La Foi en temps de crise – Mgr Raymond Poisson

La Foi en temps de crise : Entrevue spéciale de Francis Denis avec Mgr Raymond Poisson, évêque de Saint-Jérôme et vice-président de la Conférence des évêques catholiques du Canada sur les initiatives pastorales en temps de COVID-19.

« Espérance, gratitude et solidarité » Message aux Canadiens de la part de leaders religieux au Canada au sujet de la pandémie de COVID-19

Vous trouverez ci-dessous le texte complet du message « Espérance, gratitude et solidarité » – aux Canadiennes et Canadiens de la part de leaders religieux au Canada au sujet de la pandémie de COVID-19:

Message aux Canadiennes et Canadiens de leaders religieux au Canada au sujet de la pandémie de COVID-19 – final.

Préambule de la CECC – Aujourd’hui, plus de 80 leaders religieux de partout au Canada ont publié un message commun à l’adresse de toutes les personnes pour qui le Canada est leur foyer afin de souligner le besoin d’espérance, de gratitude et de solidarité face à la pandémie de COVID-19.

Ce message œcuménique et interreligieux qui traduit la réaction de leaders religieux de partout au Canada fait suite à une initiative de la Conférence des évêques catholiques du Canada et du Caucus rabbinique canadien avec l’appui et la coordination du Conseil canadien des Églises et de la Conversation interreligieuse canadienne. La traduction française a été subventionnée par l’Église de Jésus Christ des saints des derniers jours.

Le message dit : « En dépit des présentes souffrances, qui semblent parfois nous écraser, la flamme de l’espérance ne peut être éteinte. L’amour donne tout son sens à notre vie et continue de rechercher le bien commun en dépit de nos difficultés individuelles. »

Le message reflète une unité de pensée et une préoccupation commune entre les diverses communautés religieuses du Canada devant l’incertitude, la peur et l’anxiété qui entourent la COVID-19. Tout en reconnaissant l’impact considérable de la COVID-19, le message rappelle aux Canadiennes et aux Canadiens l’espérance que nous partageons, les motifs que nous avons de rendre grâce et les façons dont nous pouvons agir en solidarité pour le bien des uns et des autres.

EN DIRECT: Messe d’inauguration du ministère épiscopal de Mgr Claude Hamelin

En direct sur les ondes de S+L, voyez la cérémonie d’inauguration du ministère épiscopal de Mgr Claude Hamelin comme évêque de Saint-Jean-Longueuil. Dès 18h30, vendredi 10 janvier 2020, joignez-vous à Francis Denis et ses invités pour une émission spéciale dédiée à l’événement et qui sera suivie de la transmission de la célébration en la cathédrale Saint-Jean-l ‘Évangéliste dès 19 heures.  La célébration se fera en présence de Son Excellence Monseigneur Luigi Bonazzi, nonce apostolique au Canada, de Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal ainsi que de plusieurs autres évêques et dignitaires. Cette cérémonie sera également l’occasion de rendre hommage à Mgr Lionel Gendron, p.s.s., qui, après neuf années d’épiscopat, passe le flambeau à Mgr Claude Hamelin.

Pour en apprendre davantage sur le diocèse de Saint-Jean-Longueuil, vous pouvez consulter le site web du diocèse ou visionner l’épisode de l’émission « Sur la route des diocèses » qui lui fut consacré:

Sur la route du diocèse d’Edmundston

Fondé le 23 décembre 1944 par le pape Pie XII, le diocèse d’Edmundston s’étend sur le territoire du Nouveau-Brunswick de Saint-Quentin à Grand-Sault en passant par Saint-Basile et Lac-Baker. Nommé par le pape Benoît XVI le 5 janvier 2009, Mgr Claude Champagne membre de la Congrégation des Oblats de Marie Immaculée est évêque de ce diocèse. Il a fait de « l’annonce des paroles de la vie éternelle » le moteur de son action pastorale. Attentif aux besoins de la portion du peuple de Dieu qui lui est confiée, Mgr Claude Champagne est pleinement engagé dans le tournant missionnaire tel que voulu par le pape François. Dans cet épisode de « Sur la route des diocèses » nous irons donc en sa compagnie à la rencontre des différents visages de l’Église catholique dans cette région du Nouveau-Brunswick.

Église en Sortie 14 octobre 2019

Cette semaine à Église en Sortie, Francis Denis reçoit le père Yoland Ouellet o.m.i. pour parler du mois missionnaire extraordinaire. On vous présente un reportage sur l’assemblée automnale de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec à Trois- Rivières. Dans la troisième partie de l’émission, on parle des élections fédérales 2019 avec le vice-président de la Conférence des évêques catholiques du Canada et évêque de Saint-Jérôme Mgr Raymond Poisson.

Plénière de la CECC avec Francis Denis

La plénière de la Conférence des évêques catholiques du Canada 2019 est maintenant terminée. Joignez-vous à Francis Denis vendredi 27 septembre à 19h30 pour un résumé complet des faits saillants de cette semaine alors que nous reviendrons sur les différents thèmes abordés avec des plusieurs personnalité de marque de l’Église au Canada. La plénière des évêques c’est ce vendredi 27 septembre à 19h30. Un rendez-vous à ne pas manquer.

Église en Sortie 11 janvier 2019

Cette semaine à Église en Sortie, Francis Denis reçoit Julian Paparella, participant au Synode sur « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel » ainsi que Mgr Lionel Gendron p.s.s., évêque de Saint-Jean-Longueuil et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, et on vous présente la première chronique des actualités de la rue 2019 avec l’abbé Claude Paradis.

Église en sortie 16 novembre 2018

Cette semaine à Église en sortie, Francis Denis reçoit le comédien et animateur Jean-Marie Lapointe avec qui il parle de son tout dernier livre Entretien confession d’un prêtre de la rue. On vous présente la chronique des actualités de la rue avec l’abbé Claude Paradis. Dans la troisième partie de l’émission, on s’entretient avec Mgr René Guay sur la réalité pastorale et la transformation missionnaire du diocèse de Chicoutimi.

Église en Sortie 26 octobre 2018

Cette semaine à Église en sortie, on s’entretient avec Isabel Correa, directrice de la Mission Jeunesse Montréal et JMJ Canada, sur la place des jeunes dans l’Église en marge du Synode des évêques sur « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel ». On vous présente un reportage sur la Résidence de la montagne de l’Horeb, maison de repos pour les prêtres à Sainte-Agathe-des-Monts au nord de Montréal. Dans la troisième partie de l’émission, Francis Denis reçoit Mgr Pierre Goudreault, évêque du diocèse de Sainte-Anne-de-La-Pocatière au sujet de son diocèse et du tournant missionnaire de l’Église.

Une Église à genoux pour un avenir meilleur

Photo crédit: CNS photo/Stefano Rellandini, Reuters

Comme nous l’avons vu la semaine dernière, la publication du document de la CECC intitulé « Protection des personnes mineures contre les abus sexuels » est une véritable démarche de contrition. Suivant la définition du catéchisme de l’Église catholique, la contrition est « une douleur de l’âme et une détestation du péché commis avec la résolution de ne plus pécher à l’avenir » (CEC no 1451). Nécessaire à la validité du sacrement du pardon, elle n’en est pas moins importante dans nos démarches de réconciliation et personnelle et institutionnelle. Qu’est-ce qui nous permet de dire cela ? C’est ce que nous examinerons aujourd’hui.

Une réelle détestation du péché

Le document présente une série de « leçons » tirées des expériences passées qui, très souvent par manque de connaissance et d’expertise dans le domaine, ont pu mener à une mauvaise gestion de ces graves délits. Il est d’abord important de mentionner que ces crimes furent toujours considérés par l’Église comme des péchés graves. La sensibilité particulière de nos sociétés contre ces abus trouve d’ailleurs son origine dans une conception morale héritée du christianisme. Nous pouvons donc conclure que les mauvaises gestions du passé sont dues en grande partie à une inauthenticité structurelle (p.54) ou, en d’autres termes, en une mauvaise application par l’Église de ses propres principes.

À partir de cette prise de conscience renouvelée de la gravité morale, psychologique, sociologique et spirituelle de ces péchés d’abus sexuel, les évêques canadiens n’hésitent pas à utiliser les grands moyens pour évacuer tous les délinquants passés et ceux qui pourraient encore se trouver en son sein.

« L’expérience a appris à tous qu’il est essentiel de maintenir une attitude de « tolérance zéro ». Cette attitude s’exprime par des politiques et des programmes qui sont conçus pour que chaque allégation d’agression sexuelle soit considérée avec le plus grand sérieux et qu’aucun incident ne soit toléré; elle manifeste clairement qu’aucune personne qui a commis des abus sexuels à l’endroit d’une personne mineure n’exercera un ministère actif. » (p.39)

L’Église n’étant pas uniquement composée de membres du clergé, le document précise que cette « tolérance zéro à l’égard des abus s’étend à tout le personnel de l’Église – clergé, religieux et laïcs – et a élargi la portée des politiques de prévention pour englober tout le personnel et les bénévoles qui travaillent dans des établissements d’Église ou au nom de l’Église » (p.39).

Fermes résolutions pour l’avenir

Comme c’est le cas pour la société toute entière, l’Église catholique est dans une démarche de reconsidération culturelle et institutionnelle pour faire en sorte que plus jamais ne se produisent de tels actes en totale contradiction avec sa raison d’être même. Comment cette « purification pastorale profonde » (p.55) pourra-t-elle s’opérer ?  Le document de la CECC offre en ce sens beaucoup de pistes de solutions afin que des réformes structurelles et culturelles soient apportées. Parmi les leçons prises au court des expériences des dernières décennies, les pasteurs proposent plusieurs réflexions en lien avec une meilleure formation des leaders dans l’Église. Malheureusement souvent négligée par les organismes décisionnels à tous les niveaux de la société, l’Église montre du leadership en la matière en manifestant la centralité de mesures effectives à long terme. Elle n’en demeure pas moins consciente des besoins nécessitant une action immédiate.

En effet : « L’expérience canadienne sur les abus sexuels a conscientisé les dirigeants de l’Église au besoin de prendre les plaintes au sérieux et d’y donner suite immédiatement et efficacement » (p.33.). Pour ce faire, une série de recommandations sont faites aux évêques. Établissement de protocoles clairs de protection des mineurs, constitution de comité consultatif, entière collaboration avec les autorités civiles, respect de la présomption d’innocente (p.35-36), information de la population dans les meilleurs délais voilà quelques exemples manifestant le sérieux de la démarche de la Conférence des évêques catholiques du Canada en cette matière.

Une Église qui donne l’exemple

L’expérience douloureuse et « honteuse » de la grande majorité des membres de l’Église face à ce scandale des abus sexuels ne doit pas nous décourager et nous rendre cyniques face à cette Institution aussi divine qu’humaine. Elle doit plutôt être assumée à la lumière de la croix du Christ, de Celui qui s’est fait pécheur pour nous délivrer de la mort à laquelle nous étions tous condamnés. Au-delà de cette vision surnaturelle, qui est toujours la plus importante, nous devons également utiliser cette souffrance non seulement comme force de proximité avec les victimes mais également comme force de propulsion dans l’engagement à éradiquer cette plaie ouverte de l’incohérence morale qui manifeste aujourd’hui toute sa force de destruction.

À l’heure où l’ensemble des institutions, qu’elles soient corporatives, syndicales, gouvernementales, artistiques, coopératives, etc., découvrent les unes après les autres les injustices commises par le passé et la profondeur de la crise des abus sexuels à l’échelle globale, le monde entier attend de l’Église un leadership en la matière. Une opportunité s’offre donc aux catholiques afin qu’ils prennent « le taureau par les cornes » et qu’ils donnent l’exemple d’une gestion irréprochable et professionnelle à la hauteur des principes évangéliques que le Christ nous a confié.