Homélie pour le 76e anniversaire du décès de Saint Frère André Bessette

Aujourd’hui nous fêtons le  76e anniversaire du décès de Saint Frère André Bessette  (6 janvier 1937). Voici l’homélie de la messe célébrée à 8h30 à l’Oratoire Saint- Joseph du Mont-Royal  ce lundi 7 janvier 2013

Lectures : 1 Pierre 4, 7b-11 Matthieu 11, 25-30

« Chers Frères et Sœurs ici rassemblés à l’Oratoire,
Chers téléspectateurs et téléspectatrices à travers le monde,

Je remercie vivement les Pères de Sainte Croix pour m’avoir invité à présider cette Eucharistie ce jour de fête de
St André. Il y a déjà soixante-seize ans depuis l’entrée au paradis de l’humble portier de Mont-Royal. Et il y a un peu plus de deux ans que l’Eglise a déclaré Frère André saint parmi les saints. L’évangile que nous venons d’entendre nous parle d’une façon claire de Saint-André de Montréal.

Dans cette page de la Bonne Nouvelle tirée de St Matthieu, Jésus formule une prière d’exultation et de louange qui nous fait mieux comprendre qui il est et à qui il souhaite s’identifier (11, 25-30). Toute sa vie, Jésus a vu que les humbles de cœur trouvaient plus facile d’accepter sa doctrine révolutionnaire que ceux qui étaient remplis d’eux-mêmes. On observe un triple mouvement dans ce passage. Dans un premier temps, Jésus s’adresse à son Père et se réjouit de ce que la prédilection du Père pour les pauvres et les petits transparaisse dans son ministère.

Dans le deuxième temps, Jésus parle de lui-même et en vient presque à se définir. Jésus est le Fils à qui a été donnée la pleine connaissance du Père. Le cœur de la mission du Fils, c’est de nous révéler le Père.

Enfin, dans le troisième temps, Jésus s’adresse directement à toutes les personnes qui cherchent de l’aide, de la consolation et du repos. Je ne peux m’empêcher de penser qu’à chacun de ces trois énoncés, Jésus souriait; qu’il prenait une profonde respiration et qu’il était comblé de joie en voyant ce qui se produisait dans les rangs de ses disciples. Il souriait de compassion en invitant les malheureux et les petits à trouver la paix. [Read more…]

Rencontre entre le Pape et Mgr Smith, président de la CECC et Mgr Durocher, vice-président

En remerciement pour la canonisation de Kateri Tekakwitha, Mgr Richard Smith, président de la CECC et Mgr Paul- André Durocher, vice-président de la CECC, lors de leur rencontre avec le Pape aujourd’hui 10 novembre, lui ont remis le dernier documentaire de Télévision Sel et Lumière « In her footsteps. The story of de Kateri Tekakwitha », « Sur ses pas, l’histoire de Kateri Tekakwitha”.    ainsi qu’une reproduction d’un manuscrit du père Claude Chauchetière, jésuite biographe de sainte Kateri, datant du XVIIe siecle.

Premiere page de la biographie de Ste Kateri
L’original se trouve aux Archives des Jésuites à Montreal

 

 

Photos: Courtoisie de L’Osservatore Romano

 

Messe d’action de grâce en l’honneur de sainte Kateri (photos et reportage)

Voici un compte-rendu en images de la célébration qui s’est déroulée dans la Basilique de l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal, le dimanche 4 novembre à 14h30, en l’honneur de sainte Kateri.
Notre émission Perspectives du 5 novembre, vous donne un aperçu de la célébration avec des entrevues de participants.

Vous pouvez accéder à l’album photos via le lien suivant:

Album photo de la messe d’action de grâce en l’honneur de sainte Kateri

 

Messe d’action de grâces pour la canonisation de sainte Kateri Tekakwitha en la basilique St Jean de Latran

Ce matin en présence des pèlerins venus à Rome pour la canonisation de Kateri Tekakwitha, Mgr Richard Smith,  archevêque d’Edmonton et président de la CECC, a présidé une messe d’action de grâces, concélébrée avec Mgr Lionel Gendron, évêque de St Jean-Longueuil et de Mgr Louis Dicaire, évêque auxiliaire. Voici l’homélie:

« En ces jours merveilleux, ici à Rome, où nous sommes les témoins bénis, privilégiés, d’un événement extraordinaire qui réjouit profondément la population canadienne, et en particulier nos sœurs et nos frères des Premières Nations. Fille des peuples mohawk et algonquin, Kateri Tekakwitha a été canonisée, élevée à la gloire des autels, par le pape Benoît XVI, et cet honneur rejaillit sur tous les peuples autochtones. Comme mentionnait le bienheureux Jean-Paul II dans son discours aux autochtones d’Amérique, peu de temps après la béatification de Kateri, « elle se dresse devant nous comme le symbole de la meilleure part de l’héritage qui est le vôtre, en tant qu’Indiens d’Amérique du Nord ». Et puisque son nom a été ajouté au canon des saints de l’Église universelle, c’est maintenant devant toute l’Église, devant le monde entier, qu’elle se dresse pour rappeler le caractère universel de l’appel à la sainteté et proposer un modèle de coopération au mystère de la grâce.

Dans notre première lecture, aujourd’hui, l’auteur du livre de la Sagesse pose la question : « Qui peut découvrir les intentions de Dieu? Qui peut comprendre les volontés du Seigneur? » Et il entreprend d’y répondre. Même si le mystère des desseins de Dieu dépasse les limites de la raison humaine, il nous est révélé par l’action de l’Esprit Saint de Dieu. Le Seigneur veut nous faire connaître ses voies, Il tient à ce que nous Le connaissions et Il agit de manière à nous permettre de Le connaître, pour que nous puissions Lui répondre dans l’amour et collaborer à son projet de salut pour nous. Cette révélation de l’admirable vérité de Dieu nous a été faite en son Fils Jésus Christ, qui nous a envoyé l’Esprit Saint promis pour éclairer nos esprits et nos cœurs de sa divine sagesse et nous donner la grâce de pouvoir y répondre dans la foi et dans l’amour.

La beauté de la vie de sainte Kateri illustre la rencontre de l’initiative aimante de Dieu et d’une réponse humaine inspirée par la grâce. On voit déjà les premiers signes de l’action de la grâce divine dans le nom que lui a donné sa famille : Tekakwitha. Ce nom, que lui valut sa cécité, peut recevoir différentes interprétations : « celle qui marche à tâtons », « celle qui avance lentement », « celle qui heurte les objets », mais aussi « celle qui met les choses en ordre » ou « celle qui met tout en place ». Cette palette de sens évoque d’une façon ou d’une autre la vision de ce qu’il y a devant. C’est un fait, bien sûr, que la vision physique de Kateri avait été gravement altérée par la variole. Mais ce qui est tout aussi vrai, par contre, et qui est beaucoup plus important, c’est que sa vision intérieure était nette. Au fond de son cœur, elle avait reçu la grâce de distinguer clairement la vérité du Christ et de son Église. Un peu comme si le Seigneur, dans le nom même de Tekakwitha et dans la vie de celle qui l’a porté, voulait attirer notre attention sur les limites de la vision humaine et nous orienter vers la vision authentique qui vient de la foi. En cette Année de la foi, la vie de Kateri montre bien que le don de la foi nous rend capables d’apercevoir clairement la beauté de Dieu et celle de son projet sur nous, dont la grandeur dépasse infiniment les réalités sensibles de cette terre. [Read more…]

Bienheureuse Kateri Tekakwitha

A la veille de la canonisation de la Bienheureuse Kateri Tekakwitha, voici la réflexion du P. Thomas Rosica, csb, sur cette future sainte, inspiration pour tous et toutes.

Equipe de Sel et Lumière au Synode des évêques sur la nouvelle évangélisation

Dimanche 7 octobre, débute le synode des évêques sur la nouvelle évangélisation à Rome pour 3 semaines jusqu’au 28 octobre.

Pour couvrir cet événement, Sel et Lumière est sur place avec notre directeur le Père Thomas Rosica,  attaché de presse au synode pour la langue anglaise, notre nouveau collègue Charles Lebourgeois et Sebastien Gomes, notre collègue anglophone.

Pour son premier jour parmi nous, le père Rosica s’entretient avec Charles Le Bourgeois à notre capsule quotidienne Perspectives.

Tous les jours, à 19h35,   l’émission « Au coeur du Synode » nous donnera des échos du synode.

Voici le calendrier des grandes célébrations

Messe d’ouverture présidée par le pape Benoit XVI, Basilique St Pierre de Rome
dimanche 7 octobre,
en français 16h, en anglais,  10h et 20h30

Ouverture de l’année de la foi
jeudi 11 octobre
Messe du 50e anniversaire de l’ouverture solennelle du Concile Vatican II,
9h et 14h en anglais
17h en français

Canonisation de la bienheureuse Kateri Tekakwitha et de six bienheureux et bienheureuses
Messe de la canonisation place St Pierre de Rome
dimanche 21 octobre
en direct 3h30
rediffusion 10h et 2h en anglais
en français 16h

Lundi 22 octobre
Messe d’action de graces pour Ste Kateri Tekakwitha à Rome

Dimanche 28 octobre
Messe de conclusion du Synode

en direct 3h30
rediffusion 10h et 2h en anglais
en français 16h

 

 

Célébrations entourant la canonisation de Kateri Tekakwitha

Les préparatifs entourant la canonisation de Kateri Tekakwitha battent bon train dans le diocèse de St Jean Longueuil. Mgr Louis Dicaire évêque auxiliaire à St Jean Longueuil est responsable de ces préparatifs. Une vigile de prière le 20 octobre aura lieu à Rome la veille de la canonisation à 20h à la basilique St Jean Latran et une messe sera célébrée le lundi 22 octobre à 10h à cette meme basilique Plus de 1500 pèlerins sont attendus à Rome. Au pays, au sanctuaire de Kahnawake une vigile de prière aura lieu le 20 octobre à 19h La messe sera retransmise au sanctuaire de Kahnawake lors de la canonisation.

Le 4 novembre ce sanctuaire étant trop petit, ce sera à l’Oratoire St Joseph que sera célébrée une grande messe à 14h30 Du fait du grand nombre de pèlerins attendus, il faut obtenir un ticket en s’adressant au diocèse de St Jean Longueuil. Tel: 450-679-1100 www.dsjl.org La CECC donne aussi tous les renseignements pour les autres lieux de célébration www.cecc.ca

1er jour de l’assemblée plénière des évêques à Ste Adèle.


Le cadre de cette assemblée qui se déroule dans les Laurentides est propice à la réflexion et la rencontre. La 1ere journée a commencé après la prière par le rapport du président de la conférence, Mgr Richard Smith, archevêque d’Edmonton.

Mgr Smith a souligné ses différentes visites à Rome, en Haiti et en Terre Sainte. Il a ouvert sur plusieurs événements futurs comme la canonisation de Kateri Tekakwitha, plus de 1500 pèlerins canadiens vont y participer. Après cette canonisation, le 28 octobre sera déclarée journée nationale de reconnaissance et de gratitude pour le rôle des Premières Nations pour l’Eglise au Canada.

Le rapport dans son intégralité est sur le site cecc.ca

Bienheureuse Kateri Tekakwitha, mystique Mohawk d’Amérique du Nord. Modèle de la première évangélisation et de la nouvelle évangélisation

Aujourd’hui nous célébrons la fête de la bienheureuse Kateri Tekakwitha.

Voici la réflexion du Père Thomas Rosica, csb, en honneur de cette fête:

Lors des Journées Mondiales de la Jeunesse en 2002 à Toronto, il y a 10 ans, le bienheureux Jean-Paul II s’est adressé aux milliers de Jeunes rassemblés sur la base militaire, à Downsview, le dimanche 28 Juillet 2002, durant la messe qui clôturait cette rencontre bénie :
« Dans les moments difficiles de l’histoire de l’Eglise, le devoir de la sainteté devient encore plus urgent. Et la sainteté n’est pas une question d’âge. La sainteté, c’est vivre dans l’Esprit Saint, comme l’ont fait Kateri Tekakwitha, ici en Amérique, et de nombreux autres jeunes. »

Pour ses dernières JMJ, le bienheureux JP II a choisi une jeune femme amérindienne, une des neuf jeunes saints et bienheureux qu’il a offerts au Canada en tant que patrons des JMJ 2002, comme modèles de sainteté, de bonté, d’humanité pour des millions de jeunes qui étaient et restent partie prenante de la grande aventure des JMJ. La vie de Kateri est une curieuse histoire. Nous avons peu de paroles d’elle dans ses biographies. Qu’est-ce qui a poussé Kateri à être baptisée? Quelle fut la source de son amour de Jésus-Christ et de l’Église? Comment la vie de cette amérindienne du 17e siècle peut-elle parler aujourd’hui à la société, à la culture contemporaine et à l’Église.
Comment sa foi et sa canonisation guériront-elles les peuples des Premières Nations, meurtris par les histoires d’abus, d’oppression et de discorde?

Réfléchissons à la vie de la future sainte Kateri Tekakwitha, pour voir ce qu’elle peut effectivement nous offrir. Son histoire nous est racontée dans des biographies vieilles de plusieurs centaines d’années, écrites par deux pères jésuites qui la connaissaient et priaient avec elle alors qu’ils étaient responsables de la mission Kahnawake, les pères Pierre Cholenec et Claude Chauchetière. Leurs témoignages écrits mettent en valeur la vie vertueuse de Kateri, son vœu de chasteté, la haine du péché et de soi-même, et ses pratiques extrêmes de repentance jusqu’à sa mort à l’âge de 24 ans.

Kateri Tekakwitha, connue comme le “Lys des Mohawks” et la “ Geneviève de la Nouvelle France” est née en 1656 à Ossernenon, un village Iroquois sur la rivière Mohawk, dans ce qui est l’état de New York. Ce lieu est connu aujourd’hui sous le nom d’Auriseville, New York. Son nom iroquois Tekakwitha est souvent prononcé tek’u-kwith’u. Le père de Tekakwitha était un chef Mohawk et sa mère une algonquine catholique.

Alors que Tekakwitha a quatre ans, son village fut ravagé par la variole, emportant ses parents et son frère bébé et la laissant orpheline. La variole a laissé des traces sur son visage, et a sérieusement altéré sa vue. Bien que gravement affaiblie, traumatisée et partiellement aveugle, Tekakwitha a survécu et fut adoptée par ses deux tantes et son oncle, un chef Mohawk. La famille quitta son village et construisit un nouvel hameau, appelé Caughnawaga, à 5 miles au nord de la rivière Mohawk, qui est aujourd’hui à Fonda, dans l’état de New York.
Tekakwitha n’a pas été baptisée très jeune, pourtant elle avait de tendres souvenirs de sa chère et priante mère et des récits de la foi catholique que sa mère partageait avec elle durant son enfance. Ces souvenirs sont restés imprégnés dans son esprit et son cœur et ont influencé la suite de sa destinée. Elle allait souvent seule dans les bois pour parler à Dieu et l’écouter dans son cœur.
Lors des dix-huit ans de Tekakwitha, le père de Lamberville, missionnaire jésuite, vint à Caughnawaga, et fonda une chapelle. Son oncle n’aima pas « la robe noire », et son étrange religion, mais il toléra la présence du missionnaire. Kateri se souvenait vaguement des prières murmurées par sa mère, et était fascinée par les nouvelles histoires qu’elle entendait sur Jésus-Christ. Elle voulut en savoir plus sur Lui et devenir chrétienne. Le jésuite persuada l’oncle de la jeune fille de permettre à Tekakwitha de suivre les cours d’instruction religieuse. La fête de Pâques suivante, à 20 ans, Tekakwitha fut baptisée. Elle reçut le nom de Kateri, qui veut dire Catherine en mohawk.
Tekakwitha en Iroquois signifie “Une qui place des choses en ordre”, «Mettre tout en place. » [Read more…]

Premier anniversaire de la canonisation de Saint frère André

Pour nous préparer à l’anniversaire de la canonisation de Saint frère André, dans l’action de grâces

Dimanche 16 octobre

10h rediffusion de la messe présidée par le cardinal Jean-Claude Turcotte à St Andrea della Valle

15h30 rediffusion de la messe au Stade olympique de Montréal. (aussi le lundi 17 octobre 16h)

Lundi 17 octobre

19h35 cérémonie du premier anniversaire de la canonisation du saint Frère André  en la basilique de l’Oratoire Saint-Joseph

21h Portier de Dieu, notre documentaire réalisé par Sébastien Lacroix