a appris que la seule véritable source de l’autorité dans l’Église provient de la vie de service c’est-à-dire du don de sa vie pour ses amis. Si je suis un prêtre et que l’on m’appelle « Père », ce n’est pas simplement parce que j’ai un passé académique prestigieux, une bonne formation, un titre, une place privilégiée, un rôle important dans l’Église. Non, je suis un prêtre parce que je suis le premier de tous les serviteurs. Un prêtre est quelqu’un qui se donne avec joie pour les autres. Les prêtres authentiques sont des laveurs de pieds, des servants, qui ont donné leur vie à l’exemple de Jésus-Christ, l’Éternel prêtre de compassion et de service.

La prêtrise a souffert énormément durant les dernières années. Cette image biblique de service et d’autorité divine a été obscurcie, ternie et même parfois oblitérée. Contre ce portrait contemporain  du monde et de l’Église, nous devons redécouvrir l’essence et le cœur de la prêtrise à partir de cet appel initial qui nous a été donné. Laissez-moi vous partager six perspectives ou piliers d’une vision renouvelée de la vocation et de la mission du prêtre.

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Congrès Eucharistique de Dublin: témoignage et catéchèse du mardi 12 juin 2012

Témoignage de M. Carl Anderson:

Le premier témoignage auquel ont assisté les pèlerins provenant de 102 pays fut celui de Carl Anderson, Chevalier Suprême des Chevaliers de Colomb. Son témoignage a porté sur la manière dont il percevait l’importance de l’Eucharistie dans sa vie comme mari et Père de famille.

Catéchèse de Mgr Barry Hickey:

La catéchèse a été donnée par Mgr Barry Hickey, archevêque de Perth, en Australie et qui a mis l’accent sur la famille comme signe de communion. L’Eucharistie, a-t-il souligné, soutient la famille et révèle la dimension sacrificielle de l’amour authentique. Après avoir évoqué les différentes alternatives au mariage proposées par la culture contemporaine, Mgr Hickey a réaffirmé la valeur du mariage chrétien, reflet de l’unité de l’Église.

 

VIDEO: Courtoisie de ECDQ.TV et du Diocèse de Québec

 

La rencontre mondiale des familles

Du 1er au 3 juin prochain, Benoît XVI effectuera un voyage apostolique à Milan, en Italie, à l’occasion de la VIIe rencontre mondiale des familles. Voici l’horaire de nos diffusions, en anglais et en français

Vendredi 1er juin
17h30,  Arrivée du Pape à Milan et Discours  au peuple de Milan devant la cathédrale.  (Français) (Pas de diffusion des vêpres ce vendredi soir)

Samedi 2 juin
11h15, rencontre du Pape avec les confirmands diocésains suivie par la récitation de l’angélus. (Anglais)

13h, Benoît XVI célèbre l’office de tierce en la cathédrale, puis vénère les reliques de saint Charles Borromée. (Français)

20h,  Rencontre du Pape avec les familles au Parc Bresso et témoignages. (Anglais)

22h, rediffusion de la rencontre du Pape avec les familles au Parc Bresso et témoignages. (Français)

Dimanche 3 juin
10h, Messe de clôture pour la rencontre mondiale des familles, présidée par Benoît XVI. (Anglais)

16h, rediffusion de la Messe de clôture. (Français)

 

 

Allocution à l’assemblée provinciale de l’Ontario de Développement et Paix

Université de St. Michael’s College, Toronto – 12 mai 2012

Je suis très reconnaissant à Luke Stocking et à l’Organisation catholique canadienne pour le développement et la paix pour leur invitation et pour le privilège de m’adresser à vous, ce matin, dans le cadre de votre importante assemblée provinciale. Avant tout, ce sera pour moi l’occasion de vous exprimer à chacune et à chacun ma gratitude pour votre engagement, votre témoignage et votre persévérance. Je ne peux me tenir aujourd’hui devant vous sans évoquer l’extraordinaire collaboration que nous avons vécue il y a dix ans en préparant la Journée mondiale de la Jeunesse 2002 à Toronto et en célébrant ainsi à grande échelle notre identité et notre mission chrétienne et catholique. Grâce à la grande générosité de Développement et Paix, nous avons pu faire fabriquer dans les barrios de Colombie, en Amérique du Sud, plus de 500 000 petites croix de bois que le pape Jean-Paul II a remis à chacun des jeunes pèlerins qui ont participé à la Journée mondiale de la Jeunesse au Canada. Grâce à votre généreuse contribution, ce sont des coopératives de femmes du Chiapas, au Mexique, qui ont confectionné les étoles portées par les quelque 500 prêtres qui ont célébré le sacrement de la Réconciliation avec des dizaines de milliers de jeunes du monde entier dans le parc Duc in Altum et au parc Downsview. En étroite collaboration avec vos responsables régionaux, nous avons permis à 100 000 jeunes de mettre la main à des projets de service le mercredi après-midi de la Semaine de la Journée mondiale de la Jeunesse. Et en tirant parti de l’immense bonne volonté de vos bénévoles, nous avons préparé les fameux sacs du pèlerin de couleur rouge, tissés dans les prisons du Québec. La Journée mondiale de la Jeunesse 2002 a permis à Développement et Paix de renouveler son rayonnement parmi les jeunes, filles et garçons, de notre pays. Plusieurs d’entre vous ont alors qualifié la JMJ de moment de « refondation » pour l’Organisation catholique canadienne pour le développement et la paix.

Dix ans plus tard, je me présente devant vous pour vous encourager une fois encore à assumer l’importante mission ecclésiale confiée à Développement et Paix et pour réfléchir avec vous sur ce que cela veut dire que d’être un témoin convaincu et convaincant de Jésus Christ et sur la riche tradition de l’enseignement social de l’Église. Vous m’avez demandé de parler des « communications, de l’identité et de la mission catholiques », thème qui est depuis dix ans au cœur de mon ministère, soit depuis la création de la Fondation Sel et Lumière. Je voudrais situer mes remarques dans le contexte de l’Année de la Foi promulguée par le pape Benoît XVI — année qui débutera le 11 octobre 2012, soit la journée qui marquera le cinquantième anniversaire de l’ouverture du Deuxième Concile du Vatican. L’Année de la Foi se conclura le jour de la Solennité du Christ Roi, le 24 novembre 2013.

Redécouvrir Gaudium et Spes

Pour amorcer notre réflexion, examinons l’un des textes les plus importants du Deuxième Concile du Vatican — Gaudium et Spes, la Constitution pastorale sur l’Église dans le monde de ce temps qui est la raison d’être de l’Organisation catholique canadienne pour le développement et la paix. Gaudium et Spes est le plus long document du Concile et, en fait, le document le plus long jamais produit par l’un ou l’autre des 21 conciles œcuméniques tenus en 2000 ans d’histoire du christianisme !  Gaudium et Spes exigeait de nous un engagement intense dans le monde. Les Pères du Concile qui ont préparé ce document avaient connu les deux Guerres mondiales, l’horreur de la Shoa, l’aube de l’ère nucléaire, l’hostilité du communisme et l’impact stupéfiant et encore difficile à évaluer de la science et de la technologie. Tous ces facteurs les ont conduits à comprendre l’Église en fonction non seulement de sa vie interne, mais aussi de sa mission dans le monde. Le message de la Constitution pastorale sur l’Église dans le monde de ce temps est, à bien des égards, le condensé des espoirs et des objectifs de tout le Concile Vatican II. [Read more…]

Les JMJ, laboratoire de l’Eglise

A la veille des JMJ,  nous publions cet article du quotidien La Croix ; le père Thomas Rosica parle de l’importance du Chemin de Croix

« Les JMJ, laboratoire de l’Eglise

Du 16 au 21 août, un million et demi de jeunes sont attendus à Madrid, en Espagne, pour les 26es Journées mondiales de la jeunesse.

Dans un paysage catholique morose, marqué par la baisse de la pratique et des vocations, le succès de ce rassemblement autour du pape surprend.

Pour certains observateurs, le moment fut magique. Pour d’autres, incongru : en août 2008, sur l’immense pelouse aménagée dans la banlieue de Sydney, des centaines de milliers de jeunes se tiennent en silence.

Sur les écrans géants, disséminés un peu partout, une image fixe : le Saint Sacrement. Et devant, un homme âgé, Benoît XVI, recueilli. À l’écran, aucun autre mouvement. Pourtant, les jeunes se taisent, prient, ou regardent.

Mêler tradition et modernité

Cette scène s’était déjà produite trois ans plus tôt, à Cologne. Elle se répétera sans aucun doute à la fin de la veillée, samedi prochain, à Madrid. À elle seule, elle résume les JMJ, en même temps qu’elle livre l’une des clés de leur succès : ce curieux mélange de tradition (adoration du Saint Sacrement) et de modernité (un immense sit-in).

En somme, une forme de « religion postmoderne », pour reprendre l’expression de Michaela Pfadenhauer, professeur de sociologie au Karlsruhe Institute of Technology, qui a dirigé une étude sur les JMJ de Cologne (2005).

« Ce qui a contribué au succès, c’est la combinaison passionnante entre la capacité d’unir le traditionnel, liturgique, ecclésial, avec le moderne, la culture de l’événement. »

« Méga-événement »

De fait, tous les ingrédients du « méga événement » sont là : les JMJ donnent lieu à une scénographie marquée par un grand professionnalisme, avec un sens certain du marketing.

« Pour les autres rassemblements catholiques, ce sont les participants qui organisent. Là, on invite des professionnels, de grandes agences de communication », note encore la sociologue allemande.

En témoigne le chemin de croix, un des temps forts des JMJ. À Toronto, en 2002, il s’est dressé grâce à un système d’écrans géants sur les gratte-ciel de la ville, dans les rues, faisant appel par des images, parfois à la limite du supportable, à l’émotion et l’univers des jeunes générations.

Pourtant, « ce chemin de croix est resté dans toutes les mémoires », comme le rappelle le P. Thomas Rosica, qui fut directeur national des JMJ canadiennes : « Il est parvenu à créer une vraie émotion dans une ville très froide comme Toronto. » [Read more…]