L’espérance du Québec vue par « l’autre »

En venant vivre en Ontario, je ne savais pas que j’allais découvrir un autre visage de l’Église catholique au Canada. J’ai toujours eu un regard critique sur la manière dont la foi était vécue et célébrée dans le Haut-Canada, à tort ou à raison.  Ce soir, mon collègue Kris Dmytrenko y va d’un aperçu historique de la foi catholique au Québec dans le cadre de Catholic Focus (en anglais donc). Pour aborder ce thème, il est allé chercher le sociologue canadien Reginald Bibby (grand spécialiste de l’impact de l’Église catholique au Canada) et du père Jacques Monet, S.J., historien à Regis College à Toronto. D’origine québécoise, le père Monet a marqué des milliers d’étudiants en théologie et en histoire de l’Église, dont l’auteur de ces lignes. Un « must see » pour les étudiants de l’École de théologie de Toronto.

Je lève mon chapeau à Kris pour ce documentaire et je vous invite à le regarder ce soir sur nos ondes à 19h05. Il est bon de se faire raconter notre histoire à partir d’une perspective différente. Les catholiques québécois sont peut-être différents de part leurs origines, leur langue et leur culture, mais ils sont tout de même catholiques et ne font qu’un seul corps dans le Christ. Les catholiques de l’extérieur du Québec qui verront ce Catholic Focus percevront certainement cela.

Sébastien

Pour en terminer avec la « tombe de Jésus »…

Regarderez-vous sur Discovery le documentaire de Cameron? Je vous promets que je n’y jetterai même pas un coup d’oeil. La conférence de presse présentait tous les « faits » présumés qui expliquent que l’on remette à l’ordre du jour cette vieille découverte et franchement, j’en ai eu bien assez.

Je ne comprends toujours pas pourquoi tant d’énergie et de temps ont été mis sur ce documentaire. Je vous suggère d’ailleurs de lire l’analyse de Bertrand Ouellet sur le site de Communication et société pour tourner définitivement la page sur ce triste délire médiatique.

Les sceptiques seront confondus

Si vous ne le saviez pas il me fait plaisir de vous l’apprendre: le capitaine Bonhomme est de retour. Mieux: il a découvert le tombeau de Jésus, sa femme et son fils. Quelle nouvelle!

Blague à part, vous avez tous vu le tapage médiatique autour de ce documentaire « Le tombeau perdu de Jésus » et cette découverte d’un tombeau à Jérusalem en 1980. James Cameron, le producteur de Titanic qui est derrière ce documentaire, affirmait ce matin qu’en tant que documentariste, il n’avait pas peur de chercher la vérité. De quelle vérité parle-t-il? Celle que Jésus a existé? Ainsi, il prétend que ceux qui ne croit pas que Jésus de Nazareth a bel et bien existé seront maintenant illuminés par cette preuve combien tangible.

Ce qui m’attriste, c’est qu’on risque de semer la confusion chez ceux et celles qui ne peuvent distinguer la valeur de la source à laquelle ils puisent leur information. Il est bon de s’informer à diverses sources sauf que lorsqu’on parle de vérité, il n’y a qu’une source véritable à laquelle nous pouvons puiser: Jésus-Christ. Il a parlé par ses disciples, à travers l’Église, par les hommes et les femmes qui, à travers les âges, savaient bien que les distractions du présent ne devaient pas les détourner de leur objectif. Deux milles ans plus tard, nous commençons à peine à connaître le Jésus de l’histoire. Nous connaissons toutefois l’Emmanuel, le Fils de Dieu qui s’est révélé à nous. Voilà la vérité qui importe.

Sébastien

Cendres électorales

Ce mercredi marquait pour les mille millions de catholiques le début du carême. Lors de sa catéchèse d’hier, Benoît XVI affirmait que le

Mercredi des Cendres, que nous célébrons aujourd’hui, est pour nous, chrétiens, un jour particulier de recueillement et de réflexion. Nous entreprenons, en effet le chemin du Carême, fait d’écoute de la Parole de Dieu, de prière et de pénitence.

Le recueillement a fait place à l’euphorie hier au Québec alors que les cendres prenaient une couleur électorale. Le premier ministre Jean Charest a déclenché une campagne de 33 jours qui, espère-t-il lui donnera un deuxième mandat.

Les enjeux de cette campagne sont nombreux et complexes. Il faut souhaiter un débat de fond, un débat d’idée. Pour les catholiques, cela pourrait dire d’exiger que l’on parle de l’enseignement religieux à l’école…

Certes la question semble réglée et le débat terminé. Le programme d’enseignement des religions débutera partout en 2008 et est déjà testé dans certaines écoles. Les québécois ont l’impression d’inventer quelque chose de nouveau et de meilleur et il semble difficile de renverser la vapeur – la revue L’Actualité du 1er mars fait d’ailleurs les louanges du programme. Il reste tout de même un enjeu qui pourrait être soulevé au cours de cette campagne, j’ai nommé l’enseignement religieux confessionnelle dans les écoles privées. Au Ministère de l’Éducation, on explique que les écoles privées pourront offrir des cours de catéchèse, mais en dehors des heures de cours prescrites par le MEQ. L’enseignement religieux n’a rien à voir avec le parascolaire et ne devrait pas être poussé dans un coin. Il revient aux parents de choisir quel genre d’enseignement religieux devraient recevoir leurs enfants. Et puisque plus de 80% des Québécois sont toujours catholiques, que 75% des élèves du primaire et 63% des élèves du secondaire étaient inscrits à des cours d’enseignement religieux protestant ou catholique en 2005-2006 (L’Actualité, 1er mars 2007), les écoles privées devraient avoir le droit d’offrir cet enseignement sans qu’on leur retire ce qui leur permet de former les leaders de demain.

Sans nous empêtrer dans un débat vide sur les accommodements, nous pouvons poser des questions aux candidats de notre comté et exprimer ce que nous considérons important pour nous et notre avenir. À nous la parole…

Sébastien

Changer les choses: ça commence par nous!

J’ai envie de revenir sur un article que j’ai lu dans le Nouvel Informateur Catholique du 4 février dernier, intitulé: Coup d’oeil chrétien sur les changement climatiques par Martin Laflamme de la Famille Marie-Jeunesse. Il est vrai que les changements climatiques sont inquiétants et ceux-ci nous rappellent à quel point l’homme à une grande responsabilité envers la nature: ses comportements ont tellement d’influence sur ce qui se passe sur cette planète. Malheureusement, l’homme a souvent tendance à l’oublier, et l’homme, et bien, c’est nous tous n’est-ce pas! On ne peut décider pour les autres c’est vrai et on ne peut pas non plus leur dicter comment agir, mais nous pouvons au moins choisir pour nous-mêmes. Nos petits gestes, nos décisions et nos actions de tous les jours peuvent changer les choses, c’est aussi ce que rappel l’auteur dans son article en citant le slogan de la France face à la menace climatique:  »Il n’y a pas de petits gestes si nous sommes 60 millions à les faire! » Ceci peut être une belle motivation face au découragement qui nous habite parfois et c’est comme ça que nous devrions tous penser.
Nous nous en rendons pas toujours compte mais il y a tant de choses que nous pouvons faire nous-mêmes pour améliorer la condition de notre environnement. Recycler, écomomiser l’eau, réduire notre consommation en général, il s’agit juste d’y penser.

Je termine maintenant sur un point sur lequel l’auteur revient pour lutter contre les changements climatiques: la prière. On oublie parfois que l’on peut constamment prier afin que l’homme respecte son environnement, respecte la nature et s’adapte ainsi à elle au lieu d’exiger que celle-ci s’adapte à lui. Comme plusieurs chrétiens l’affirment:  »C’est à chacun de construire cette nouvelle Jérusalem, ce monde nouveau. » Chaque geste compte, il ne faut pas attendre après les autres, donnons l’exemple sans oublier que nous pouvons aussi proposer et prier pour le bien de l’humanité. Une bonne idée en se début de Carême : )
En toute fraternité, Marjorie

Le début du Carême au Vatican

Nous vous présenterons demain, mercredi des cendres, toutes les cérémonies nous provenant de Rome

Dès 15h30 HE, nous vous partageons avec les commentaires en français la Station du Carême à la Basilique de Sant’Anselmo et messe avec imposition des cendres à la Basilique de Sainte Sabine.

Cette programmation spéciale vous est également présentée avec des commentaires en anglais en direct à 11h30 HE et 20h en soirée.

Entrons ensemble dans le temps du Carême qui amènera dans 40 jours à la grande fête de Pâques !

Les ambassadeurs de Dieu ou l’art de la diplomatie

Le 10 septembre 2001, le pape Jean-Paul II envoyait son nouveau représentant au Canada, sans se douter des terribles événements qui surviendraient le lendemain. Un jeune ambassadeur qui serait très vite qualifié d’il nuncio della GMG, le nonce de la JMJ. Suite aux événements sombres de ce début de millénaire, les Journées mondiale de la jeunesse de Toronto en 2002 ont témoigné du désir des jeunes d’oeuvrer pour un monde de paix et de vérité. Mgr Luigi Ventura a rencontré et écouté les jeunes dès son arrivée au pays. Il a supporté les JMJ et moult initiatives dans le but de ravivé la foi et le désir des jeunes pour un monde de paix et de vérité. Désormais, ils l’appellent amicalement « Luigi ». Ayant répondu à l’appel du Seigneur de devenir prêtre, il se destinait au service pastorale et à l’enseignement au séminaire de son diocèse. Sauf qu’à l’époque, Paul VI demanda à l’évêque de son diocèse d’origine s’il ne pouvait pas libérer un prêtre pour le servicie du ministère du pape. C’est ainsi que le jeune prêtre italien commença un ministère unique au sein de l’Église catholique.

L’histoire de l’abbé Frank Leo est semblable à celle de Mgr Ventura. Prêtre de Montréal, il reçu l’été dernier un appel du cardinal Jean–Claude Turcotte à l’effet qu’il était pressenti pour entrer dans le service diplomatique du Saint-Siège. L’abbé Leo poursuit présentement un programme d’études intenses à Rome. Ce soir à Focus catholique, ces hommes nous parlent de ce ministère particulier du Saint-Siège à l’échelle internationale et du tournant qu’a pris leur vocation sacerdotale. Sur nos ondes ce lundi 19 février à 19h, en rappel vendredi le 23 à 19h30.

Sébastien

Le message de Benoît XVI pour le carême 2007

La période du carême se pointera très bientôt et une bonne façon de se préparer est la lecture de ce beau message du pape Benoît XVI pour l’occasion.  « Ils regarderont celui
qu’ils ont transpercé.» (Jn 19, 37) Jasmin 

De retour de congé de paternité

Ça y est je suis papa…

Quel événement extraordinaire ! Notre petit Maksym Lemieux-Lefebvre représentera bien les racines polonaises et québécoises de maman Justyna et papa Jasmin. Merci mon Dieu pour la vie!

Le nouveau père, Jasmin

 Bébé Maksym

Une année pour Dieu… et pour soi!

Début de semaine occupé à la station hier avec une délégation du comité organisateur du Congrès eucharistique international de 2008 (CEI 2008) à Québec de passage pour quelques heures pour partager et visiter nos studios. Avec l’abbé Julien Guillot, soeur Marie Théberge et le frère Michel Grenier, o.p., le groupe avait suivi l’Arche de la nouvelle alliance pendant quelques jours dans le diocèse de Hamilton et célébré avec les diocésains qui s’étaient rassemblés en masse pour l’occasion. J’ai pu interviewer trois membres de la délégation de Québec, trois jeunes dans la vingtaine qui ont décidé de prendre une année pour Dieu. Le programme établi par le diocèse de Québec et le comité du CEI 2008 invite les jeunes de 18-35 ans à s’engager pour une année au sein de l’organisation du congrès et à vivre une expérience d’Église en plus d’offrir une expérience de travail incroyable. Ceux et celles qui s’engagent recevront une formation et un support spirituels solides. Vie communautaire, prière, eucharistie, rencontres avec un tas de gens…

J’ai rencontré Alexandre, Charles et Sarah donc et fus à même de constater à quel point ils vivent une expérience intense. Cette entrevue sera présentée sur nos ondes bientôt. D’ici là, visitez le www.cei2008.ca sous le volet jeunesse. Il n’est jamais trop tard pour prendre une année de recul…

Sébastien