Les Nouvelles Pentecôtes pour l’Église en nos jours

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Dimanche 27 mai, l’Église fête la Pentecôte. Cette fête rappelle le jour où l’Esprit Saint a été répandu sur Marie et les apôtres, rassemblés au Cénacle. À la Pentecôte, pour un moment, les nations ont interrompu leurs querelles et fait l’expérience d’une communauté rassemblée par Dieu. À la Pentecôte se lève une espérance neuve: pourrions-nous enfin vivre sans divisions?

En juillet 2002, les activités de la Journée mondiale de la Jeunesse 2002 qui se sont déroulés un peu partout le Canada ont été pour notre Église canadienne une nouvelle Pentecôte. Autant de visages, de langues, de races, de cultures, de façons de prier, et une joie sans bornes, autant de signes vivants que l’Esprit de Dieu a été répandu à nouveau sur les jeunes du monde et sur l’Église. Notre pays, et particulièrement Toronto, est devenu un nouveau Cénacle.

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Pourquoi les jeunes ont-ils répondu à l’invitation de Jean-Paul II? Pourquoi sont-ils venus célébrer la 17e Journée mondiale de la Jeunesse à Toronto? Pourquoi la croix de la JMJ a-t-elle touché des centaines de milliers de personnes au cours de l’année qui précédait la JMJ? Comment expliquer le profond sentiment d’unité et de paix qui a habité les jeunes et les moins jeunes qui sont restés jeunes? Il me semble que l’Esprit Saint nous a préparé à la Journée mondiale de la Jeunesse de plusieurs manières au cours de l’année avant juilet 2002.

Premièrement, par la proclamation claire et sans ambiguïté de la personne qui est au coeur de la Journée mondiale de la Jeunesse 2002: le Christ. Le Christ, éternellement jeune et rayonnant, qui se révèle à ses jeunes disciples et à toute l’Église; le Christ Seigneur, Rédempteur, Maître et Sauveur; le Christ, Ami exigeant. Tel est le Christ que cherchent les jeunes. Tel est le Christ qui ne les lâchera jamais.

Deuxièmement, la présence de l’Esprit à la Journée mondiale de la Jeunesse 2002 se manifeste par l’invitation: de grands rassemblements, de grandes foules, un grand appel. Tous et toutes ont été invités à la fête. Dans le Nouveau Testament, Jésus se fait présent aux foules, à la multiplication des pains, sur le mont des Béatitudes. Dans les paraboles, Jésus parle de noces et de banquets pour expliquer le salut offert à tous. À la Journée mondiale de la Jeunesse, la Bonne Nouvelle est offerte à toute personne.

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Troisièmement, le Saint-Esprit agit au milieu de nous par attraction. Même avant d’envoyer des missionnaires, la première communauté de Jérusalem a vu des foules des villes voisines converger vers Jérusalem parce que la Bonne Nouvelle s’était rendue jusqu’à elles. Les gens de cette communauté avaient quelque chose d’unique: ils s’aimaient les uns les autres, réellement. Ils étaient heureux. La bonté, l’authenticité et la joie ne peuvent qu’inspirer et attirer les autres.

En quatrième lieu, l’Esprit agit par contagion. Une petite flamme peut en allumer une autre. Un sourire en engendre un autre. Une petite bougie dissipe la nuit. Un geste d’accueil et de gentillesse en suscite d’autres. La nouvelle se répand, et nous n’y pouvons rien! Jésus Christ est venu allumer un grand feu sur la terre; la Journée mondiale de la Jeunesse en témoigne aujourd’hui chez nous.

Cinquièmement, à la JMJ, l’Esprit travaille à la manière d’un ferment, comme le levain dans la pâte. Un travail lent, caché, comme la levure dans la pâte qui deviendra pain, comme le grain que l’on sème avec soin, dans l’attente des fruits. Tout au long de la JMJ, nous avons semé, nous avons planté des désirs, nous avons permis à des personnes de rêver, nous avons aidé des jeunes à rencontrer le Seigneur, à l’aimer et à le servir chaque jour de leur vie.

La Journée mondiale de la Jeunesse a été une expérience de Pentecôte vraiment catholique, une experience d’ouverture sur le monde – non seulement le Canada, l’Amérique du Nord ou un petit coin connu du globe ou de la société, mais une ouverture à chaque être humain.

Comme Église, nous portons l’Évangile, nous sommes remplis de l’Esprit quand nous permettons à l’Esprit de mettre en nous la joie, la paix, la sainteté. Vivifiée par l’Esprit et par l’expérience de la Journée mondiale de la Jeunesse 2002, l’Église de chez nous ne sera plus jamais la même.

Quand l’Esprit nous habite, nous devenons créatifs, imaginatifs. Il y a longtemps, le prophète Joël le disait de façon éloquente: «Je répandrai mon Esprit sur toute chair. Vos fils et vos filles seront prophètes, vos vieillards auront des songes, vos jeunes gens auront des visions» (Joël 2, 28; Actes 2, 17).

Quels mots pourraient mieux exprimer ce que nous avons vécus profondément pendant la Journée mondiale de la Jeunesse 2002?

Père Thomas Rosica, c.s.b.

Concerts ce weekend sur Sel + Lumière

Nous avons reçu de nos partenaires de la télévision italienne Telepace deux concerts que nous tenons à vous partager cette fin de semaine:

1) Le concert de Gen Rosso à Turin – Ce samedi 26 mai à 15h30, 20h et minuit HE.

Le groupe Gen Rosso: « International Performing Arts Group » est né en 1966 à Loppiano (petit village près de Florence, en Italie) d’une idée de Chiara Lubich (Fondatrice du mouvement Focolare et Prix Unesco pour l’éducation à la paix) dans le dessein de communiquer, à travers la musique, des messages de paix et de fraternité universelle et ainsi de participer à la réalisation d’un monde plus uni.

Des artistes du Brésil, R.D.Congo, Kenya, Argentine, Espagne, Italie, Suisse, Philippine et Pologne vous en mettrons plein la vue et les oreilles! Durée : 2h.

Plus de détails sur leur site web en français.

2) L’oratorio Resurrexi, présenté à la Salle-Paul VI le 23 mai dernier – Ce dimanche 27 mai à 15h30, 20h et minuit.

Ce concert, dont nous vous avons parlé lors de notre émission Zoom, a été offert par la Conférence épiscopale italienne pour les 80 ans de Benoît XVI. Durée: 1h30.

Monter toujours plus haut

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Oui je le veux! Cette réponse monte en nous comme une boule de feu sur le point d’exploser. Il ne peut en être autrement après le weekend de la Montée jeunesse qui s’est conclue hier midi à Québec. Mille jeunes repartent ainsi avec un souffle nouveau, remplis d’espérance et près à vivre de cette Personne, cette Parole, qui leur a été présentée ce weekend.

La Montée jeunesse en était à sa troisième édition et pourtant on y sentait un vent de fraîcheur, un renouveau, un dynamisme, qu’on ne trouve plus dans tous les rassemblements jeunesse. Il faut dire que le problème est bien connu. Lorsqu’on sait qu’on a une formule gagnante, on se met facilement sur le pilote automatique. Et c’est là que les choses peuvent dérapper. On oublie qui on sert,  et pourquoi. En bout de ligne, une formule gagnante utilisée ad nauseam conduit inévitablement au cul-de-sac. Et l’événement meurt de sa belle mort, délaissé par des jeunes qui en avait assez du rebaché. Voilà, à mon très humble avis, un problème majeure de la pastorale jeunesse.

La Montée jeunesse est tout autrement. D’abord, elle s’inscrit dans les préparatifs au Congrès eucharistique de 2008 à Québec. Ensuite, on sent vraiment que les organisateurs avaient investi dans l’événement et donc qu’il s’agissait de quelque chose de très important.

Enfin, la qualité des conférenciers de même que la diversité et l’équilibre des activités au programme ont rendu l’expérience agréable à tous les participants, tant francophones qu’anglophones. Du concert rock à l’adoration, nous passions de l’énergie électrisante à la paix intérieure, en présence du Seigneur. Et qui a eu l’idée d’intégrer tous ces participants à la messe dominicale dans des paroisses du diocèse? Voilà une idée inspirée de l’Esprit qui rassemblait les jeunes participants et des gens de Québec qui les ont accueilli dimanche matin.

Chapeau à toute l’organisation de la Montée jeunesse 2007.

Sébastien

De Québec, oui je le veux!

Des jeunes de partout au Canada et ailleurs ont relevé le défi lancé par le Cardinal Marc Ouellet à la Montée jeunesse 2006 et sont revenus encore plus nombreux, presque mille, à répondre oui je le veux! Tous étaient au Sanctuaire de Sainte-Anne de Beaupré ce samedi pour entendre Mgr Paul-André Durocher parler de la famille comme première église, ou église domestique, comme le disait Jean-Paul II. Et puisque nous mentionnons le serviteur de Dieu JPII, les jeunes n’ont pas manqué de souligner que le défunt pape aurait eu 87 ans hier.

Cet après-midi au cours de la messe, Alexandre Bourget et sa copine Michèle se sont fiancés devant l’assemblée et avec la bénédiction de l’archevêque. Alexandre est l’un des jeunes engagés dans le programme ‘Une année pour Dieu’ au Congrès eucharistique. Pour eux, il s’agit d’un premier ‘oui’, qui montre à quel point eux, comme bien d’autres, veulent que leur foi soit le ciment de leur amour. Belle façon de répondre à ce que disait Mgr Thomas Collins dans son homélie. ‘La vie sur terre est trop courte pour être gaspillée, disait l’archevêque de Toronto, tic, tic, tic et PAM, c’est fini. Il n’y a pas de temps pour vivre une vie de platitude, de cynisme. C’est une vie de joie, à semer autour de nous, dans le sacrement de mariage, dans le Christ,’ que sont invités à vivre des jeunes comme Michèle et Alexandre.

Le weekend se poursuit donc, dans la joie. Nous y reviendrons dans le cadre de Zoom mardi prochain.

Sébastien

Comme si on y était…

Bravo à l’équipe du Congrès eucharistique! Vous pouvez suivre pas à pas la rencontre internationale des délégués sur le suite web du congrès au www.cei2008.ca. Vidéos, photos, conférences, tout y est.

Ça donne drôlement le goût de se rendre au Congrès l’an prochain!

Jasmin

De 1968 à 2007 – L’Église d’Amérique Latine

La deuxième Conférence générale de l’épisocopat Latino-Américains et des Caraïbes (CELAM) avait, en 1968, soulevé autant sinon plus d’intérêt que la conférence qui se tient présentement à Aparecida au Brésil. Dans la foulée du Concile Vatican II, les évêques avaient pris l’audacieuse décision de se réunir à Medellin en Colombie. Le temps était venu d’examiner la situation et le rôle de l’Église à travers les transformation vécues en Amérique Latine.

Sans faire de la politique, les évêques affirmaient l’importance de former la conscience sociale et une perception réaliste des problèmes structurelles et communautaires. Selon eux, la tâche de conscientisation et d’éducation sociale doit être intégré dans l’action pastorale.

Les évêques avaient bien reconnu les nombreuses tensions qui nuisaient à la paix et qui poussaient l’Amérique Latine vers le gouffre: dictatures, violences, etc. Ils estimaient qu’ils devaient dénoncer les injustices de même que tout ce qui nuit à la paix véritable. Cet engagement a grandement marqué la pastorale en Amérique Latine.

La Conférence d’Aparecida a le potentiel de Medellin 1968. Benoît XVI a d’ailleurs rappelé lors de son message d’ouverture de cette conférence que « les peuples latino-américains et des Caraïbes ont droit à une vie pleine, propre aux fils de Dieu, avec des conditions plus humaines : libres des menaces de la faim et de toute forme de violence».

Mais, dans ce contexte, « comment l’Eglise peut-elle contribuer à la solution des urgents problèmes sociaux et politiques et répondre aux grands défis de la pauvreté et de la misère ? » Le pape répondait : « Il est alors inévitable de parler du problème des structures, surtout de celles qui créent l’injustice », car « des structures justes sont une condition essentielle pour avoir un ordre juste dans la société ».

Pour agir ainsi, il importe de demeurer encré sur la personne du Christ. Notre foi ne repose pas sur une idéologie, BXVI le rappelait encore la semaine dernière, mais bien sur une personne.

Puisse les peuples d’Amérique Latine reconnaîtrent le don de la paix qui vient de Dieu, et qui demande la contribution et l’amour de chacun pour s’actualiser dans le monde aujourd’hui.

Sébastien avec des dossiers de Zenit et de la CELAM

Le continent de l’espoir

logodelavconferencia_jpg.JPGLes yeux du monde entier sont tournés vers le Brésil. Avec raison. La visite historique de Benoît XVI dans la région du monde où se trouve la majorité des 1,1 milliard de catholiques – ils sont 415 millions en Amérique latine –  est des plus importantes pour l’avenir du catholicisme sur ce continent. Le Saint-Père est certainement conscient que l’avenir de l’Église passe par l’Amérique latine. C’est pourquoi à 80 ans – et dans une forme remarquable à le voir descendre de l’avion hier – il a répondu à la demande des évêques Latino-américains de convoquer la Ve Conférence générale de l’épiscopat Latino-américains et des Caraïbes (CÉLAM) et d’en faire l’ouverture officielle ce dimanche 13 mai.

Les évêques ont travaillé laborieusement à la plate-forme de cette conférence qui a pour thème « Disciples et missionnaires de Jésus-Christ, pour qu’en Lui, nos peuples aient la vie », inspiré de Jean 14, 6 – Jésus qui déclare: « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. »

La synthèse du document de travail fait d’abord un retour sur le chemin parcouru en Amérique depuis que la foi a été semée en ses terres pour le convertir en ce « continent de l’espoir » et ainsi, le Saint-Père le rappelait à son arrivée à l’aéroport de Sao Paulo, enrichir le cheminement de  toute l’Église.

Le premier chapitre de cette synthèse, « Regard sur nos populations à la lumière du Projet du Père », exprime l’amour de Dieu pour le peuple latinoaméricain. On y écrit que l’Amérique ne se rend pas toujours digne de cet Amour, prise par le péché. Ainsi, les évêques évoquent des facteurs comme la mondialisation, l’hégémonie des facteurs économiques et technologiques et la crise de la famille et de la culture. Il sera question du rôle de l’Église, qui doit se questionner et corriger certaines lacunes, mais qui garde toujours une riche vitalité.

En second lieu, la Conférence se penchera sur « Jésus-Christ, fontaine de vie digne et pleine. » Jésus qui révèle le Royaume du Père et le Mystère Pascal, fontaine de Vie nouvelle qui pousse à l’annonce missionnaire de la mission du Christ, en dialogue constant avec le monde.

Enfin, les évêques affirment que « l’Esprit nous pousse à être disciples et missionnaires. » Ils discuteront des différentes spiritualités présentes en Amérique Latine et du travail pour la construction du Royaume de Dieu.

Les églises évangéliques, les Pentecôtistes en particulier, connaissent une popularité croissante, au profil de l’Église catholique qui a perdu environ 10% de ses fidèles au Brésil (environ 60% des Brésiliens sont catholiques). Sans faire de politique, Benoît XVI le rappelait encore hier, l’Église a un message à porter et des valeurs à promouvoir afin d’aider chaque personne à faire des choix conscients, informés et libres. C’est en présentant la personne de Jésus-Christ, Rédempteur et Sauveur qui nous révèle son Père, notre Père, que l’Église garde toute sa pertinence, puisqu’Il est justement le Chemin, la Vérité et la Vie.

La Ve Conférence générale de la CÉLAM se terminera le 31 mai. Nous verrons si ses conclusions auront un impact similaire à celui de la seconde conférence tenue dans les suites du Concile Vatican II en 1968. Je parlerai de Medellin 1968 et de ses répercussions dans un prochain blogue.

Sébastien

Soirée polonaise sur Sel + Lumière

Ne manquez pas deux nouvelles émissions ce soir:

1) Focus catholique intitulé Foi de Polonais. Je vous présente avec le Père Ted Nowak les spécificités de l’Église de Pologne. Les images tournées pour ce Focus proviennent du récent voyage de Benoît XVI au pays de Jean Paul II.
Ce soir à 19h et 23h en reprise vendredi à 19h30 et 23h30.

2) Une entrevue spéciale avec la Dre Lena Allen-Shore, auteure et philosophe d’origine polonaise. Une grande proche de Jean-Paul II avec qui elle croyait fortement en l’importance de bâtir des ponts entre juifs et catholiques.
Ce soir à 20h et minuit.

Bonne soirée à notre antenne…

Jasmin

Connaître son héritage et s’en inspirer

Ceux et celles qui feuillettent comme leur Prions en Église du début à la fin lorsqu’ils le reçoivent ont certainement remarqué que le printemps prend une place spéciale dans le calendrier liturgique au Canada. Non seulement nous célébrons la Résurrection, mais l’Église se souvient aussi de l’oeuvre et du témoignage d’hommes et de femmes qui furent, à leur mesure, des pilliers pour la société canadienne en général et l’Église catholique en particulier.

En avril, l’Église célèbre les bienheureuses Kateri Tekakwitha (17), Marie de l’IncarnationMarie-Anne Blondin (18) et Marie de l’Incarnation (30). Celle que l’on appelle « la lys des Mohawks » et qui mourut à 24 ans était totalement dévoué à Dieu. Marie-Anne Blondin a fondé la communauté des Soeurs de Sainte-Anne vouée à l’éducation des jeunes alors que Marie de l’Incarnation implanta la communauté des Ursulines à Québec. Mystique, elle est considérée comme la « Thérèse du Nouveau-Monde. »

La bienheureuse Marie-LéonieCe 4 mai, nous célébrons la bienheureuse Marie-Léonie Paradis (1840 – 1912), fondatrice des Petites soeurs de la Sainte-Famille. La voie du service et du renoncement au nom de l’amour pour le Christ et son Église marque toujours cette communauté qui oeuvre au service du clergé.

Deux jours plus tard, le 6, ce sera le tour du bienheureux François de Laval, premier évêque de Québec qui oeuvra d’arrache-pied à l’établissement de l’Église en Nouvelle-France et au soutien des premiers colons. Les armoiries de la famille du bienheureux flottent d’ailleurs au sommet du Grand séminaire de Québec. L’une des fondatrice de l’Église du Canada est certainement la bienheureuse Catherine de Saint-Augustin qui établie l’Hotel Dieu de Québec. Arrivée à Québec en 1648, elle se dévoua au malade jusqu’à sa mort le 8 mai 1668. Elle avait trente-six ans.

Louis Zéphirin MoreauEnfin le 24 mai marque le décès du bienheureux Louis-Zépirin Moreau, quatrième évêque de Saint-Hyacinthe, aimé à la fois des fidèles et de ses frères évêques. Il se voua à l’aide des pauvres et des travailleurs en mettant sur pied la première société de secours mutuel au Canada français. Il a aussi fondé la communauté des Soeurs de Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe avec la servante de Dieu Élizabeth Bergeron.

On ne pourra pas dire que l’Église du nouveau monde n’était pas fertile! De fait, elle le demeure encore aujourd’hui. Les hommes et femmes qui ont semé la foi en nos terres nous interpellent toujours par leur témoignage d’amour. Ils nous invitent à retrousser nos manches pour construire cette « civilisation de l’amour » et à avoir confiance.

Rendons grâce au Seigneur pour ces modèles. Qu’à leur suite, nous ayons le courage de porter le flambeau qui nous est confié.

Sébastien

La fin de l’Église catholique au Québec

En navigant sur internet, je suis tombé aujourd’hui sur un éditorial du site web de la publication La vie rurale, intitulé la fin de l’Église catholique au Québec.

Depuis 2000 ans, ce n’est pas la première fois qu’elle est annoncée… Je trouve toujours malheureux quand des gens perdent de vue ce qu’est vraiment notre Eglise.

Je vous partage mon commentaire laissé sur leur site.

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Bien heureux que la foi chrétienne vous anime toujours…

L’Église universelle que vous écorchez nous permet de vivre cette foi d’une manière si belle. Pas d’Église, pas de sacrements, pas d’Eucharistie, de baptême, de mariage devant Dieu et les hommes… Pas d’Église, pas de vie chrétienne communautaire en paroisse, pas de phare sur les grandes questions morales. Pas d’Église, pas de ces prêtres et sœurs qui donnent leur vie pour leur prochain. Pas d’Église, pas de point rassembleur pour le milliard de catholiques qui peuvent célébrer leur foi chrétienne de la même manière, dans tous les langues et cultures de notre planète.

Nos racines catholiques sont un beau cadeau que nos familles nous ont transmises. Je suis si heureux de pouvoir maintenant transmettre ma foi chrétienne à ma petite progéniture avec les enseignement de l’Église catholique, une Église que tant de Québécois (et beaucoup de jeunes) aiment encore.

La présence catholique au Québec a bien changé, mais ceux et celles qui la pratique maintenant le font par profonde conviction. Ce sont des gens heureux de vivre leur foi au sein d’une Église toujours aussi importante, même après 2000 ans, pour annoncer aujourd’hui le message d’espérance de Jésus-Christ.

Jasmin Lemieux-Lefebvre
Télévision Sel + Lumière