Le pardon a des conséquences en cette vie et dans l’autre

Réflexion biblique pour le vingt-quatrième dimanche du Temps ordinaire A
Le 11 septembre 2011

L’Évangile d’aujourd’hui (Matthieu 18, 21-35) traite de la nécessité du repentir et du pardon répété pour ceux et celles qui se disent disciples du Christ. Ce texte de l’Évangile peut se diviser en deux grandes parties : la question de Pierre à Jésus : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner? Jusqu’à sept fois? » (v. 21-22). Jésus répond à Pierre que le pardon ne connaît pas de limites (v. 22). Puis Jésus raconte la parabole du débiteur impitoyable pour faire passer le message (v. 23-34).

Il y a des ressemblances entre la parabole de Matthieu et l’histoire que raconte Luc 17,4, mais la parabole et sa conclusion ne se trouvent que dans le récit de Matthieu. En regardant de plus près la parabole de Matthieu sur le roi et son serviteur, nous découvrons qu’elle ne décrit pas nécessairement l’insistance de Jésus sur le pardon répété, qui était l’objet de la question de Pierre et de la réponse de Jésus. Le premier serviteur était devenu vulnérable; il était faible et sans ressources devant le roi, dont il ne pouvait qu’implorer la pitié. Il reprend du pouvoir en exigeant de son compagnon qu’il le rembourse et en le faisant jeter en prison pour défaut de paiement. Il ne renonce pas au pouvoir qu’il a sur d’autres. Et pourtant, le geste de ses compagnons qui le dénoncent ressemble fort à l’attitude du premier serviteur; eux non plus ne savent pas pardonner et ils exigent de le voir puni. En fin de compte, le pardon du Père, qui est déjà accordé, sera retiré au jugement dernier à ceux qui n’auront pas su imiter sa miséricorde et pardonner à leur tour (v. 35). Jésus avertit que son Père céleste traitera ceux qui ne savent pas pardonner de la même façon que le roi traite le serviteur impitoyable.

Des questions qui persistent

Qu’est-ce que ça veut dire, « pardonner »? Avant tout, le pardon suppose qu’il y a quelque chose à pardonner. Que ce soit quelque chose d’important ou non, le besoin de pardon signifie que quelqu’un a fait quelque chose de mal. Le mot grec qui est employé pour désigner le « pardon » dans la parabole d’aujourd’hui veut dire « chasser, renvoyer » ou « mettre à part ». Le pardon « renvoie » ce qui a séparé les gens. La colère ou les sentiments de vengeance sont « renvoyés ». En pardonnant, on n’est plus sous le contrôle du geste peccamineux, de l’ancien péché qu’on a subi. Nous savons que Jésus exige de ses disciples un pardon sans limites. Mais le pardon et la miséricorde ne sont pas toujours simples.

Le pardon ne veut pas dire que les gens vont se réconcilier sur-le-champ. Mais il amorce du moins le processus de guérison et aide à écarter les sentiments de vengeance. Le fait d’ignorer l’enseignement de Jésus sur le pardon entraîne de sérieuses conséquences en cette vie et dans l’autre. Croyons-nous vraiment que notre destinée et notre salut éternel sont compromis ou entravés par notre incapacité de pardonner alors que nous sommes sur cette terre? Comment rendre justice et montrer de la miséricorde? Assurément, ce ne sont pas là pas pour nous des questions faciles et elles font lever en nous des nœuds d’émotions qu’on retrouve d’ailleurs dans la parabole d’aujourd’hui.
Aussi faut-il prêter une grande attention aux paroles du Siracide dans la première lecture (27, 30-28:7): « Rancune et colère, voilà des choses abominables où le pécheur s’obstine. L’homme qui se venge éprouvera la vengeance du Seigneur; celui-ci tiendra un compte rigoureux de ses péchés. Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait; alors, à ta prière, tes péchés seront remis. »

Il y a dix ans aujourd’hui 

La date d’aujourd’hui nous donne l’occasion de réfléchir en profondeur sur la façon dont nous réagissons, comme communauté chrétienne, au mal dans le monde : à la façon dont nous pardonnons et faisons preuve de miséricorde. Il y a dix ans aujourd’hui, le monde s’est arrêté, et la terreur et l’horreur du 11 septembre 2001 nous ont plongés comme jamais dans les profondeurs des mystères du mal, de la souffrance humaine et de la mort. Nombreux sont ceux qui se sont alors demandé où était Dieu au milieu de pareille destruction, dans la dévastation du 11 septembre. Mais, avec la grâce de Dieu, nous avons aussi été témoins de la grandeur du sacrifice humain et nous avons vu nos frères et sœurs manifester un amour héroïque.

Les attaques terroristes à Washington, D.C., en Pennsylvanie et à New York ne furent pas seulement des attaques contre les États-Unis. Pour citer le Bienheureux Jean-Paul II, « ce furent des crimes contre l’humanité ». Les victimes de ces tragédies venaient de dizaines de pays différents, et les retombées économiques et politiques de ces attentats ont touché le monde entier. Même si les responsables de ces attaques ont pu être motivés par leur opposition à des politiques américaines précises, notamment au Moyen-Orient, leur programme fondamental a paru s’inspirer d’un profond antagonisme à l’encontre de la culture et des institutions occidentales. Or il faut rejeter toute association simpliste entre l’islam et le terrorisme. Le 11 septembre pose un défi à l’Église autant qu’à l’État : nous devons en arriver à une meilleure compréhension de l’islam et établir avec lui des rapports plus profonds.

« L’ennemi » dans une guerre contre le terrorisme est très difficile à cerner; évitons soigneusement de faire du premier venu un ennemi potentiel. Il faut éviter de faire en sorte que la guerre au terrorisme devienne la guerre contre l’autre. Une société édifiée sur la peur et la méfiance de l’autre ne sera jamais une société pacifique. Ce n’est que lorsque seront rétablies la légalité, la règle de droit et la coexistence pacifique que nous pourrons goûter la victoire. [Read more…]

Funérailles du cardinal Aloysius Ambrozic, archevêque émérite de Toronto

Les funérailles du cardinal Aloysius Ambrozic, archevêque émérite de Toronto,  seront célébrées à la cathédrale St Michael de Toronto, demain mercredi 31 aout à 10h30.

Son corps est exposé dans la cathédrale et il est possible de venir prier devant sa dépouille aujourd’hui.

De nombreux évêques et prêtres assisteront à cette cérémonie. La cathédrale risque de ne pas pouvoir accueillir tous les fidèles demain. Cette cérémonie sera retransmise en direct de la cathédrale St Michael de Toronto, sur Télévision Sel + Lumière, demain mercredi 31 août dès 10h15 – rediffusion à 20h et minuit HE.
Il sera possible aussi de la suivre sur le site seletlumieretv.org en direct.

Décès du père Jean Monbourquette, psychologue canadien

Le père Jean Monbourquette, o.m.i., originaire d’Iberville, est décédé le dimanche 28 août 2011 à l’âge de 78 ans.

Prêtre des Oblats de Marie Immaculée et psychologue, il est un pionnier dans le dialogue entre foi chrétienne, spiritualité et psychologie. Il est l’auteur de nombreux ouvrages portant sur le développement personnel, dont le best-seller Aimer, perdre, grandir, publié en 1983 par Novalis puis en 1995 en France par Bayard. Il devient ainsi un conférencier très demandé.

Nous avons pu le rencontrer en 2010 pour la réalisation d’un clip vidéo pour l’agence Spiritours.

Vous pouvez lire une entrevue qu’il a donnée à la revue La Vie il y a un an, dans cet article publié aujourd’hui.
http://www.lavie.fr/religion/deces-de-jean-monbourquette-pionnier-de-la-psychologie-chretienne-29-08-2011-19400_10.php

 

Cardinal Aloysius Ambrozic, que votre âme repose en paix

Sel +Lumière offre sa profonde sympathie à la famille du cardinal Aloysius Ambrozic, archevêque émérite de Toronto qui vient de mourir ce matin, à l’âge de 81 ans, des suites d’une longue maladie. Prêtre depuis 56 ans, il était évêque pendant 35 ans et a servi comme 9e archevêque de Toronto de 1990 à 2006. 

Cardinal Ambrozic est né en 1930 à Gaberje, en Slovénie; il était le deuxième de sept enfants. En mai 1945, toute la famille s’est enfuie d’Autriche et a vécu dans plusieurs camps de refugiés, c’est là que le jeune Aloysius a fini ses études secondaires. En Septembre 1948, la famille a immigré au Canada et s’est installée à Markham en Ontario. Peu de temps après, Aloysius Ambrozic est entré au Séminaire St Augustin, une maison spirituelle où il est souvent revenu en tant qu’étudiant, professeur, évêque, archevêque et cardinal.

Après presque 21 années comme prêtre diocésain, le père Ambrozic fut nommé évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Toronto en 1976. Mgr Ambozic a servi aux côtés de l’archevêque Philip Pocok et du Cardinal Emmett Carter, avant sa nomination en tant qu’archevêque de Toronto le 17 mars 1990. En janvier 1998, le pape Jean-Paul II l’a nommé Cardinal, ce qui lui a permis de participer au conclave de 2005 qui a élu le pape Benoît XVI. [Read more…]

Secours d’urgence pour la Corne de l’Afrique

La situation est toujours aussi dramatique dans la Corne d’Afrique.  La Conférence des évêques catholique du Canada vient de publier un communiqué de presse donnant les informations et invitant à la solidarité. Le voici dans son intégralité.

« L’Organisation catholique canadienne pour le développement et la paix collabore avec Caritas Kenya, Caritas Éthiopie et Caritas Somalie pour faire parvenir des secours d’urgence dans la Corne de l’Afrique où quelque 11,6 millions de personnes sont affectées par une grave sécheresse. Par ailleurs, le gouvernement du Canada ajoutera une contribution égale à celle des dons que les particuliers auront faits pour cette cause entre le 6 juillet et le 16 septembre.

Le site Internet de Développement et Paix donne actuellement de l’information sur les causes profondes de la crise alimentaire qui frappe aujourd’hui la Corne de l’Afrique. En outre, il y a une fiche d’information sur la sécheresse et l’aide fournie par Développement et Paix en expliquant comment on peut faire un don. Cette fiche de renseignements est disponible en français à http://www.devp.org/devpme/fr/international/corne_d_afrique-fact-fr.html

À l’Angélus du 17 juillet dernier, le Saint-Père, le Pape Benoît XVI, a lancé un appel pour les populations de la Corne de l’Afrique :

« C’est avec une grande préoccupation que je suis les nouvelles en provenance de la région de la Corne de l’Afrique et en particulier de la Somalie, frappée par une très grave sécheresse qui a été suivie, dans certaines zones, par de fortes pluies, qui sont en train de provoquer une catastrophe humanitaire. Un nombre incalculable de personnes sont en train de fuir cette terrible famine à la recherche de nourriture et d’aide. Je souhaite que la mobilisation internationale se renforce pour que l’on envoie au plus vite des secours à nos frères et sœurs déjà durement éprouvés, parmi lesquels se trouvent de nombreux enfants. J’espère que ces populations souffrantes pourront compter sur notre solidarité et sur le soutien concret de toutes les personnes de bonne volonté. » (Voir : http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/angelus/2011/documents/hf_ben-xvi_ang_20110717_fr.html.) »

Chants, Joie, Chaos et Silence…. Pourquoi avons-nous tous afflués à Madrid cet été

Chers amis de Sel + Lumière,

Cela me prendrait une bonne semaine pour répondre à tous vos lettres, e-mails, appels et messages que nous avons reçus au cours des deux dernières semaines, comme Télévision Sel + Lumière nous avons essayé de notre mieux pour vous apporter les Journées Mondiales de la Jeunesse 2011. Merci pour vos très sympathiques messages d’encouragement. La ligne qui revient dans les messages est: “Nous nous sentions comme si nous étions là avec vous!”

Notre signal était transmis non seulement à travers le Canada, mais aussi aux États-Unis et en Australie, et à de nombreuses personnes qui ont rejoint nos émissions radio sur le canal catholique de Sirius Radio aux États-Unis, ainsi que sur Radio Maria Europe. Des centaines de milliers de personnes à travers le monde ont regardé les JMJ grâce à Télévision Sel + Lumière au Canada.

C’est le jour après la messe de clôture de la Journée Mondiale de la Jeunesse 2011 en Espagne à Madrid. Des centaines de milliers de “pèlerins” errent encore dans les rues de Madrid avec leurs drapeaux et leurs chansons. Des pèlerins fatigués montent à bord de centaines de bus qui sont en train d’être chargés avec leurs bagages, pour qu’ils repartent dans différentes destinations de l’Europe. L’aéroport de Madrid Barajas expérimente probablement la journée la plus achalandée de son histoire car les pèlerins décollent pour les quatre coins du monde. Ceux d’entre nous qui ont travaillé sur l’événement, et l’ont couvert à travers les médias du monde entier (plus de 6000 journalistes étaient formellement accrédités à l’événement!) ont pu dormir un peu ce matin! Beaucoup d’entre nous ont attrapé un rhume avec l’extrême chaleur dehors et l’air trop climatisé des chambres d’hôtel! [Read more…]

L’impact des JMJ sur la vie des jeunes catholiques

Voici des extraits d’une interview au cours de laquelle le père Rosica a partagé ses réflexions sur l’impact de la JMJ de Toronto sur l’Église au Canada et sur les jeunes.

 

Quelles ont été les retombées des JMJ de Toronto pour l’Église canadienne et en particulier pour les jeunes?
le père Thomas Rosica
Nous devons être honnêtes et reconnaître que les Journées mondiales de la jeunesse ne constituent pas une panacée ni une solution rapide aux problèmes de notre époque ou aux défis qui se posent à l’Église présentement, tandis qu’elle cherche à se rapprocher des jeunes. Ce type d’événement nous fait voir l’Église et le monde sous un autre angle, nous permettant de construire un futur commun. Une chose est certaine : personne n’a pu quitter Toronto, Cologne ou Sydney en pensant qu’il était possible de compartimenter sa foi ou de la réduire à quelques règles et observances dominicales. [Read more…]

Dimanche de la Catéchèse

L’Église et la société québécoise sont en pleine transformation et, avec ces changements, la façon de transmettre la foi chrétienne aux prochaines générations a beaucoup évolué. Puisque les valeurs de la foi chrétienne ne représentent plus les valeurs qui constituent l’identité des québécois, l’Église ne peut plus compter sur l’État ou les autres organismes de la société pour former les gens selon la vie chrétienne. C’est aux églises et aux communautés chrétiennes maintenant de proposer la foi comme chemin de vie.dimanche de la catéchèse

Les chrétiens sont au courant de l’urgence de trouver des nouvelles façons de communiquer la foi chrétienne aux générations à venir. Mais une grande question demeure : comment le faire ? Il y a de moins en moins de prêtres. Il y a de moins en moins de religieux. Les valeurs de la foi chrétienne ne sont plus enseignées dans les écoles. Alors, comment partager notre foi ?

Depuis quelques années, les communautés chrétiennes ont vu le début d’une solution à cette question grâce à la catéchèse. Enseignée par des laïcs engagés au sein de leurs propres communautés chrétiennes, la catéchèse en paroisse, en communauté, est un moyen de partager la foi adapté à nos circonstances actuelles. La catéchèse demande toutefois aux chrétiens de se mobiliser pour mieux connaître leur foi, afin de l’enseigner aux autres. Cela donne de la vie aux différentes communautés. On ne peut plus compter sur les écoles pour enseigner la foi chrétienne ; à nous, chrétiens, de mieux apprendre et partager notre foi, notamment aux jeunes générations. [Read more…]

Le ministère pastoral auprès des jeunes ayant une attirance pour les personnes du même sexe

A la suite de sa lettre pastorale aux jeunes sur la chasteté , sortie en début d’année,
la Conférence des Evêques Catholiques du
Canada (ou CECC) a souhaité aborder un autre thème.

En effet, une nouvelle lettre pastorale est sortie hier, signée par la Commission Episcopale pour la Doctrine, et se penche sur le thème de l’homosexualité.

En se basant sur les enseignements de l’Église, les évêques canadiens ont souhaité donner des recommandations et des principes généraux aux jeunes adultes et adolescents « qui s’interrogent sur leur identité sexuelle ou qui vivent des sentiments d’attirance homosexuelle », mais aussi aux pasteurs, éducateurs et parents qui encadrent ces jeunes.

Le document stipule que les personnes ayant des tendances homosexuelles « doivent être accueillies avec respect, compassion et délicatesse ». Pour eux, tout signe d’injuste discrimination est à bannir.
Le document, de plus, réaffirme la vision catholique du mariage et de la complémentarité sexuelle, en désaccord avec les actes d’homosexualité, et non l’inclination homosexuelle en elle-même.

En conclusion, « L’avenir de l’Église et de la société dépend des jeunes et des efforts que nous faisons pour les aider à avancer sur la voie de l’amour, à l’exemple du Christ qui nous a aimés et s’est livré pour nous ».

Le document est disponible sur le site de la CECC.

Sel + Lumière est récompensée du Gabriel Award 2011 pour la Station Télévisée Religieuse de l’Année

Sel + Lumière a reçu le prestigieux titre de « Station Télévisée Religieuse de l’Année » de la part de l’Académie Catholique des Professionnels de la
Communication et des Arts.

La récompense a été remise à la Fondation le 24 juin 2011, lors de la cérémonie des Gabriel Awards 2011, tenue par l’Académie Catholique et l’Association de Presse Catholique au Grand Hôtel Wyndham à Pittsburgh en Pennsylvanie. Cette célébration annuelle félicite l’excellence des films, télévisions, radios et autres projets de communication qui servent le public « à travers un traitement positif et créatif des préoccupations de l’humanité ».

C’est la troisième fois que Sel + Lumière remporte ce titre.

« Ce prix rend hommage au travail acharné de tout le personnel de Sel + Lumière et à nos donateurs, bienfaiteurs et le Conseil suprême des Chevaliers de Colomb, qui ont cru en nous et ont fidèlement soutenu nos efforts depuis
nos débuts », a déclaré le père Thomas Rosica, csb, directeur général de la Fondation catholique Sel et Lumière média. « Le prix reconnaît nos efforts pour répondre à l’appel du pape Jean-Paul II pour la nouvelle évangélisation, qui est au cœur de notre apostolat médiatique. »