1er jour de l’assemblée plénière des évêques à Ste Adèle.


Le cadre de cette assemblée qui se déroule dans les Laurentides est propice à la réflexion et la rencontre. La 1ere journée a commencé après la prière par le rapport du président de la conférence, Mgr Richard Smith, archevêque d’Edmonton.

Mgr Smith a souligné ses différentes visites à Rome, en Haiti et en Terre Sainte. Il a ouvert sur plusieurs événements futurs comme la canonisation de Kateri Tekakwitha, plus de 1500 pèlerins canadiens vont y participer. Après cette canonisation, le 28 octobre sera déclarée journée nationale de reconnaissance et de gratitude pour le rôle des Premières Nations pour l’Eglise au Canada.

Le rapport dans son intégralité est sur le site cecc.ca

Bienheureuse Kateri Tekakwitha, mystique Mohawk d’Amérique du Nord. Modèle de la première évangélisation et de la nouvelle évangélisation

Aujourd’hui nous célébrons la fête de la bienheureuse Kateri Tekakwitha.

Voici la réflexion du Père Thomas Rosica, csb, en honneur de cette fête:

Lors des Journées Mondiales de la Jeunesse en 2002 à Toronto, il y a 10 ans, le bienheureux Jean-Paul II s’est adressé aux milliers de Jeunes rassemblés sur la base militaire, à Downsview, le dimanche 28 Juillet 2002, durant la messe qui clôturait cette rencontre bénie :
« Dans les moments difficiles de l’histoire de l’Eglise, le devoir de la sainteté devient encore plus urgent. Et la sainteté n’est pas une question d’âge. La sainteté, c’est vivre dans l’Esprit Saint, comme l’ont fait Kateri Tekakwitha, ici en Amérique, et de nombreux autres jeunes. »

Pour ses dernières JMJ, le bienheureux JP II a choisi une jeune femme amérindienne, une des neuf jeunes saints et bienheureux qu’il a offerts au Canada en tant que patrons des JMJ 2002, comme modèles de sainteté, de bonté, d’humanité pour des millions de jeunes qui étaient et restent partie prenante de la grande aventure des JMJ. La vie de Kateri est une curieuse histoire. Nous avons peu de paroles d’elle dans ses biographies. Qu’est-ce qui a poussé Kateri à être baptisée? Quelle fut la source de son amour de Jésus-Christ et de l’Église? Comment la vie de cette amérindienne du 17e siècle peut-elle parler aujourd’hui à la société, à la culture contemporaine et à l’Église.
Comment sa foi et sa canonisation guériront-elles les peuples des Premières Nations, meurtris par les histoires d’abus, d’oppression et de discorde?

Réfléchissons à la vie de la future sainte Kateri Tekakwitha, pour voir ce qu’elle peut effectivement nous offrir. Son histoire nous est racontée dans des biographies vieilles de plusieurs centaines d’années, écrites par deux pères jésuites qui la connaissaient et priaient avec elle alors qu’ils étaient responsables de la mission Kahnawake, les pères Pierre Cholenec et Claude Chauchetière. Leurs témoignages écrits mettent en valeur la vie vertueuse de Kateri, son vœu de chasteté, la haine du péché et de soi-même, et ses pratiques extrêmes de repentance jusqu’à sa mort à l’âge de 24 ans.

Kateri Tekakwitha, connue comme le “Lys des Mohawks” et la “ Geneviève de la Nouvelle France” est née en 1656 à Ossernenon, un village Iroquois sur la rivière Mohawk, dans ce qui est l’état de New York. Ce lieu est connu aujourd’hui sous le nom d’Auriseville, New York. Son nom iroquois Tekakwitha est souvent prononcé tek’u-kwith’u. Le père de Tekakwitha était un chef Mohawk et sa mère une algonquine catholique.

Alors que Tekakwitha a quatre ans, son village fut ravagé par la variole, emportant ses parents et son frère bébé et la laissant orpheline. La variole a laissé des traces sur son visage, et a sérieusement altéré sa vue. Bien que gravement affaiblie, traumatisée et partiellement aveugle, Tekakwitha a survécu et fut adoptée par ses deux tantes et son oncle, un chef Mohawk. La famille quitta son village et construisit un nouvel hameau, appelé Caughnawaga, à 5 miles au nord de la rivière Mohawk, qui est aujourd’hui à Fonda, dans l’état de New York.
Tekakwitha n’a pas été baptisée très jeune, pourtant elle avait de tendres souvenirs de sa chère et priante mère et des récits de la foi catholique que sa mère partageait avec elle durant son enfance. Ces souvenirs sont restés imprégnés dans son esprit et son cœur et ont influencé la suite de sa destinée. Elle allait souvent seule dans les bois pour parler à Dieu et l’écouter dans son cœur.
Lors des dix-huit ans de Tekakwitha, le père de Lamberville, missionnaire jésuite, vint à Caughnawaga, et fonda une chapelle. Son oncle n’aima pas « la robe noire », et son étrange religion, mais il toléra la présence du missionnaire. Kateri se souvenait vaguement des prières murmurées par sa mère, et était fascinée par les nouvelles histoires qu’elle entendait sur Jésus-Christ. Elle voulut en savoir plus sur Lui et devenir chrétienne. Le jésuite persuada l’oncle de la jeune fille de permettre à Tekakwitha de suivre les cours d’instruction religieuse. La fête de Pâques suivante, à 20 ans, Tekakwitha fut baptisée. Elle reçut le nom de Kateri, qui veut dire Catherine en mohawk.
Tekakwitha en Iroquois signifie “Une qui place des choses en ordre”, «Mettre tout en place. » [Read more…]

Premier anniversaire de la canonisation de Saint frère André

Pour nous préparer à l’anniversaire de la canonisation de Saint frère André, dans l’action de grâces

Dimanche 16 octobre

10h rediffusion de la messe présidée par le cardinal Jean-Claude Turcotte à St Andrea della Valle

15h30 rediffusion de la messe au Stade olympique de Montréal. (aussi le lundi 17 octobre 16h)

Lundi 17 octobre

19h35 cérémonie du premier anniversaire de la canonisation du saint Frère André  en la basilique de l’Oratoire Saint-Joseph

21h Portier de Dieu, notre documentaire réalisé par Sébastien Lacroix

 

 

 

Portier de Montréal et Gardien de la Porte du Ciel


Une réflexion sur saint André de Montréal
Père Thomas Rosica, c.s.b.
Directeur général, Fondation catholique Sel et Lumière média

Le dimanche 17 octobre prochain, parmi les nouveaux canonisés par le pape Benoît XVI sera un Canadien de la Congrégation de Sainte-Croix, frère André Bessette.  Pendant près de quarante ans, le frère André va travailler comme portier du Collège Notre-Dame dans le quartier Côte-des-Neiges à Montréal. Commentant plus tard la tâche qu’on lui avait confiée il dit : « On m’a mis à la porte et j’y suis resté toute ma vie. »

En tant que portier du Collège, le frère André loge dans une petite pièce près de l’entrée, pièce qui est aussi son bureau.  Il presse les gens qui viennent le voir, de prier avec confiance et persévérance, tout en demeurant ouverts à la volonté de Dieu. Il les incite à prendre le chemin de la guérison avec foi et humilité, en allant se confesser et en recevant les sacrements de l’Église. Il encourage les malades à consulter un médecin. Pour lui, la souffrance trouve un sens lorsqu’elle est jointe à la souffrance du Christ. Il était attentif et présent à la tristesse et à la douleur des autres, mais était toujours de nature joyeuse avec un bon sens de l’humour. On raconte l’avoir vu pleurer avec les visiteurs qui lui confiaient leurs difficultés et leur peine. La rumeur de guérisons obtenues à la suite de ses prières, se répand. Alors que sa renommée de guérisseur dépasse les frontières, lui-même insiste toujours plus : « Je ne suis rien… qu’un simple instrument entre les mains de la Providence, un humble instrument au service de saint Joseph. »

Le frère André est décédé à Montréal le 6 janvier 1937 sans voir la fin de son rêve. On estime que plus d’un million de visiteurs de partout en Amérique sont venus lui rendre un dernier hommage dans les jours qui suivirent sa mort. Il fut béatifié par le pape Jean-Paul II le 23 mai 1982 à Rome. Le 17 octobre 2010, le frère André sera canonisé et deviendra le premier saint homme natif du Canada. [Read more…]

Sainte Gianna Beretta Molla, Patronne de la Télévision Sel et Lumière

Sainte Gianna Beretta Molla, Patronne de la Télévision  Sel et Lumière.

Récemment, nous recevons pas mal de courrier à Sel + Lumière nous demandant d’expliquer la belle amitié qui existe entre nous et la famille d’une nouvelle sainte dans l’Eglise, Gianna Beretta Molla.  Je suis heureux de pouvoir partager avec la grande famille de téléspectatuers et lecteurs, cette amitié et cette grâce qui est la nôtre.

Gianna Beretta est née à Magenta (Milan) le 4 octobre 1922. Dès son enfance, elle accueille avec une adhésion totale le don de la foi et une éducation fortement chrétienne qu’elle reçoit de ses parents extraordinaires. Ceci la porte à considérer la vie comme un don merveilleux de Dieu, à avoir confiance en la Providence, à être certaine de la nécessité et de l’efficacité de la prière.

Durant les années de lycée et d’université, alors qu’elle s’adonne avec sérieux aux études, elle traduit sa foi en s’engageant dans un apostolat généreux pour les jeunes de l’Action Catholique Italienne et charitable pour les personnes âgées et les pauvres avec la Conférence St-Vincent-de-Paul.

Docteur en médecine et en chirurgie en 1949 à l’Université de Pavie, elle ouvre en 1950 un dispensaire à Mesero, près de Magenta. Elle se spécialise en pédiatrie à l’Université de Milan en 1952 et préfère parmi ses assistés les mamans, les enfants, les personnes âgées et les pauvres.

Alors qu’elle remplit sa charge de médecin, qu’elle ressent et pratique comme une «mission», elle accroît encore son engagement dans l’Action Catholique, en se donnant sans compter pour les «plus jeunes». En même temps, elle exprime en faisant du ski et de l’alpinisme sa grande joie de vivre et son bonheur de jouir de l’œuvre de Dieu dans la nature. Elle s’interroge, prie et fait prier pour sa vocation qu’elle considère aussi comme un don de Dieu. En choisissant l’appel au mariage, elle y répond avec tout son enthousiasme et elle s’y donne totalement «pour former une famille vraiment chrétienne».

Elle se fiance avec l’ingénieur Pierre Molla et, durant les fiançailles, elle est radieuse par son comportement et par son sourire. Dans une lettre à son fiancé, Pietro Molla, Gianna écrivait: « Je veux former avec toi une famille vraiment chrétienne, un petit Cénacle où le Seigneur se sente chez lui, nous guide et nous aide à réaliser nos projets ».   Elle écrivait encore: « En vivant ainsi, Pietro, jour après jour, nous atteignons cette sainteté conjugale que Dieu attend de nous… Je veux former avec toi une famille riche d’enfants comme l’ont été les belles familles dans lesquelles nous sommes nés et où nous avons grandi ».  Ils se sont mariés en 1955 à Magenta en Italie.

En novembre 1956, elle devient maman pour la première fois: Pierre-Louis naît; puis en décembre 1957, c’est Mariolina; en juillet 1959, c’est Laura la troisième. Elle sait harmoniser avec simplicité et équilibre ses devoirs de mère, d’épouse, de médecin et sa grande joie de vivre.

En septembre 1961, vers le 2ème mois d’une nouvelle grossesse, elle connaît la souffrance et le mystère de la douleur: un fibrome à l’utérus apparaît. Il faut l’opérer. Tout en sachant les risques que cela comporte de continuer la grossesse, elle supplie le chirurgien de ne pas recourir à l’avortement, mais de sauver la vie qu’elle porte en elle et elle se confie à la prière et à la Providence.

La vie est sauve. Elle remercie le Seigneur et passe les 7 mois qui la séparent de la naissance avec une force d’âme incomparable et avec une ardeur de chaque instant comme mère et médecin. Anxieuse, elle craint que son bébé puisse naître souffrant et demande à Dieu que cela lui soit épargné.

Quelques jours avant l’accouchement, tout en se confiant pleinement à la Providence, elle est prête à donner sa vie pour sauver celle de son enfant: «Si vous devez décider entre moi et l’enfant, n’hésitez pas: choisissez, et je l’exige, l’enfant. Sauvez-le». Le matin du 21 avril 1962, Jeanne-Emmanuelle est née, saine et sauve. Le matin du 28 avril, malgré tous les efforts et les soins pour sauver aussi la mère, au milieu de douleurs indicibles, après avoir répété: «Jésus, je t’aime. Jésus, je t’aime», elle meurt saintement.

Elle avait 39 ans. Son enterrement est une grande manifestation unanime de profonde émotion, de foi et de prière. Elle repose aujourd’hui au cimetière de Mesero, à 4 km de Magenta.

«Immolation préméditée», c’est ainsi que Paul VI a défini le geste de Gianna à l’Angélus du 23 décembre 1973 en évoquant «Une jeune mère du diocèse de Milan qui, pour donner la vie à sa fille, a sacrifié la sienne dans une immolation préméditée».

Gianna a été béatifiée par Jean-Paul II le 24 avril 1994, lors de l’Année Internationale de la Famille.  Lors de sa béatification, le Pape a dit que « l’acte de Gianna en faveur de la vie n’était possible qu’après une vie de préparation. »  Dix ans plus tard, en mai 2004, Jean Paul II a proclamé Gianna Sainte de l’Eglise Catholique.

La première fois que j’ai entendu parler de Gianna Beretta Molla, j’étudiais les Ecritures à Jérusalem, vers la fin des années 80 et au début des années 90. A cette époque, j’avais été frappé par cette image d’une jeune mère de famille qui a pris une décision héroïque pour permettre à son enfant de vivre à tout prix. J’ai aussi entendu dire que le mari de cette femme était encore en vie ainsi que leurs enfants. Je me souviens que j’avais pensé que cela aurait été magnifique de rencontrer de telles personnes, et d’apprendre quelque chose sur leur itinéraire vers la sainteté en tant que famille.  Je n’imaginais pas ce que l’avenir me réservait!

Nommé aumônier de l’Université de Toronto en 1994,  j’étais très frappé par l’absence de réels héros ou héroïnes dans la vie des jeunes. J’ai également réalisé que l’Eglise tardait à faire connaître les modèles magnifiques des nouveaux saints et bienheureux aux jeunes d’aujourd’hui.  Je me suis mis au travail pour parler des saints et saintes, des bienheureux et bienheureuses aux jeunes qui fréquentaient notre aumônerie.

Nos efforts ont été couronnés et bénis lors de la fête de la Toussaint à l’université de Toronto en 1999. Les étudiants ont lancé une collecte de fonds pour les nouveaux vitraux de la belle chapelle de l’université. Au lieu des trois vitraux prévus, la collecte correspondait à 12 vitraux. Les professeurs et les paroissiens et la communauté catholique de l’université sélectionnèrent ensemble les saints et bienheureux destinés à nous entourer dans cette chapelle. Et parmi eux, à l’unanimité, il y avait les bienheureux Pier Giorgio Frassati, Teresa de Calcutta, Jean XXIII, Gianna Beretta Molla, Thérèse Bénédicte de la Croix, chacun ayant quelque chose à dire à une telle communauté universitaire.

Nous vivons à une époque où la vie est si bon marché et disponible.   L’avortement est le plus grand symptôme de la culture de la mort.   C’est une époque où l’engagement permanent est discrédité dans de nombreux milieux, où la vie humaine et la vie de famille sont assiégées, où le sacrifice et la vertu sont absents de tant de vies, où certains, dans des professions médicales, ont de moins en moins le souci de la dignité et du caractère sacré de chaque vie humaine, où la souffrance est considérée comme une nuisance sans signification rédemptrice, où la bonté, la joie, la simplicité, et la beauté sont suspectes, Gianna Beretta Molla nous montre une voie alternative d’une extraordinaire beauté.

Je réflechis souvent à ce qu’a dit le cardinal Carlo Maria Martini, sj, ancien archevêque de Milan.  Il a appelé Gianna « Femme, mère, et amante de la vie », à sa béatification en 1994.  L’acte de Gianna était héroïque, dans la mesure où chaque jour de sa vie elle s’est préparée à cet acte final. Sa décision pour la vie a été l’épanouissement naturel et le sommet d’une vie extraordinairement vertueuse faite de sainteté, de détachement, et de joie paisible. Sainte Gianna Molla continue de rappeler à l’Eglise et au monde la nécessité d’une éthique de vie constante, des premiers instants de la vie jusqu’aux derniers. Nous sommes appelés à l’héroïsme par notre choix de vie au quotidien. Pour la plupart, nous ne sommes pas prêts à une action héroïque. Nos vies ne nous y ont pas préparés. Mais nous pouvons et nous devons nous préparer pas à pas au détachement de nous-mêmes. Si nous le demandons à Sainte Gianna Molla, elle nous donnera le courage de faire le prochain pas.

Sainte Gianna Molla, prie pour nous tous.  Donne-nous l’amour et le goût pour la vie.

Sur le Web – Quelques trouvailles

par François Gloutnay, chroniqueur Web et rédacteur du blogue de l’ACPC


– Les archives de Radio-Canada mettent en ligne un film de sept minutes montrant la foule à l’Oratoire la veille des funérailles du frère André. Pour voir ces images, on suit ce lien.


– L’encyclopédie collaborative Wikipédia a modifié son texte sur le frère André. La canonisation du 17 octobre y est dorénavant inscrite.
3-album
– La boutique de L’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal a mis en ligne les couvertures des différents livres et DVD qui s’intéressent à la vie et à l’oeuvre du frère André. Il y a le tout récent Album officiel de la canonisation de frère André et la biographie Le frère André, écrite par le journaliste Jean-Guy Dubuc en 1996. On vient aussi de rééditer la biographie rédigée par Françoise Deroy-Pineau. Lorsque ce livre fut publié pour la première fois, son titre était L’étrange destin d’Alfred Bessette dit frère André. En 2010, le livre s’intitule: Frère André : un saint parmi nous.