Ottawa accueille son nouveau pasteur

Photo: Wayne Cuttington, courtoisie du Ottawa Citizen, Canwest News 

Par Sébastien Lacroix 

Toc. Toc. Toc. Les portes s’ouvrent. Le nouvel archevêque entre. Hier en la basilique-cathédrale Notre-Dame d’Ottawa a été installé Mgr Terrence Prendergast. La chaleur était bien sûr au rendez vous dans une cathédrale remplie à capacité.

 Le jésuite est le premier anglophone à la tête de l’archidiocèse dont le nombre de pratiquants francophones a chuté au cours des dernières années. Né à Montréal, Mgr Prendergast est parfaitement bilingue. Il a d’ailleurs accordé plusieurs entrevues aux médias au cours des derniers jours. Celle du journal Le Droit laisse présager un accueil chaleureux au nouvel archevêque.  

Dans son homélie, le nouvel archevêque a exprimé son intention de marcher avec ses diocésains :

Nous voulons tous suivre le Christ, mais chacun de nous pourrait sans doute trouver des aspects qui sont encore inachevés, une partie où l’autre qui n’a pas encore été totalement remise entre les mains de l’auteur de la vie, de celui qui annonce la bonne nouvelle à ceux et celles qui sont tenus en esclavage, de celui qui proclame que le but de sa venue parmi nous est de nous libérer de toute forme d’esclavage, car il est le Sauveur et notre rédempteur, le Sauveur qui nous offre ici et maintenant dans cette Eucharistie, un avant-goût de la vie éternelle que nous goûterons pleinement dans le Royaume des cieux. 

Au terme de ma marche [dans le centre-ville d’Ottawa, NDLR], j’ai remarqué des gens qui sortaient de la basilique Notre Dame à la fin de la messe du dimanche soir. Plusieurs m’ont reconnu et m’ont présenté à leurs voisins : l’accueil chaleureux d’Ottawa envers son nouveau pasteur était commencé! 

Cette église basilique est appelée cathédrale parce qu’elle contient la cathèdre, le siège de l’enseignement, que l’évêque occupe en tant que successeur des apôtres – uni au successeur de Pierre à Rome et à tous les évêques orthodoxes (dont l’enseignement est conforme au dogme) du monde en communion avec lui. Unis non pas pour une quelconque gloire personnelle ou un honneur, mais pour s’assurer que l’enseignement de Jésus garde sa vitalité pour nourrir les brebis parmi nous, pour aiguillonner, pour déranger, et pour consoler les brebis du troupeau du Christ. 

Je vous demande de prier avec moi afin que cette portion de la vigne du Seigneur, l’Église dynamique et vivante d’Ottawa, soit témoin non pas seulement dans cette cathédrale, mais dans toutes les églises paroissiales, les missions et les oratoires situés sur son territoire, de prier donc pour qu’elle se voie toujours comme une Église servante. Puisse-t-elle être une Église dans laquelle les disciples actuels de Jésus luttent, de semaine en semaine, pour se laisser convertir par la manière de vivre et les enseignements de notre Seigneur Jésus Christ. Nous ferons alors l’expérience de l’accomplissement des paroles finales du texte d’Isaïe entendu plus tôt, soit que l’alliance éternelle de Dieu habite parmi nous et que tous ceux qui nous voient proclament que nous sommes « un peuple que le Seigneur a béni ». 

Que Dieu vous bénisse tous et toutes!

La route de Compostelle

Je vous invite à regarder l’entrevue de mon collègue Sébastien Lacroix avec Mgr Paul-André Durocher, évêque de Cornwall, qui depuis de 25 juin dernier a entrepris avec Mgr Lionel Gendron, évêque auxiliaire à Montréal, la portion française de la route de Compostelle.

Nous suivrons d’ailleurs leur périple lors des émissions Zoom du prochain mois.

Jasmin

Bonne St-Jean…

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Ça me fait toujours plaisir de voir que malgré le fait qu’on essaie de plusieurs années de parler de la « Fête nationale » pour parler de la St-Jean-Baptiste, dans le discours populaire, la St-Jean demeure.

Les racines chrétiennes des canadiens-français, des québécois, sont souvent évacuées, mais en allant célébrer la messe dimanche, journée de la fête de St-Jean, cousin de Jésus, je célébrerai aussi mon identité française et catholique en Amérique du Nord. Non pas par nationalisme pompeux, mais par la certitude que mon peuple à sa part à jouer dans un monde qui cherche désespérément à vivre en harmonie et à célébrer les richesses de sa diversité.

Jasmin

Hollywood et la bible…

Evan le Tout-Puissant, dialogue entre le nouveau Noé et Dieu

Demain sort sur grand écran le film Evan le Tout-Puissant, comédie inspirée du récit du déluge bliblique.

Pour une toute première fois, des producteur ont choisi d’investir pour la promotion d’une comédie auprès des Églises chrétiennes. L’idée en quelques mots? Promouvoir le don de soi auprès de groupes chrétiens, un peu comme Noé s’est donné pour construire son Arche.

Ce type de marketing semble efficace surtout auprès des Églises évangéliques: visitez le site de la campagne, arkalmighty.com, et essayez de trouver une paroisse catholique qui participe à leur campagne. J’ai pas trouvé.

Bien sûr, cette campagne est uniquement en anglais, la chose religieuse n’ayant pas le même attrait chez les francophones a-t-on dû murmurer à l’oreille de l’agence de publicité basée à Houston en charge du projet.

Dans le cas de récents films comme la Nativité ou la Passion du Christ, le traitement permettait de toucher au coeur du christianisme. Ces oeuvre invitaient à la discussion.

Dans le cas d’une comédie sur le déluge, c’est un peu différent. Pas de grande analyse possible, mais un rappel d’un récit biblique avec une touche très contemporaine.

Mon collègue Sébastien a vu le film. Evan le Tout-Puissant est très respectueux dans son approche et choisit un humour très familial. A un moment où l’on aime se moquer de tout ce qui est religieux souvent d’une manière iconoclaste, c’est à tout le moins rafraîchissant d’avoir un film, une comédie en plus, qui traite son sujet avec respect. Le réalisateur a également choisi de donner un ton écologique à l’histoire et de promouvoir les valeurs familiales.

Déjà certains dénoncent l’aspect rose-bonbon du film. Moi je dis enfin une comédie qui ne tombe pas dans la vulgarité pour soutirer des sourires…
J’imagine d’ailleurs Dieu avoir un excellent sens de l’humour quand le tout est traité avec bon goût.

Et vous, que pensez-vous d’une comédie à partir d’un thème biblique?

Jasmin

La chanson des JMJ en avant-première

Les chanteurs Guy Sebastian et Paulini d’Australie qui seront au lancement du 1er juillet.

Elle sera lancée officiellement le 1er juillet lors d’un concert spécial à Sydney, mais nous avons le plaisir de vous en présenter un extrait dans notre Zoom du 21 juin.
Voici les paroles en anglais… la version internationale devrait être présentée sous peu.

Receive the Power by Guy Sebastian/Gary Pinto

VERSE 1
Every nation, every tribe,
come together to worship You.
In Your presence we delight:
we will follow
to the ends of the earth.

CHORUS
Alleluia, Alleluia!
Receive the power, from the Holy Spirit!
Alleluia, Alleluia!
Receive the power to be a light unto the world.

VERSE 2
As Your Spirit calls to rise
we will answer and do Your will.
We’ll forever testify
of Your mercy and unfailing love.

CHORUS
Alleluia, Alleluia!
Receive the power, from the Holy Spirit!
Alleluia, Alleluia!
Receive the power to be a light unto the world.

BRIDGE
Lamb of God, we worship you.
Holy one, we worship you.
Bread of Life, we worship you.
Emmanuel, we worship you.
Lamb of God, we worship you.
Holy one, we worship you.
Bread of life, we worship you.
Emmanuel, we will sing forever:

CHORUS
Alleluia, Alleluia!
Receive the power, from the Holy Spirit!
Alleluia, Alleluia!
Receive the power to be a light unto the world.

Des paroles que nous connaisserons très bien d’ici un an et des poussières…

Jasmin

Visite pastorale à Assise

Ce dimanche 17 juin, Benoît XVI se rendra en visite pastorale à Assise. Divers événements sont prévus dont une messe célébrée sur la place inférieure de la basilique Saint-François à 10h, heure locale de Rome. Sel et Lumière diffusera en direct les principaux événements de la journée dès 3h30 le matin, avec commentaires en anglais. Le tout sera rediffusé avec commentaires en français lundi le 18 juin dès 20 heures.

Judéo-Christianisme et apprentissage du français

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Avez-vous vous aussi sursauté en entendant parler du rapport du Ministère de l’Éducation du Québec qui associe le décompte des fautes lors des examens de français des cégeps à une «approche judéo-chrétienne» trop punitive?

Dieu merci, il semble que ce rapport sera « tabletté ».

Nos racines judéo-chrétiennes sont à la base de plusieurs des valeurs fondatrices de nos sociétés civilisées.

Le concept de culpabilité dont fait mention les auteurs du rapport est une dérive de l’approche judéo-chrétienne.

Rappelons-nous, l’un des éléments clé de cette approche est la sagesse.

Grâce à elle, nous sommes aujourd’hui à même de discerner entre fausse-culpabilité et culpabilité.

La meilleure façon d’apprendre le français, c’est encore par le travail (tiens, une autre valeur judéo-chrétienne!).

Ça me rappelle que je dois poursuivre mes études du polonais cet été si je veux passer mes examens à l’automne… Correcteurs et correctrices, je serai prêt!

Jasmin

L’avenir de nos paroisses

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Hier matin à 11 heures, les paroissiens de la paroisse Notre-Dame de l’Assomption à Sherbrooke ont pris part à la dernière messe célébrée dans leur église. Dans son homélie, l’archevêque de Sherbrooke Mgr André Gaumond, a fait allusion à la vente de la vente de la maison familiale puisque sa mère ne pouvait plus apte à y demeurer. Étape difficile mais nécessaire, tourner la page pour commencer un autre chapitre cause à la fois tristesse et espoir. La communauté du Bon Pasteur qui réunira les 2 paroisses restantes permettra aux paroissiens de former une communauté plus forte, plus active, moins à bout de souffle à cause d’un manque de ressources criant.

Le diocèse de Sherbrooke au Québec a connu le plus grand nombre de fermetures de paroisses au Québec. Celle-ci a-t-elle un avenir? C’est la question à laquelle nous tentons de répondre ce soir à Focus catholique, à 19HAE en rappel vendredi et dimanche à 19h30HAE.

Partager votre expérience avec d’autres! Faites nous part des changements vécus au sein de votre communauté. Nous les publierons sur cette page.
Sébastien

Au cours des prochains jours…

Ne manquez pas:

1) La messe pour les 40 ans de Développement et Paix ce samedi à 17h à l’Oratoire St-Joseph (diffusé le lendemain au Jour du Seigneur sur les ondes de Radio-Canada).

2) La canonisation de la religieuse Marie-Eugénie de Jésus, du polonais Simon de Lipnica, du prêtre irlandais
Charles de Saint-André et du prêtre maltais Georges Preca.

En direct sur Sel + Lumière à 3h30 le dimanche 3 juin et rediffusion à 15h30 (commentaires en anglais)
Redifusion avec commentaires en français le lundi 4 juin à 20h et minuit.

3) La Coalition pour la Liberté en Éducation (CLÉ) présente une première conférence intitulée « Le cours d’éthique et de culture religieuse et ses conséquences sur nos enfants » par madame Jean Chevrier, présidente de l’Association des Parents Catholiques du Québec (APCQ)

Ce lundi, 4 juin à 19h30 à la Salle communautaire
200 rue Lalemant (via rue Caron) à Québec (centre-ville près de l’Hôpital Général)

Sur ce, excellente fin de semaine!

Les Nouvelles Pentecôtes pour l’Église en nos jours

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Dimanche 27 mai, l’Église fête la Pentecôte. Cette fête rappelle le jour où l’Esprit Saint a été répandu sur Marie et les apôtres, rassemblés au Cénacle. À la Pentecôte, pour un moment, les nations ont interrompu leurs querelles et fait l’expérience d’une communauté rassemblée par Dieu. À la Pentecôte se lève une espérance neuve: pourrions-nous enfin vivre sans divisions?

En juillet 2002, les activités de la Journée mondiale de la Jeunesse 2002 qui se sont déroulés un peu partout le Canada ont été pour notre Église canadienne une nouvelle Pentecôte. Autant de visages, de langues, de races, de cultures, de façons de prier, et une joie sans bornes, autant de signes vivants que l’Esprit de Dieu a été répandu à nouveau sur les jeunes du monde et sur l’Église. Notre pays, et particulièrement Toronto, est devenu un nouveau Cénacle.

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Pourquoi les jeunes ont-ils répondu à l’invitation de Jean-Paul II? Pourquoi sont-ils venus célébrer la 17e Journée mondiale de la Jeunesse à Toronto? Pourquoi la croix de la JMJ a-t-elle touché des centaines de milliers de personnes au cours de l’année qui précédait la JMJ? Comment expliquer le profond sentiment d’unité et de paix qui a habité les jeunes et les moins jeunes qui sont restés jeunes? Il me semble que l’Esprit Saint nous a préparé à la Journée mondiale de la Jeunesse de plusieurs manières au cours de l’année avant juilet 2002.

Premièrement, par la proclamation claire et sans ambiguïté de la personne qui est au coeur de la Journée mondiale de la Jeunesse 2002: le Christ. Le Christ, éternellement jeune et rayonnant, qui se révèle à ses jeunes disciples et à toute l’Église; le Christ Seigneur, Rédempteur, Maître et Sauveur; le Christ, Ami exigeant. Tel est le Christ que cherchent les jeunes. Tel est le Christ qui ne les lâchera jamais.

Deuxièmement, la présence de l’Esprit à la Journée mondiale de la Jeunesse 2002 se manifeste par l’invitation: de grands rassemblements, de grandes foules, un grand appel. Tous et toutes ont été invités à la fête. Dans le Nouveau Testament, Jésus se fait présent aux foules, à la multiplication des pains, sur le mont des Béatitudes. Dans les paraboles, Jésus parle de noces et de banquets pour expliquer le salut offert à tous. À la Journée mondiale de la Jeunesse, la Bonne Nouvelle est offerte à toute personne.

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Troisièmement, le Saint-Esprit agit au milieu de nous par attraction. Même avant d’envoyer des missionnaires, la première communauté de Jérusalem a vu des foules des villes voisines converger vers Jérusalem parce que la Bonne Nouvelle s’était rendue jusqu’à elles. Les gens de cette communauté avaient quelque chose d’unique: ils s’aimaient les uns les autres, réellement. Ils étaient heureux. La bonté, l’authenticité et la joie ne peuvent qu’inspirer et attirer les autres.

En quatrième lieu, l’Esprit agit par contagion. Une petite flamme peut en allumer une autre. Un sourire en engendre un autre. Une petite bougie dissipe la nuit. Un geste d’accueil et de gentillesse en suscite d’autres. La nouvelle se répand, et nous n’y pouvons rien! Jésus Christ est venu allumer un grand feu sur la terre; la Journée mondiale de la Jeunesse en témoigne aujourd’hui chez nous.

Cinquièmement, à la JMJ, l’Esprit travaille à la manière d’un ferment, comme le levain dans la pâte. Un travail lent, caché, comme la levure dans la pâte qui deviendra pain, comme le grain que l’on sème avec soin, dans l’attente des fruits. Tout au long de la JMJ, nous avons semé, nous avons planté des désirs, nous avons permis à des personnes de rêver, nous avons aidé des jeunes à rencontrer le Seigneur, à l’aimer et à le servir chaque jour de leur vie.

La Journée mondiale de la Jeunesse a été une expérience de Pentecôte vraiment catholique, une experience d’ouverture sur le monde – non seulement le Canada, l’Amérique du Nord ou un petit coin connu du globe ou de la société, mais une ouverture à chaque être humain.

Comme Église, nous portons l’Évangile, nous sommes remplis de l’Esprit quand nous permettons à l’Esprit de mettre en nous la joie, la paix, la sainteté. Vivifiée par l’Esprit et par l’expérience de la Journée mondiale de la Jeunesse 2002, l’Église de chez nous ne sera plus jamais la même.

Quand l’Esprit nous habite, nous devenons créatifs, imaginatifs. Il y a longtemps, le prophète Joël le disait de façon éloquente: «Je répandrai mon Esprit sur toute chair. Vos fils et vos filles seront prophètes, vos vieillards auront des songes, vos jeunes gens auront des visions» (Joël 2, 28; Actes 2, 17).

Quels mots pourraient mieux exprimer ce que nous avons vécus profondément pendant la Journée mondiale de la Jeunesse 2002?

Père Thomas Rosica, c.s.b.