La ville d’Ave Maria…

Pour plus de détails sur cette nouvelle communauté de Floride, Ave Maria, ville universitaire catholique, visitez les sites Web suivant (en anglais):

www.avemaria.com Le site de la communauté ouverte depuis le 21 juillet dernier
www.avemaria.edu Le site de l’université qui déménage aujourd’hui dans son nouveau campus

Nous nous sommes sentis bien sous la commune lumière… Les JMJ 2002 cinq ans plus tard

Père Thomas Rosica, C.S.B.,
Président-directeur général de la Fondation catholique Sel et Lumière et ancien directeur général et national des JMJ 2002

Quand je repense aux Journées mondiales de la Jeunesse de 2002, et quand je laisse cet événement prendre sa véritable dimension dans mes souvenirs, une image s’impose: celle d’un vent violent, d’une tempête qui a frappé le parc Downsview le dimanche 28 juillet au matin.  J’y ai vu, comme bien d’autres personnes présentes, le vent de la Pentecôte. Les nations de la terre étaient rassemblées autour du successeur de Pierre, ce matin-là, il y a maintenant cinq ans. C’est ce vent-là qui avait porté la croix des JMJ d’un océan à l’autre. Ce matin-là, je crois que l’Église canadienne est née de nouveau, près du lac Ontario.

Nous avons ressenti les effets des Journées mondiales de la Jeunesse de 2002 dans tout le pays au cours des cinq dernières années – depuis le programme dynamique de l’archidiocèse de Vancouver sur la pastorale des jeunes, jusqu’aux soirées de réflexions bibliques avec des jeunes organisées à Edmonton.  La cathédrale de Kingston s’est animée à l’occasion de séances de catéchèse destinées aux jeunes et à un grand nombre de personnes plus âgées!  Nous avons été témoins de nouveaux élans de pastorale jeunesse à St. Catharines, London, Toronto, Cornwall, et nous sommes réjouis des manifestations de l’énergie des jeunes dans l’Archidiocèse de Montréal. Dans les provinces maritimes, nous avons assisté à une véritable explosion d’activités jeunesse à Halifax, où les JMJ ont inspiré la création d’un centre de médias Jean-Paul II, un projet médiatique dirigé par des jeunes. À Québec, berceau de l’Église en Amérique du Nord, dans le sillage des Journées mondiales de la Jeunesse de 2002, les jeunes et l’Église diocésaine préparent le grand Congrès eucharistique de juin 2008.

L’énergie des Journées mondiales de la Jeunesse s’est répandue dans tout le Canada, et s’est concrétisée dans des mouvements dynamiques, enracinés dans l’Évangile. C’est dans ce sillage qu’est né le réseau de télévision catholique Sel et Lumière, l’un des plus beaux fruits des JMJ. Le phénomène des Journées mondiales de la Jeunesse est devenu un terreau fertile de vocations à la prêtrise, à la vie consacrée, au mariage et à des ministères laïcs dans l’Église. Pendant l’Angélus, au parc Downsview, le dimanche 28 juillet 2002, le pape Jean-Paul II a résumé par une très belle formule les sentiments des millions de personnes qui ont été touchées d’une façon ou d’une autre par les Journées mondiales de la Jeunesse de 2002:

«Alors que nous nous apprêtons à rentrer chez nous, je vous dis, avec saint Augustin : « Nous nous sommes sentis bien sous la commune lumière. Nous nous sommes réjouis et nous avons exulté de joie ensemble. Maintenant que nous devons nous séparer, essayons de ne pas nous détacher de Lui, le Christ. » Que ces mêmes jeunes trouvent dans l’Église canadienne un roc, un refuge, un port, un foyer et possiblement une vie au service de l’Église et du monde d’aujourd’hui.

Le pèlerinage de la croix des JMJ en Australie

Comme vous l’avez vu dans le Zoom d’aujourd’hui, la croix et l’icône marial de la JMJ sont en Australie.

Vous pouvez suivre son pèlerinage ici.

Jasmin

Sacré sondage!

Création

Vous avez sûrement entendu parler la semaine dernière d’un nouveau sondage Décima-la Presse Canadienne qui révèlait que pour 60 pour cent des Canadiens, Dieu a joué un rôle direct ou indirect dans la création de l’humanité.

Le pourcentage d’athées étant de 16% au recensement de 2001, on peut extrapoler que près de 24% des Canadiens croient en un Dieu qui n’a pas eu un mot à dire dans notre création.

Un Dieu non-créateur est un concept que j’ai de la difficulté à… concevoir. Une autre preuve que l’on doit souvent prendre les sondages avec un grain de sel et que les questions sur l’origine de la vie répondues sur le coin d’une table au téléphone peuvent donner de tels résutats.

Je crois et j’espère dans des méthodes de sondages plus évoluées!

Jasmin

Une liturgie, deux modes

Par Sébastien Lacroix

C’est maintenant chose faite. Le Saint-Père a, de son initiative personnelle, établi de nouvelles règles quant à l’usage de la liturgie dite ‘tridentine’ datant d’avant 1970. Le Motu Proprio Summum Pontificum établie que la liturgie romaine comporte deux modes :

a) Un mode ordinaire correspondant à la réforme de 1970 selon les livres promulgués par Paul VI, dont l’édition officielle latine peut être utilisée partout et en toute circonstance dans les traductions vernaculaires établies par les Conférences épiscopales.

b) Un mode extraordinaire correspondant aux livres liturgiques édités par Jean XXIII en 1962.

Le paragraphe 8 précise que tout ordinaire peut ériger dans son diocèse une paroisse personnelle s’il existe un nombre suffisant de fidèles réclamant la liturgie antérieure à la réforme. Il faudra que ce nombre soit consistant même s’il ne saurait être semblable à celui des autres paroisses.

Le pape a également écrit une lettre adressée aux évêques du monde afin d’expliquer les raisons qui l’ont motivées à faire ce choix. Il souhaite ainsi apaiser les craintes exprimées au cours des derniers mois par des prêtres et des évêques, particulièrement en France, là où se trouve le noyau des membres de la Société Saint-Pie X, que le Saint-Père souhaite ramener au sein de la communion de l’Église catholique. Au-delà de la liturgie, certains points d’ordre théologique empêchent toujours le rétablissement du groupe.

Quoi qu’on en dise, les motifs évoqués par le Saint-Père sont louables. Il s’agit de parvenir à une réconciliation interne au sein de l’Église, de dire Benoît XVI, qui n’est pas sans souligner que des abus dans la liturgie post-Vatican II ont blessé de nombreuses gens qui souhaitent rester fidèles à l’Église et qui appréciaient la messe de 1962.

Il est trop facile de se replier sur les vieilles catégories conservateurs/libéraux pour défendre ou critiquer une telle décision du Saint-Père. Les premiers disent que l’Église revient enfin au bon sens, alors que les seconds affirment que l’Institution a entrepris un virage à droite. Cela n’a rien à voir. Le décret papal ne changera rien à la pratique de la grande majorité des catholiques dans le monde. Et si cela favorise, ne serait-ce qu’un peu, le rapprochement avec des chrétiens qui avait tourné le dos à l’Église, pourquoi pas!

Ceux qui souhaiteraient une messe selon le Missel Jean XXIII (la messe tridentine) peuvent le demander à leur curé ou à l’évêque de leur diocèse. Pour les autres, il ne faut pas s’inquiéter: il n’est pas question que l’autel retourne au fond du sanctuaire.

Journal de Compostelle

Après cinq jours de marche, Mgr Paul André Durocher nous a envoyé un premier journal de bord. Avec son compagnon de route, Mgr Lionel Gendron, l’évêque d’Alexandria-Cornwall a entrepris une marche de 30 jours sur le camino frances vers Saint-Jacques de Compostelle. Nous espérons avoir d’autres nouvelles bientôt. D’ici là, gardons les deux pèlerins dans nos prières.

Le vrai sens du sermon de Jésus sur la montage de Galilée… Fête du Bienheureux Pier Giorgio Frassati

Par le père Thomas Rosica, C.S.B. 

Pier Giorgio FrassatiLe 4 juillet, l’Église se souvient du Bienheureux Pier Giorgio Frassati, un des patrons que le pape Jean-Paul II a donnés aux Journées mondiales de la jeunesse.  En béatifiant Pier Giorgio Frassati le 20 mai 1990, le pape Jean-Paul II offrit à l’Eglise, et plus spécialement aux jeunes adultes catholiques, un merveilleux artisan de l’Évangile, quelqu’un qui posait sur le monde un regard critique fondé sur des données, des informations et des connaissances singulières. Les principes de Pier Giorgio s’appuyaient sur les Béatitudes, et il a tenté, à son époque et d’une façon unique, de transposer sur le monde cette extraordinaire vision évangélique. 

Pier Giorgio est né à Turin, en Italie, le 6 avril 1901. Sa mère, Adélaïde Ametis, était peintre. Son père, Alfredo, était un agnostique. Il avait fondé et dirigeait le journal libéral La Stampa. Il exerçait une influence sur la politique italienne, ayant été sénateur et ambassadeur en Allemagne. Pier Giorgio fit ses premières études à la maison avec sa sœur Luciana, puis il alla à l’école publique et finalement dans une école dirigée par des Jésuites, ou il s’inscrivit à l’Apostolat de la prière et obtint la permission de communier quotidiennement (ce qui était rare à cette époque). 

Il cultiva une intense vie spirituelle, qu’il partageait sans hésitation avec ses amis. L’Eucharistie et le Vierge Marie étaient les deux pôles de sa prière. A 17 ans, en 1918, il devint membre de la Société Saint-Vincent de Paul et consacra la plus grande partie de son temps libre à servir les pauvres et les nécessiteux, à prendre soin des orphelins et à aider les soldats revenant de la Première Guerre mondiale. Pour Pier Giorgio, il ne s’agissait pas seulement de donner quelque chose aux gens seuls, aux pauvres, aux malades, mais plutôt de se donner lui-même. Il voyait Jésus en eux. À un ami qui lui demandait comment il pouvait supporter la saleté et les odeurs des maisons des pauvres, il répondit:«Rappelle-toi toujours que tu vas vers Jésus. Autour de l’infirme, de l’indigent, autour du malheureux, je vois une lumière particulière, une lumière que nous n’avons pas.» 

Amateur de plein airAthlétique, plein de vie, toujours entouré d’amis pour qui il était une inspiration, Pier Giorgio décida de ne pas devenir prêtre ou religieux car il préféra témoigner de l’Evangile en temps que laïc. 

Peu de temps avant de recevoir son diplôme d’ingénieur des mines, il fut frappé par la poliomyélite, qu’il contracta peut être – pensèrent plus tard les médecins – en visitant les malades dont il prenait soin. Ne tenant pas compte de son état de santé parce que sa grand-mère bien-aimée se mourait, il succomba le 4 juillet 1925, à l’âge de 24 ans, après six jours d’atroces souffrances. Sa dernière pensée sur terre fut pour les pauvres. La veille de sa mort il écrivit d’une main paralysée un message à un ami, lui demandant d’acheter et de porter à son compte les médicaments nécessaires aux injections destinées à un homme pauvre et malade qu’il visitait. 

Les funérailles de Pier Giorgio furent un triomphe. Le cortège funèbre, constitué d’une multitude de personnes étrangères à la famille, emplissait les rues de Turin. Il y avait des membres du clergé, des étudiants, et aussi les pauvres et les nécessiteux qu’il avait servis si généreusement pendant sept ans. 

L'ami de tousLes jeunes adultes peuvent se reconnaître dans ce beau jeune homme amateur de plein air. Comme eux, il connut tous les problèmes auxquels les jeunes doivent faire face, encore aujourd’hui: les études, les examens de fin d’année, l’engagement politique, les importantes décisions à prendre concernant sa vie, la fidélité de son engagement à la prière quotidienne, la souffrance découlant d’un amour éperdu, un père et une mère qui se débattaient dans leur propre relation : Combien de jeunes vivent ces mêmes combats chaque jours! En fait, la vie de Pier Giorgio rejoint profondément la réalité contemporaine du ministère pastoral universitaire. 

Merci, Pier Giorgio, d’avoir écouté les paroles de Jésus et de les avoir fait tiennes. Merci de t’être levé, d’avoir fait quelque chose, d’avoir bougé… pour Dieu et pour les autres. Merci d’avoir incarné le message des Béatitudes.  Pour cette raison, je te demande d’aider tous les participant à la Journée mondiale de la jeunesse 2008 à Sydney en Australie à en faire une grande expérience de véritable bénédiction et d’espérance, de joie et de paix.   

Prie pour nous et aide-nous à comprendre le vrai sens du sermon de Jésus sur la montage de Galilée. Aide-nous à devenir l’artisan de l’Evangile que tu étais pendant ta vie.

Sur les traces de la croix

Par Sébastien Lacroix

La croix des Journées mondiales de la jeunesse, ainsi que l’icône qui l’accompagne, sont arrivées à l’aéroport international de Sydney le 1er juillet. La croix entreprend ainsi un périple de 12 mois à travers ce pays d’Océanie en préparation aux JMJ du 10 au 20 juillet 2008. Quelques centaine de personnes, dont le premier ministre John Howard et le cardinal archevêque de Sydney George Pell, ont célébré le compte à rebours en chantant l’hymne officiel de cette XXIIIe JMJ lancé pour l’occasion.

C’est fou comme le temps passe vite.

Il y a cinq ans le 9 juin dernier, la croix des JMJ arrivait officielement dans la ville hôte de la 17ième Journée mondiale de la jeunesse. Au cours des 43 jours qui ont précédés cette arrivée, une vingtaine de pèlerins, on les appelait Portageurs, ont porté cette croix à pieds à partir de Montréal, qu’ils quittèrent d’ailleurs dans la neige le 28 avril 2002.

Je sais, vous allez me dire que je prêche pour ma paroisse. Tout de même, le passage de la croix des JMJ au Canada a préparé le terrain pour les milliers de jeunes qui allaient débarquer ici en juillet 2002. Cette croix a laissé sa marque, que l’on pense à l’Arche de la nouvelle alliance qui traverse le Canada en vue du congrès eucharistique de l’an prochain.

La croix des JMJ rassemble. Elle a réuni des gens de tous les horizons, de différentes cultures, langues et classes. Elle a provoqué des conversions, des demandes de pardon, des réconciliations. Pourquoi?

Parce qu’elle est bien plus que 2 planches de bois. Elle représente l’espoir, la preuve qu’il existe quelqu’Un de plus grand, la preuve que la vie triomphera de la mort, que l’Amour ne passera jamais.

Tout en priant pour l’Église catholique en Australie, nous pouvons suivre de près le périple de la croix des JMJ en ce pays. Si l’anglais ne vous cause pas de problème, visitez la version anglaise du site des JMJ 2008 qui renferme tous les détails sur la portion australienne du pèlerinage de la croix.

Le pallium: symbole de la mission de nos pasteurs

Par le père Thomas Rosica, C.S.B.

Directeur général, Télévision Sel + Lumière 

Le 29 juin, fête des saints Pierre et Paul, cinq nouveaux archevêques canadiens prendront part à une cérémonie liturgique ancienne en la basilique Saint-Pierre de Rome. Les nouveaux archevêques, tous nommés par le Pape Benoît XVI au cours des sept derniers mois, sont Gérard Pettipas, CSSR (Grouard-McLennan, Alberta) ; Thomas Collin (Toronto) ; Richard Smith (Edmonton) ; Terrence Prendergast, S.J. (Ottawa) et Brendan O’Brien (Kingston). Après avoir prononcé l’homélie au cours d’une des messes les plus significatives de l’année, les archevêques s’approchent pour recevoir le pallium (pluriel latin, pallia) des mains de l’évêque de Rome, le Saint-Père. Cet insigne ancien, revêtu par les évêques de Rome depuis le quatrième siècle, représente le joug du Christ que l’évêque prend sur ses épaules. 

Source: WikipédiaLe pallium est une sorte de large collier de laine. Orné de six croix noires, il comporte trois longues pièces lestées de morceaux de plomb dont deux pendent sur la poitrine et l’autre dans le dos.

La laine utilisée pour confectionner le pallium vient de deux agneaux offerts chaque année au Pape en la fête de sainte Agnès, le 21 janvier. Les agneaux sont d’abord conduits à l’église Ste-Agnès où ils sont bénis. Ils arrivent coiffés de deux couronnes de fleurs, l’une blanche et l’autre rouge. Celles-ci représentent la pureté d’Agnès, que les archevêques doivent tendre à imiter, et le martyre d’Agnès, que les archevêques doivent être prêts à subir. 

Les agneaux sont ensuite tondus et les pallia confectionnés. La veille de la solennité des grands apôtres Pierre et Paul (le 28 juin), les pallia sont déposés pour la nuit dans le cercueil d’argent qui siège au-dessus de la tombe de Pierre dans la crypte vaticane. Le lendemain (29 juin), les pallia sont remis aux nouveaux archevêques métropolitains. Cette cérémonie est la seule occasion où plus d’un évêque peut revêtir le pallium en même temps. De façon symbolique, le Pape partage avec les archevêques sa mission de « nourrir mes agneaux et mes brebis » confiée par Jésus à Pierre (voir Jean 21, 15-19). La laine sur les épaules évoque l’image de la brebis que le Bon Pasteur prend sur ses épaules. Elle rappelle également aux archevêques le poids de leurs fonctions. En conférant le pallium à chaque nouvel archevêque, le Saint-Père lui impose une part du poids et des responsabilités qu’il porte lui-même. 

Lors de sa propre installation dans le ministère de Pierre comme évêque de Rome, le 24 avril 2005, le Pape Benoît XVI a prononcé des paroles touchantes à propos du pallium qu’il venait tout juste de recevoir : « En réalité, le symbolisme du pallium est encore plus concret : la laine d’agneau entend représenter la brebis perdue ou encore celle qui est malade ou faible que le pasteur met sur ses épaules et qu’il mène aux sources de la vie. (…) Ainsi, le Pallium devient le symbole de la mission du pasteur. (…) L’ardeur sacrée du Christ doit animer tout pasteur : il n’est pas indifférent au fait que tant de personnes vivent dans le désert. Et il y a tant de formes de désert. Il y a le désert de la pauvreté, le désert de la faim et de la soif; il y a le désert de l’abandon, de la solitude, de l’amour détruit. Il y a le désert des ténèbres de Dieu, du vide des âmes qui n’ont pas conscience de leur dignité ni du but de la vie humaine. Les déserts extérieurs se multiplient dans notre monde, parce que les déserts intérieurs sont devenus trop grands. 

Voilà pourquoi les trésors de la terre ne sont plus au service de l’édification du jardin de Dieu où tous peuvent vivre, mais au contraire sont asservis par les puissances d’exploitation et de destruction. L’Église dans son ensemble, et les Pasteurs en son sein, doivent, comme le Christ, se mettre en route pour guider les hommes hors du désert, vers le lieu de la vie, vers l’amitié avec le Fils de Dieu, vers Celui qui nous donne la vie, la vie en plénitude. » 

Ottawa accueille son nouveau pasteur

Photo: Wayne Cuttington, courtoisie du Ottawa Citizen, Canwest News 

Par Sébastien Lacroix 

Toc. Toc. Toc. Les portes s’ouvrent. Le nouvel archevêque entre. Hier en la basilique-cathédrale Notre-Dame d’Ottawa a été installé Mgr Terrence Prendergast. La chaleur était bien sûr au rendez vous dans une cathédrale remplie à capacité.

 Le jésuite est le premier anglophone à la tête de l’archidiocèse dont le nombre de pratiquants francophones a chuté au cours des dernières années. Né à Montréal, Mgr Prendergast est parfaitement bilingue. Il a d’ailleurs accordé plusieurs entrevues aux médias au cours des derniers jours. Celle du journal Le Droit laisse présager un accueil chaleureux au nouvel archevêque.  

Dans son homélie, le nouvel archevêque a exprimé son intention de marcher avec ses diocésains :

Nous voulons tous suivre le Christ, mais chacun de nous pourrait sans doute trouver des aspects qui sont encore inachevés, une partie où l’autre qui n’a pas encore été totalement remise entre les mains de l’auteur de la vie, de celui qui annonce la bonne nouvelle à ceux et celles qui sont tenus en esclavage, de celui qui proclame que le but de sa venue parmi nous est de nous libérer de toute forme d’esclavage, car il est le Sauveur et notre rédempteur, le Sauveur qui nous offre ici et maintenant dans cette Eucharistie, un avant-goût de la vie éternelle que nous goûterons pleinement dans le Royaume des cieux. 

Au terme de ma marche [dans le centre-ville d’Ottawa, NDLR], j’ai remarqué des gens qui sortaient de la basilique Notre Dame à la fin de la messe du dimanche soir. Plusieurs m’ont reconnu et m’ont présenté à leurs voisins : l’accueil chaleureux d’Ottawa envers son nouveau pasteur était commencé! 

Cette église basilique est appelée cathédrale parce qu’elle contient la cathèdre, le siège de l’enseignement, que l’évêque occupe en tant que successeur des apôtres – uni au successeur de Pierre à Rome et à tous les évêques orthodoxes (dont l’enseignement est conforme au dogme) du monde en communion avec lui. Unis non pas pour une quelconque gloire personnelle ou un honneur, mais pour s’assurer que l’enseignement de Jésus garde sa vitalité pour nourrir les brebis parmi nous, pour aiguillonner, pour déranger, et pour consoler les brebis du troupeau du Christ. 

Je vous demande de prier avec moi afin que cette portion de la vigne du Seigneur, l’Église dynamique et vivante d’Ottawa, soit témoin non pas seulement dans cette cathédrale, mais dans toutes les églises paroissiales, les missions et les oratoires situés sur son territoire, de prier donc pour qu’elle se voie toujours comme une Église servante. Puisse-t-elle être une Église dans laquelle les disciples actuels de Jésus luttent, de semaine en semaine, pour se laisser convertir par la manière de vivre et les enseignements de notre Seigneur Jésus Christ. Nous ferons alors l’expérience de l’accomplissement des paroles finales du texte d’Isaïe entendu plus tôt, soit que l’alliance éternelle de Dieu habite parmi nous et que tous ceux qui nous voient proclament que nous sommes « un peuple que le Seigneur a béni ». 

Que Dieu vous bénisse tous et toutes!