Allocution du cardinal Gérald Cyprien Lacroix au terme de la Messe du 200e de l’évangélisation de l’Ouest et du Nord canadien

Vous trouverez ci-dessous le texte des remarques de Monsieur le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, Archevêque de Québec, Primat du Canada au terme de la célébration eucharistique d’action de grâces pour les 200 ans de l’évangélisation de l’Ouest et du Nord canadien telles que prononcées sur le parvis de la Cathédrale St-Boniface, Saint-Boniface, Manitoba, 15 juillet 2018:

Pendant mon bref séjour Rome, il y a une semaine, j’ai eu la joie d’être accueilli et de m’entretenir fraternellement avec le pape François. Ce fut l’occasion d’échanger avec lui sur la vie de l’Église au Canada et particulièrement sur l’annonce de l’Évangile aux nombreuses communautés autochtones, métis, et autres collectivités d’origines diverses vivant sur ce vaste territoire de notre pays.

Aux peuples autochtones et à l’ensemble de la population canadienne, le Saint-Père tient à exprimer, par ma voix et par ma présence parmi vous, sa proximité et sa sollicitude alors que se déroule le processus de guérison, de réconciliation et de recherche d’harmonie. Il nous appelle à poursuivre cetimportant quoiqu’exigeant travail, dans la compréhension mutuelle, le respect et la justice. Comme il le mentionne dans la lettre dans laquelle il m’a délégué à cette célébration, le Saint-Père invite les peuples autochtones à « consacrer un peu de temps à retrouver l’harmonie sereine avec la création, à réfléchir sur notre style de vie et sur nos idéaux, à contempler le Créateur, qui vit parmi nous et dans ce qui nous entoure, dont la présence ne doit pas être fabriquée, mais découverte, dévoilée. »

Contrairement à ce qui a été véhiculé au cours des derniers mois dans l’espace public, le Pape ne se désintéresse pas des démarches qui s’opèrent présentement afin de parvenir le mieux et le plus rapidement possible à des solutions sociales consensuelles et à l’harmonisation des relations des peuples autochtones avec l’Église catholique. Bien au contraire, je vous en assure. Le Saint-Père nous exhorte à persévérer lucidement et généreusement, tous ensemble, sur ce chemin délicat et nécessaire de la guérison des cœurs et des vies pour que la paix et la joie règnent dans les communautés.

Il encourage les pasteurs et les fidèles de l’Église catholique au Canada à prier pour cette intention et à s’engager résolument à annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus Christ promise aux artisans de paix, « en tous lieux, en toutes occasions, sans répulsion et sans peur. »

Le pape François nous assure de son indéfectible prière, de son grand intérêt à être constamment informé de la progression des travaux et de son affection la plus sincère. Enfin, il nous demande, comme il le fait toujours,de prier pour lui.

Réflexion du jour

Voyez ici une réflexion de l’Évangile de ce 15ème dimanche du Temps Ordinaire, selon saint Marc 6, 7-13

15 raisons d’aimer Sel et Lumière ! (3e partie)

Quinze ans, 15 bougies… paraphrasant saint Pierre nous demandant de « donner les raisons de l’espérance qui est en vous » (1 Pierre 3,5), voici la dernière partie des 15 raisons pour lesquelles j’aime Télévision S+L. J’espère qu’il en est de même pour vous.

10- Un lieu où entendre la voix des artisans invisibles

À première vue, l’Église du Québec et du Canada francophone semble souffrir d’une grande pauvreté. Parallèlement, la société québécoise vit difficilement les conséquences de la désertification spirituelle et du vacuum religieux. Toutefois, si on y regarde de plus près, on perçoit une panoplie de raisons d’espérer. Comme l’ont affirmé les évêques du Québec au pape François (Rapport ad limina 2017, AECQ) : « C’est sur le terrain, auprès des gens que nous voyons émerger cette nouvelle Église, fragile mais combien enracinée dans la foi, l’espérance et l’amour. »  En ce sens, Télévision Sel et Lumière nous invite « Sur la route des diocèses », à la rencontre des différents visages de cette Église qui, de par sa pauvreté même, fait resplendir sur le monde le « visage miséricordieux du Père » (Misericordiae Vultus, no 17). Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

11- Instrument pour la construction d’un monde plus juste

« Sans perdre de vueque le salut des âmes qui doit toujours être dans l’Église la loi suprême » (CIC, no 1752), les catholiques ne peuvent rester indifférents aux détresses humaines vécues, à divers degrés, par tous et chacun. En effet, pleinement engagée pour la Justice, la paix et le développement dans le monde, l’Église a pour devoir de proposer et de mettre concrètement en pratique sa propre Doctrine sociale. En ce sens, Sel et Lumière Télévision est pleinement impliquée dans la visibilité et la diffusion d’émissions imprégnés de solidarité, subsidiarité, dignité des personnes et de la destination universelle des biens. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

12-  À la Défense des plus pauvres et des plus vulnérables 

De ce premier engagement découle nécessairement celui d’une option préférentielle pour les pauvres ; d’une sollicitude spécialement dirigée vers ceux qui par manque du nécessaire, sont blessés dans leur humanité même. Comme le dit le pape François : « l’option préférentielle pour le pauvre exige de considérer avant tout l’immense dignité du pauvre à la lumière des convictions de foi les plus profondes. Il suffit de regarder la réalité pour comprendre que cette option est aujourd’hui une exigence éthique fondamentale pour la réalisation effective du bien commun (no 158). Par ses émissions, Télévision Sel et Lumière est également porteuse de cette inspiration d’une éthique globale au service des plus faibles de nos sociétés. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

13- Pour la sauvegarde de la maison commune

Comme l’affirme le pape François : « L’écologie humaine implique aussi quelque chose de très profond : la relation de la vie de l’être humain avec la loi morale inscrite dans sa propre nature, relation nécessaire pour pouvoir créer un environnement plus digne. Benoît XVI affirmait qu’il existe une “écologie de l’homme” parce que « l’homme aussi possède une nature qu’il doit respecter et qu’il ne peut manipuler à volonté »(no 155). Loin de toutes les idéologies contradictoires et qui finissent par nuire à la lutte contre les problèmes causés par la destruction de l’environnement, l’Église est pleinement engagée dans la diffusion d’une vision globale et cohérente de l’homme et de la nature comme étant intrinsèquement reliés. Par sa série « Création », Télévision Sel et Lumière a su prouver l’efficacité d’une pastorale médiatique dans cette mission évangélique de la sauvegarde de la Maison commune.  Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

 14- À la découverte de notre histoire sainte et de nos grandes figures fondatrices

Cette culture de la rencontre tant souhaitée par tous les papes modernes ne peut se réaliser qu’à travers des interlocuteurs conscients et fiers de leur identité et de leur racine. Comme le disait le pape émérite Benoît XVI : « Aujourd’hui, les occasions d’interaction entre les cultures ont singulièrement augmenté ouvrant de nouvelles perspectives au dialogue interculturel ; un dialogue qui, pour être réel, doit avoir pour point de départ la conscience profonde de l’identité spécifique des différents interlocuteurs » (Caritas in Veritate, no 26). Télévision Sel et Lumière est donc pleinement engagée dans ce processus de transmission de la mémoire collective catholique du Québec et du Canada francophone.  Portier de Dieu : Saint André de Montréal ; Sur ses traces : Kateri Tekakwitha; François : Apôtre de l’Amérique ne sont que quelques-unes des contributions de S+L en ce domaine. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

 15- À la rencontre des témoins de notre temps

 Connaître l’héritage tiré du passé est sans contredit une dimension importante d’une identité saine et équilibrée. Il est néanmoins aussi important d’être en contact avec les témoins du Christ que sont nos contemporains. Comme le dit le pape François : « J’aime voir la sainteté dans le patient peuple de Dieu : chez ces parents qui éduquent avec tant d’amour leurs enfants, chez ces hommes et ces femmes qui travaillent pour apporter le pain à la maison, chez les malades, chez les religieuses âgées qui continuent de sourire » (no 7). En ce sens, l’émission « Témoins » animée par le père Thomas Rosica c.s.b. nous propose des rencontres avec des personnes qui ont mis le Christ au centre de leur vie. Prête à témoigner de l’immense richesse de la foi chrétienne, l’émission « Témoins » nous offre des histoires édifiantes capables de susciter en nous l’admiration et le désir de nous mettre en marche à la suite du Christ. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

Je travaille tous les jours depuis 4 ans pour cette télévision exceptionnelle qui fait littéralement des miracles en produisant autant d’émissions de qualité avec des moyens plus que limités. Que ce soit par la Messe quotidienne en direct de Montréal, ses diffusions d’événements en provenance de Rome, ses couvertures exclusives de l’ensemble des voyages apostoliques, ses documentaires primés, ses émissions hebdomadaires, ses blogues, livres, radio, médias sociaux et ressources de toutes sortes, Sel et Lumière a su faire sa place dans notre environnement médiatique francophone et canadien. Tout cela grâce aux prières et à la généreuse participation financière de vous tous qui avez à cœur l’Évangélisation dans notre beau pays et de par le monde. Pour toutes ces raisons, longue vie à Sel et Lumière!

Hymne officiel des JMJ au Panama 2019

L’hymne des JMJ, caractérisé par une rythmique typique de la culture panaméenne, reprend le thème des JMJ choisi par le Pape « que tout m’advienne selon ta parole » (Lc. 1. 38). Ce chant de louange qui sera diffusé et chanté dans le monde entier a été écrit et composé par Abdiel JIMÉNEZ, auteur de plusieurs pièces de musique liturgique, et aussi membre de plusieurs chorales. Il a étudié à la Faculté de Sciences Religieuses de l’Université Catholique Santa María La Antigua. Une version française est à paraitre prochainement !

15 raisons d’aimer Sel et Lumière ! (2e partie)

CNS photo/Paul Haring

Quinze ans, 15 bougies… paraphrasant saint Pierre nous demandant de « donner les raisons de l’espérance qui est en vous » (1 Pierre 3,5), voici la deuxième partie  des 15 raisons pour lesquelles j’aime Télévision S+L. J’espère qu’il en est de même pour vous.

6- Une source crédible sur l’Église universelle et locale

Comme l’affirmait le pape François dans son exhortation apostolique Gaudete et Exhultate :« dans cette culture se manifestent : l’anxiété nerveuse et violente qui nous disperse et nous affaiblit ; la négativité et la tristesse ; l’acédie commode, consumériste et égoïste ; l’individualisme et de nombreuses formes de fausse spiritualité sans rencontre avec Dieu qui règnent dans le marché religieux actuel » (no 111). Mais comment distinguer l’authentique rencontre avec le Christ des nombreuses contrefaçons disponibles au moindre clic ? Eh bien, en étant en lien constant avec Son Vicaire, l’évêque de Rome, et en s’informant aux sources fiables qui, dans la vérité, ont pour mission d’informer et d’éclairer le Peuple de Dieu sur les dernières nouvelles et les enjeux qui touchent la vie ecclésiale universelle et locale. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

7- Un lieu pour lutter contre les fausses nouvelles

La révolution médiatique actuelle n’apporte pas que des évolutions. Alors que d’un côté nous assistons à l’accroissement de la participation dans la production et la diffusion des nouvelles, de l’autre nous assistons à la déprofessionnalisation des métiers liés à l’information journalistique. De cela découle l’augmentation drastique du phénomène des « fausses nouvelles ». Comme le dit le pape François dans son Message pour la 52eJournée Mondiale des communications sociales : «Le drame de la désinformation est la discréditation de l’autre, sa représentation comme ennemi, jusqu’à une diabolisation susceptible d’attiser des conflits » (no1). En ce sens, Télévision Sel et Lumière est un allié de taille contre cette logique de la désinformation puisqu’elle bénéficie d’une équipe de personnes qui « libres de l’avidité, sont prêtes à l’écoute et à travers l’effort d’un dialogue sincère laissent émerger la vérité ; des personnes qui, attirées par le bien, se sentent responsables dans l’utilisation du langage » (no4). Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

8- Une perspective ouverte sur le monde

La globalisation actuelle n’apporte pas que des éléments positifs. On assiste de part et d’autre à des peurs, des angoisses, des insécurités aux multiples visages qui, si elles ne sont pas adressées adéquatement, peuvent dégénérer de diverses manières. Dans ce contexte, Télévision Sel et Lumière, par des séries comme « Charité sans frontières » manifeste que la Grâce de mettre en pratique les deux premiers commandements de l’Amour de Dieu et du prochain est plus que jamais possible et nécessaire. Ainsi, par l’écoute de ces émissions, les hommes et les femmes de notre temps, peuvent être édifiés par de telles histoires et témoignages et s’engager à leur tour sur ce chemin du don de soi. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

9- Un média au service de l’Église chez nous

L’Église n’est ni une idée abstraite, ni une morale sans âme mais une Communauté divine d’êtres régénérés dans le Christ Jésus. Suivant la logique de l’Incarnation, notre Mission est pleinement implantée dans la réalité ecclésiale chez nous. Par nos émissions telles qu’« Église en sortie », Sel et Lumière s’efforce d’informer les catholiques et tous les francophones du Canada sur les différentes initiatives apostoliques et catéchétiques des églises locales. Suivant l’invitation du pape François à la transformation missionnaire de l’Église, Francis Denis et ses invités vous accompagnent chaque semaine à la découverte de cette Église “en sortie” qui, selon les mots mêmes du Pape argentin: « est la communauté des disciples missionnaires qui prennent l’initiative, qui s’impliquent, qui  accompagnent, qui fructifient et qui fêtent » (EG, no 24)1. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière. 

10- Un lieu où entendre la voix des invisibles artisans de paix

À première vue, l’Église du Québec et du Canada francophone semble souffrir d’une grande pauvreté. Parallèlement, la société québécoise vit difficilement les conséquences de la désertification spirituelle et du vacuum religieux. Toutefois, si on y regarde de plus près, on perçoit une panoplie de raisons d’espérer. Comme l’ont affirmé les évêques du Québec au pape François (Rapport ad limina 2017, AECQ) : « C’est sur le terrain, auprès des gens que nous voyons émerger cette nouvelle Église, fragile mais combien enracinée dans la foi, l’espérance et l’amour. »  En ce sens, Télévision Sel et Lumière nous invite « Sur la route des diocèses », à la rencontre des différents visages de cette Église qui, de par sa pauvreté même, fait resplendir sur le monde le « visage miséricordieux du Père » (Misericordiae Vultus, no 17). Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

Nous poursuivrons la semaine prochaine avec 5 raisons de plus d’aimer et de soutenir Télévision Sel et Lumière!

15 ans, 15 bougies…15 raisons d’aimer Sel et Lumière !

Grande est notre joie de célébrer cette année le 15eanniversaire de la Fondation catholique Sel et Lumière média. Cela paraît incroyable tant le temps semble s’écouler suivant une rapidité sans commune mesure ! Mais c’est vrai, le 1erjuillet prochain cela fera 15 ans que, dans le contexte des JMJ de Toronto, S+L a diffusé ses premières émissions au Service de l’Évangile et de notre Église canadienne. Vous le savez, les anniversaires sont une occasion pour des rétrospectives, bilans projections et perspectives. Nous aurons évidemment l’occasion d’aborder de telles questions au courant de l’année. Il m’apparaissait toutefois plus opportun de vous offrir un témoignage sur les raisons qui me motivent personnellement à travailler pour S+L. Quinze ans, 15 bougies… paraphrasant saint Pierre nous demandant de « donner les raisons de l’espérance qui est en vous » (1 Pierre 3,5), voici donc les 15 raisons pour lesquelles j’aime Télévision S+L. J’espère qu’il en est de même pour vous.

1- Pour nourrir ma vie de prière 

La vie spirituelle n’est pas une chose que l’on possède mais plutôt une personne qui nous habite et qui vient en nous établir sa demeure. Bien humblement et pour notre plus grand bien, Jésus-Christ perpétue sa Présence en notre monde en nous établissant collaborateur de son Œuvre de Salut opérée une fois pour toute sur la Croix. Nous devons donc apprendre à laisser croître en nous cet espace intérieur qui Lui permettra de nous élever jusqu’à la Gloire de Son Père. En ce sens, Télévision S+L s’est engagée depuis ses tout débuts à nourrir cette vie de prière par les réflexions bibliques du père Thomas Rosica c.s.b., des émissions de discussion théologique et de regard catholique sur notre monde, sans oublier la Messe quotidienne à l’Oratoire Saint-Joseph de Montréal. Télédiffusion rendant accessible ce Mystère de l’Eucharistie, « source et sommet de toute la vie chrétienne » ( Lumen gentium, n. 11.) à tous avec une pensée toute spéciale pour ces chrétiens incapables de s’y rendre pour des raisons de santé ou d’éloignement. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

2-   Missionnaire sur le continent numérique

Cette union au Christ, rendu présent pour nous dans les sacrements (LG 3), implique directement de notre part un engagement et une disponibilité à faire rayonner ce don qui nous a été offert gratuitement. Cette dimension missionnaire de la vocation chrétienne est au cœur de la mission de S+L depuis ses commencements. Faisant siens les appels répétés de tous les papes contemporains à « évangéliser le continent digital », tous les artisans de notre télévision catholique se sont efforcés depuis 15 ans de rendre accessible le Message de l’Évangile sur une grande variété de plateformes telles que la Web Radio, Roku, Facebook, Twitter, Instagram, etc. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

3-   Pour approfondir ma foi

Puisqu’aimer mieux implique connaître mieux, notre cheminement de foi dépend de notre appétit à nous mettre à l’écoute de la Révélation divine présente dans les Saintes Écritures, la Tradition et l’Enseignement des Papes. Encycliques, Homélies, Exhortations apostoliques, discours, etc. la parole de l’Église a souvent besoin d’être située, expliquée, approfondie et manifestée dans la « splendeur de la Vérité »[4]qui nous rend libre et sensible aux motions de l’Esprit à nous tourner vers notre destinée universelle et éternelle. En ce sens, S+L a toujours été au service de cette mission d’enseignement de l’Église et c’est pourquoi je la considère essentielle à la vie ecclésiale du Québec et du Canada francophone. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

4-   Espace de dialogue avec la culture

Pour que la foi catholique puisse produire tous les fruits qu’elle est appelée à produire dans les cœurs et les esprits de nos contemporains, il est absolument essentiel d’entrer en dialogue avec notre culture. L’Église n’étant évidemment pas destinée à évoluer en vase clos, elle se doit d’offrir une parole d’espérance en un monde qui en est souvent dépourvu. Ainsi, dans ce qui ressemble parfois plus à un vacarme qu’à un « concert » de propositions de sens, l’Église doit manifester de différentes manières la pertinence de la vie spirituelle chrétienne aujourd’hui. Or, comme le dit le pape François : « Il est bien que chaque catéchèse prête une attention spéciale à la “voie de la beauté” (via pulchritudinis).Annoncer le Christ signifie montrer que croire en lui et le suivre n’est pas seulement quelque chose de vrai et de juste, mais aussi quelque chose de beau … » (EG 167)[5]. Télévision Sel et Lumière, par ces nombreuses émissions consacrées aux beaux arts sous toutes ces formes, a toujours cherché à répandre la Bonne nouvelle suivant cette logique de la beauté dans son engagement pour le dialogue entre foi et culture. C’est pourquoi j’aime Sel et Lumière.

5-   Contre la globalisation de la tristesse et de l’isolement

Dans son homélie de consistoire pour la création des nouveaux 14 cardinaux le 28 juin dernier, le pape François affirmait « Quand nous oublions la mission, quand nous perdons de vue le visage concret des frères, notre vie se renferme dans la recherche de nos propres intérêts et de nos propres sécurités. Et ainsi, commencent à grandir le ressentiment, la tristesse et le dégoût ». Nos sociétés ultra connectées, et qui se vantent souvent d’être les plus communicatrices de toute l’histoire, sont parfois contredites par une réalité manifestant plutôt l’ennui et la solitude. Comment est-ce possible ? La raison est fort simple. Les moyens de communication n’apportent pas forcément avec eux l’amélioration des relations. Il est donc important d’apporter de la qualité, de la profondeur et, surtout, des émissions mettant en avant-scène « le visage concret des frères » dans ce monde des médias modernes. Voilà pourquoi j’aime Sel et Lumière.

Nous poursuivrons la semaine prochaine avec 5 raisons de plus d’aimer et de soutenir Télévision Sel et Lumière!

Homélie du pape François lors du Consistoire pour la création de 14 cardinaux

Vous trouverez ci-dessous le texte complet de l’homélie du pape François lors du Consistoire ordinaire public pour la création de 14 nouveaux cardinaux telle que prononcée par le pape François en la basilique Saint-Pierre de Rome:

«Les disciples étaient en route pour monter à Jérusalem; Jésus marchait devant[1] eux» (Mc10, 32).

Le début de ce passage caractéristique de Marc nous invite à toujours voir comment le Seigneur prend soin de son peuple grâce à une pédagogie incomparable. En route vers Jérusalem, Jésus ne manque pas de précéder (primerear) les siens. Jérusalem représente l’heure des grandes déterminations et décisions. Nous savons tous que, dans la vie, les moments importants et cruciaux font parler le cœur et révèlent les intentions ainsi que les tensions qui nous habitent. Ces carrefours de l’existence nous interpellent et font émerger desquestions ainsi que des désirs pas toujours transparents du cœur humain. Voilà ce que révèle, avec une grande simplicité et réalisme, le passage de l’Évangile que nous venons d’écouter. Face à latroisième et plus dure annonce de la passion, l’Évangéliste ne craint pas de révéler certains secrets ducœur des disciples: recherche des premières places, jalousies, convoitises, intrigues, arrangements et accords; une logique qui non seulement mine et corrode de l’intérieur les relations entre eux, maisqui en outre les enferme et les engage dans des discussions inutiles et de peu d’intérêt. CependantJésus ne s’arrête pas à cela, mais va de l’avant; il les devance (primerea) et avec force il leur dit: «Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur» (Mc 10, 43). Par ce comportement, le Seigneur cherche à recentrer le regard et le cœur de ses disciples,en empêchant que les discussions stériles et autoréférentielles trouvent place au sein de la communauté. À quoi sert-il de gagner le monde entier si l’on est corrompu à l’intérieur? À quoi sert-il de gagner le monde entier si l’on vit tous pris dans les intrigues asphyxiantes qui font dessécher etrendent stérile le cœur et la mission? Dans cette situation – comme quelqu’un l’a fait observer – on pourrait déjà entrevoir les intrigues de palais, y compris dans les curies ecclésiastiques.

«Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi»: une réponse du Seigneur qui est, avant tout, uneinvitation et un effort pour récupérer ce qu’il y a de meilleur chez les disciples et ainsi pour ne pas se laisser corrompre et emprisonner par des logiques mondaines qui détournent le regard de l’essentiel.«Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi»: c’est la voix du Seigneur qui fait éviter à la communautéde se regarder trop elle-même au lieu de diriger le regard, les ressources, les attentes et le cœur versce qui compte: la mission.

Et ainsi Jésus nous enseigne que la conversion, la transformation du cœur et la réforme de l’Église sont et seront toujours d’un point de vue missionnaire, car cela présuppose que l’on cesse devoir et de rechercher ses propres intérêts pour regarder et rechercher les intérêts du Père. La conversion de nos péchés, de nos égoïsmes n’est pas et ne sera jamais une fin en soi, mais viseprincipalement à faire grandir dans la fidélité et dans la disponibilité pour embrasser la mission. Etcela de manière que, à l’heure de vérité, surtout dans les moments difficiles pour nos frères, nous soyons bien disposés et disponibles pour les accompagner et accueillir tous et chacun, et que nous ne devenions pas de très bons repoussoirs, ou par étroitesse de vue[2], ou bien, pire encore, parce que nous discutons et pensons entre nous à celui qui sera le plus important. Quand nous oublions la mission, quand nous perdons de vue le visage concret des frères, notre vie se renferme dans la recherche de nos propres intérêts et de nos propres sécurités. Et ainsi, commencent à grandir le ressentiment, la tristesse et le dégoût. Peu à peu, disparaît l’espace pour les autres, pour lacommunauté ecclésiale, pour les pauvres, pour écouter la voix du Seigneur. De cette manière, on perdla joie et le cœur finit par se dessécher (cf. Exhort. Ap. Evangelii gaudium, n. 2).

«Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi, nous dit le Seigneur, […] celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous» (Mc 10, 43.44). C’est la béatitude et le magnificat que nous sommes appelés chaque jour à entonner. C’est l’invitation que le Seigneur nous adresse pour que nous n’oublions pas que l’autorité dans l’Église grandit avec cette capacité de promouvoir la dignité de l’autre, d’oindre l’autre, pour guérir ses blessures et son espérance tant de fois offensée. C’est noussouvenir que nous sommes ici parce que nous sommes invités à « porter la Bonne Nouvelle auxpauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre enliberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur» (Lc 4, 18-19).

Chers frères Cardinaux et nouveaux Cardinaux, tandis que nous sommes en route vers Jérusalem, le Seigneur marche devant nous pour nous rappeler encore une fois que l’unique autoritécrédible est celle qui naît du fait de se mettre aux pieds des autres pour servir le Christ. C’est celle qui vient du fait de ne pas oublier que Jésus, avant d’incliner la tête sur la croix, n’a pas eu peur de s’incliner devant ses disciples et de leur laver les pieds. C’est la plus haute distinction que nous puissions obtenir, la plus grande promotion qui nous puisse être accordée: servir le Christ dans le peuple fidèle de Dieu, dans celui qui est affamé, dans celui qui est oublié, dans le prisonnier, dans le malade, dans le toxicodépendant, dans la personne abandonnée, dans les personnes concrètes avec leurs histoires et leurs espérances, avec leurs attentes et leurs déceptions, avec leurs souffrances et leurs blessures. Ce n’est qu’ainsi que l’autorité du pasteur aura la saveur de l’Évangile et ne sera pas«qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante» (1 Co 13, 1). Personne parmi nous ne doit sesentir ‘‘supérieur’’ à quelqu’un. Personne parmi nous ne doit regarder les autres de haut. Nous pouvons regarder ainsi une personne uniquement quand nous l’aidons à se relever.

Avec vous, je voudrais rappeler une partie du testament spirituel de saint Jean XXIII, qui en avançant sur le chemin a pu dire: «Né pauvre, mais de gens humbles et honorables, je suis particulièrement heureux de mourir pauvre, en ayant distribué, selon les diverses exigences et circonstances de ma vie simple et modeste, au service des pauvres et de la Sainte Église qui m’a nourri, ce que j’ai eu entre les mains – par ailleurs, dans une mesure assez limitée – durant les années de mon sacerdoce et de mon épiscopat. Des apparences de bien-être ont souvent caché des épinesd’une pauvreté affligeante et qui m’ont empêché de donner toujours avec la largesse que j’auraisouhaitée. Je remercie Dieu de cette grâce de la pauvreté dont j’ai fait vœu dans ma jeunesse, pauvreté d’esprit, comme prêtre du Sacré Cœur, et pauvreté réelle, et qui m’a aidé à ne jamais rien demander: ni des postes, ni de l’argent, ni des faveurs, jamais, ni pour moi, ni pour mes parents ou des amis» (29juin 1954).

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[1] Le verbe proago est le même avec lequel Jésus ressuscité fait annoncer à ses disciples qu’il les ‘‘précèdera’’ en Galilée(cf. Mc 16, 7).
[2] Cf. Jorge Mario Bergoglio, Ejercicios Espirituales a los Obispos espagnoles, 2006.

[01080-FR.01] [Texte original: Italien]

Échos du Vatican

Retour dans cette émission sur la rencontre entre le pape François et le président de la République française, Emmanuel Macron; ainsi que sur les autres évènements de ces derniers jours au Vatican.

Réflexion du jour

Voici une réflexion sur l’évangile de ce jour, selon saint Matthieu 6, 7-15

Échos du Vatican

Retour dans cette émission sur les déplacements, les discours, les rencontres et les célèbrations du pape François, et sur les autres évènements de ces derniers jours au Vatican.