Sede Vacante (vacance du siège apostolique)

'Sede vacante' insignia used by Vatican during period between popes

Depuis l’absence d’un pape, trois cardinaux se  retrouvent avec la tâche de guider l’Église jusqu’à ce qu’un nouveau Pape soit élu. Ces trois cardinaux devront assister le Camerlingue ou Chamberlain, de la Sainte Église Romaine.

Le Camerlingue est l’un des deux seuls chefs de dicastère de la Curie dont les fonctions ne cessent pas durant la période de Sede Vacante. En fait, ses responsabilités augmentent beaucoup à cette période. Quand un Pape meurt, le camerlingue doit confirmer la mort du pape et détruire l’anneau du Pêcheur porté par le souverain pontife, ainsi que tous ses sceaux. On fait cela pour s’assurer qu’aucun document ou requête puisse être émis au nom du Pape.

Présentement, c’est le cardinal Tarcisio Bertone qui est le camerlingue. Il aura donc la responsabilité de détruire l’anneau papal de Benoît XVI ainsi que le sceau qu’il a utilisé sur tous ses documents officiels.

Le Camerlingue est aussi responsable des biens et droits temporels de l’Église. Il est chargé de superviser l’exécution des activités quotidiennes du Palais apostolique et des palais du Latran et de Castel Gandolfo. Cela inclut sceller tous les appartements pontificaux.

Le Père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican, a déclaré aux journalistes que les appartements du Pape de sa résidence d’été à Castel Gandolfo ne seront pas scellés, principalement parce qu’aucun des documents papaux  importants n’y est conservé.

Le doyen du Collège des cardinaux, le cardinal Sodano, est chargé de convoquer les cardinaux électeurs à Rome pour commencer le processus d’élection du prochain Pape. La date prévue pour faire cette convocation officielle était le vendredi 1er mars 2013.

La plupart des cardinaux électeurs sont à Rome depuis le 28 février 2013, car ils désiraient participer à la dernière réunion entre le Collège des Cardinaux et le pape Benoît XVI, tenue ce jour-là.

Le cardinal Sodano devra présider toutes les congrégations générales, réunions tenues pour préparer le conclave et déterminer quand celui-ci devra commencer.

L’autre chef de dicastère dont les fonctions se poursuivent pendant la Sede vacante est  le Grand Pénitencier, le cardinal Manuel Montiero de Castro. Le pardon doit être donné à tout moment pour tout pécheur, c’est pourquoi le cardinal Montiero de Castro peut recevoir des messages de ses collaborateurs pendant qu’il est à l’intérieur de la Chapelle Sixtine.

L’Église est maintenant entrée dans un moment important de son histoire: Sede Vacante. Durant cette période, un blason spécial symbolisant la vacance du siège apostolique est utilisé. Ce blason est même sur des timbres postaux spéciaux émis par le bureau de poste du Vatican.

Benoît XVI devient un « simple pèlerin »

Pope Benedict XVI walks away after making final public appearance as pope in Castel Gandolfo

« Ce n’est bien évidemment pas un jour comme les autres » disait Benoît XVI  avant de se retirer définitivement de ses fonctions. Et pour cause, les lumières sont éteintes dans ses appartements place Saint-Pierre ce jeudi soir. Une journée particulièrement longue et éprouvante  pour ce pape émérite qui a salué une dernière fois ce matin le collège cardinalice, et autres prélats de la Curie. Lors de cette ultime rencontre salle Clémentine au Vatican, le cardinal doyen, Angelo Sodano, s’est adressé à Benoît XVI de la part de ses pairs, le remerciant pour son « service apostolique de grande abnégation, totalement tendu vers le bien de l’Église et de l’humanité ». Et en faisant référence à l’expérience des disciples d’Emmaüs, il poursuit : « c’est avec amour que nous avons essayé d’accompagner votre chemin…Oui, très Saint-Père, notre cœur brulait ces dernières années à vos côtés et, aujourd’hui, nous voulons vous redire toute notre gratitude ». Benoît XVI quant à lui, dans une courte allocution est revenu sur la nature de l’Église, faisant référence au philosophe et théologien Romano Guardini : « L’Église n’est pas une institution inventée,  mais une réalité vivante. Elle vit au long des siècles et grandit comme tout être vivant, en se transformant, tout en restant elle-même, car son cœur est le Christ…Vivant dans le monde, elle n’est pas du monde, mais de Dieu, du Christ et de l’Esprit ». Lors de ces échanges l’émotion était forte, certains pleuraient, d’autres étaient au bord des larmes. Benoît XVI, visiblement fatigué mais attentif, a pris le temps de saluer une toute dernière fois les cardinaux présents, et a promis révérence et obéissance inconditionnelles à son successeur. [Read more…]

Derniers échanges avec Benoît XVI

Helicopter carrying Pope Benedict XVI flies past St. Peter's Basilica as it leaves Vatican

C’est avec sagesse et sérénité que Benoît XVI a fait ces derniers adieux en tant que Pape, aujourd’hui 28 février 2013. En la salle Clémentine, du palais apostolique, 144 cardinaux et proches collaborateurs du Pape étaient rassemblés pour le saluer un par un. La rencontre a commencé avec le doyen du Collège des cardinaux, le cardinal Angelo Sodano qui s’est adressé à Benoit XVI au nom de tous les cardinaux:

« Nous sommes rassemblés autour de vous pour vous dire notre affection et notre gratitude pour un service apostolique de grande abnégation, totalement tendu vers le bien de l’Église et de l’humanité. A la fin des exercices spirituels, vous avez tenu à remercier vos collaborateurs de la Curie Romaine en nous appelant amis! Aimé et vénéré successeur de Pierre, c’est nous qui devons vous remercier pour l’exemple offert durant ces huit années de pontificat. Le 19 avril 2005, vous entriez dans la longue chaîne des successeurs de l’Apôtre. Aujourd’hui, vous vous apprêtez à nous quitter, dans l’attente que le timon de la barque passe à d’autres mains. Ainsi se poursuivra la succession apostolique que le Seigneur a promis à son Église…jusqu’à la fin de ce monde et l’avènement de cieux nouveaux et d’une nouvelle terre. C’est avec amour que nous avons essayé d’accompagner votre chemin à l’image des pèlerins d’Emmaüs qui, après un bout de chemin avec le Christ, se demandèrent si leur cœur avait été assez ardent alors que marchant il leur parlait. Oui, très saint Père, notre cœur brûlait ces dernières années à vos côtés et, aujourd’hui, nous voulons vous redire toute notre gratitude. Tous en cœur nous vous disons Vergelt’s Gott, Dieu vous récompense! ».

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Dernier message de Benoît XVI aux pèlerins francophones

Dernière audience générale de Benoit XVI ce matin devant plus de 100 000 pèlerins venus pour cette occasion unique, pour ce moment cher à Benoit XVI, ces catéchèses qu’il a données avec tant de foi, chaque mercredi durant 8 ans.

Celle-ci avait donc un caractère particulier très émouvant et intense de communion. Le Pape a remercié ses collaborateurs du Saint-Siège et tous les fidèles italiens et du monde entier pour leur soutien dans la prière. Comme St Paul il a redit sa confiance en Dieu qui conduit l’Eglise et qui l’a guidé dans les moments heureux et houleux tout au long de son ministère pétrinien.

Voici son dernier message aux pèlerins francophones venus nombreux exprimer ses adieux, ses remerciements et sa confiance :

Chers frères et sœurs,
En ce moment, je voudrais surtout rendre grâce à Dieu qui guide et fait grandir l’Église, qui sème sa Parole et nourrit ainsi la foi de son peuple. Je remercie toutes les personnes qui, avec générosité, m’ont aidé et m’ont été proches durant mon pontificat. Ces derniers mois, j’ai senti que mes forces avaient diminué et j’ai demandé à Dieu de m’éclairer pour prendre la juste décision pour le bien de l’Église. Je vous remercie pour le respect et la compréhension avec lesquels vous l’avez accueillie. Je continuerai à accompagner le chemin de l’Église par la prière et la réflexion. En cette Année de la foi, je vous invite à renouveler votre ferme confiance dans le Seigneur et à vous sentir aimés de Dieu qui nous a montré son amour infini. Il guide et soutient toujours son Église. Ne perdons jamais de vue cette vision de foi ! Que votre cœur soit rempli de la joyeuse certitude que le Seigneur est proche de nous et qu’il nous accompagne de son amour !
* * *
Je vous salue cordialement chers pèlerins de langue française, en particulier les personnes venant de France, de Belgique et des pays francophones qui ont voulu m’accompagner en étant présentes ici ou par la radio et la télévision. Je vous demande de vous souvenir de moi devant Dieu et de prier pour les Cardinaux appelés à élire un nouveau Successeur de l’Apôtre Pierre. Priez aussi pour que le Seigneur l’accompagne de la lumière et de la force de son Esprit ! Que Dieu vous bénisse ! Merci.

Programmation et messes pour Benoît XVI

Messes d’action de grâces  pour le ministère de Benoît XVI :

  • Ottawa,  mercredi 27 février à 17h15, messe bilingue présidée par Mgr Prendergast en la Basilique-cathédrale Notre-Dame
  • Québec,  jeudi 28 février à 19 h 30:

– À l’ église Saint-Joseph (paroisse Saint-Joseph-de-Lévis) présidée par Mgr Gaétan Proulx

– À l’église Saint-Jérôme, présidée par Mgr Gérald C. Lacroix

  • Edmonton, jeudi 28 février à 12h en la  Basilique St-Joseph, présidée par Mgr Smith, président de la conférence épiscopale canadienne

Programmation sur Sel et Lumière

  • Mercredi 27 février 2013- Dernière audience générale du pape Benoît XVI, Place St-Pierre

– En direct à 4h30 et en rediffusion en français  à 10h et à 17h30

  • Jeudi 28 février 2013 à 13h – Dernière audience avec les cardinaux, le Pape saluera les cardinaux un par un, en la Salle Clémentine. Plus, départ du Pape: Benoît XVI quittera le Vatican pour se rendre à Castelgandolfo.

Dernier Angélus du Pape Benoît XVI

Chers frères et sœurs!

Mercredi dernier, avec le traditionnel rite des cendres, nous sommes entrés dans le Carême, temps de conversion et de pénitence en préparation à Pâques. L’Eglise, qui est mère et maîtresse, appelle tous ses membres à se renouveler dans l’esprit, à se réorienter résolument vers Dieu, en reniant l’orgueil et l’égoïsme pour vivre dans l’amour. En cette Année de la foile Carême est un temps favorable pour redécouvrir la foi en Dieu comme critère de base de notre vie et de la vie de l’Eglise. Ceci comporte toujours une lutte, un combat spirituel, parce que l’esprit du mal, naturellement, s’oppose à notre sanctification et cherche à nous faire dévier de la voie de Dieu. C’est la raison pour laquelle, chaque année, est proclamé l’Evangile des tentations de Jésus dans le désert, lors du premier dimanche de Carême.

En effet, après avoir reçu l’«investiture» comme Messie — «Oint» de l’Esprit Saint — lors du baptême dans le Jourdain, Jésus fut conduit par le même Esprit dans le désert pour être tenté par le diable. Au moment de commencer son ministère public, Jésus a dû démasquer et repousser les fausses images de Messie que le tentateur lui proposait. Mais ces tentations sont aussi de fausses images de l’homme, qui en tout temps tendent des pièges à la conscience, en prenant la forme de propositions avantageuses et efficaces, voire bonnes. Les évangélistes Matthieu et Luc présentent trois tentations de Jésus, qui ne se distinguent en partie que par leur ordre. Leur noyau central consiste toujours à instrumentaliser Dieu pour ses propres intérêts, en accordant plus d’importance au succès ou aux biens matériels. Le tentateur est sournois: il ne pousse pas directement au mal, mais à un faux bien, en faisant croire que les vraies réalités sont le pouvoir et ce qui satisfait les besoins fondamentaux. De cette façon, Dieu devient secondaire, il se réduit à un moyen, en définitive il devient irréel, il ne compte plus, il disparaît. En ultime analyse, dans les tentations, c’est la foi qui est en jeu parce que c’est Dieu qui est en jeu. Dans les moments décisifs de la vie, mais aussi, à bien y regarder, à chaque instant, nous nous trouvons face à un carrefour: est-ce que nous voulons suivre notre «moi» ou Dieu? L’intérêt individuel ou bien le vrai Bien, c’est-à-dire ce qui est réellement bon? [Read more…]

Benoît XVI parle « de la joie du Concile »

Ce jeudi, dans le cadre de sa rencontre avec les curés de Rome et le clergé résidant dans le diocèse, Benoît XVI a longuement évoqué le Concile Vatican II, confiant en particulier des souvenirs personnels d’expert. Voici de larges extraits de son intervention improvisée:

Nous jeunes experts, « nous nous sommes rendus avec joie au Concile, et même avec enthousiasme car cela ouvrait une perspective incroyable. Nous espérions que tout serait rénové, une nouvelle Pentecôte, une nouvelle ère de l’Eglise ». Malgré ses apparences de santé, « on sentait que l’Eglise n’avançait pas, qu’elle se repliait, qu’elle semblait plus une chose du passé qu’un instrument d’avenir. On espérait donc que le rapport au monde se renouvelle, qu’il change, que l’Eglise soit à nouveau une force pour le monde contemporain et celui à venir. Depuis le débit de l’époque moderne le rapport au monde de l’Eglise était ambigu, à commencer par l’affaire Galilée. On espérait…trouver un nouveau lien entre l’Eglise et le mieux des forces de la société, en vue d’offrir à l’humanité un progrès authentique ». On commença par faire connaissance les uns des autres, ce qui n’était pas acquis d’avance. « Ce fut déjà une expérience de l’universalité de l’Eglise et de ses réalités, d’une Eglise qui ne reçoit pas seulement des instructions d’en haut, mais avance de toute manière sous la conduite du Successeur de Pierre ». Les questions avancées par les pères conciliaires étaient la liturgie, la Parole, la Révélation et l’oecuménisme. « Rétrospectivement, j’estime qu’il était très positif de commencer par la liturgie, avec le primat de Dieu et de l’adoration ». Le Concile a parlé de Dieu, et ce sujet fut son premier soucis: « Ouvrir…le peuple des fidèles à l’adoration de Dieu dans la célébration communautaire de l’Eucharistie ». S’est alors posé la question de l’intelligibilité de la liturgie: « Plutôt que de rester close dans une langue oubliée et non parlée, elle devait activement vécue. Malheureusement ce point a été victime de malentendus ». Mais il y avait un second point relatif à l’Eglise: « On voulait dire et comprendre que l’Eglise n’est pas seulement une organisation, quelque chose de structurel, juridique, institutionnel, mais d’abord un organisme, une réalité vitale, qui entre dans mon âme, de sorte que moi-même, justement avec mon âme de croyant je suis un élément constructif de l’Eglise en tant que telle… L’Eglise n’est pas une structure; nous chrétiens, ensemble, sommes tous le Corps vivant de l’Eglise. Et, naturellement cela signifie que nous, le vrai nous des croyants, avec le moi du Christ constituons l’Eglise; chacun de nous, pas un nous, un groupe qui se déclare Eglise”. [Read more…]

Messe des Cendres (vidéo intégrale + texte de l’homélie)

Vénérés frères,

Chers frères et sœurs !

Aujourd’hui, Mercredi des Cendres, nous commençons un nouveau chemin de Carême, un chemin qui se déroule pendant quarante jours et qui nous conduit à la joie de la Pâque du Seigneur, à la victoire de la Vie sur la mort. Suivant l’antique tradition romaine des stations de Carême, nous nous sommes réunis aujourd’hui pour la Célébration de l’Eucharistie. Cette tradition prévoit que la première statio ait lieu dans la Basilique Sainte Sabine sur la colline de l’Aventin. Les circonstances ont suggéré de se rassembler dans la Basilique vaticane. Ce soir, nous sommes nombreux autour de la Tombe de l’apôtre Pierre, pour demander aussi son intercession pour la marche de l’Église en ce moment particulier, renouvelant notre foi dans le Pasteur Suprême, le Christ Seigneur. Pour moi, c’est une occasion propice pour vous remercier tous, spécialement les fidèles du Diocèse de Rome, tandis que je m’apprête à conclure mon ministère pétrinien, et pour demander un souvenir particulier dans la prière. [Read more…]

Une lettre sincère pour le Saint Père, de la part des évêques canadiens

UnknownEn réponse à la décision de Benoit XVI de renoncer à sa position de chef de l’Eglise catholique romaine, le président de la Conférence épiscopale canadienne lui a adressé une lettre au nom des évèques canadiens. Un lettre qui démontre la compréhension, l’acceptation, la reconnaissance et l’amour envers celui qui nous a servis pendant les huit dernières années.  Ci-dessous la lettre dans son intégralité.

Très Saint-Père,

Les évêques du Canada ont su ce matin votre intention de renoncer au ministère d’évêque de Rome. Comme les fidèles du Canada, nous avons appris à vous aimer et à vous admirer, et c’est avec tristesse que nous envisageons votre prochain éloignement du souverain pontificat. Par ailleurs, nous sommes pleins de gratitude envers le Seigneur pour les grâces extraordinaires que nous a values votre leadership hors du commun. C’est dans l’admiration que nous accueillons le témoignage de courage vécu et l’admirable clarté de pensée qui ont marqué vos nombreuses années de dévouement et de service comme prêtre et évêque, comme enseignant et écrivain, comme préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et, d’une manière toute particulière, comme Pasteur de l’Église universelle.

Votre Sainteté, daignez accepter l’expression de la profonde reconnaissance des évêques, du clergé et des fidèles du Canada pour le don total que vous avez fait de vous-même au service de l’Église. Admirables, inspirés, vos encycliques, vos homélies et vos innombrables messages nous laissent l’héritage d’un enseignement limpide, pénétré d’amour pour le Christ et son Église; cet héritage sera un guide sûr pour les chrétiennes et les chrétiens des prochaines générations.

À titre de président de notre Conférence épiscopale, je tiens à vous remercier pour la grande bonté et le soutien sans faille que vous avez toujours témoignés à l’Église du Canada et à ses évêques, qui s’efforcent d’être de fidèles ouvriers dans la vigne du Seigneur. Je voudrais en particulier vous dire combien nous avons apprécié de vous voir exprimer les regrets de l’Église pour ses erreurs passées à l’endroit de la population autochtone du Canada, et ouvrir la voie à un nouvel avenir par la canonisation de sainte Kateri Tekakwitha.

Très Saint-Père, votre décision de renoncer à vos fonctions naît, nous le savons, de votre amour pour l’Église. C’est un acte de foi qui nous invite à notre tour à mettre notre foi et notre confiance en notre Père céleste qui conduit toutes choses, en Jésus Christ qui reste toujours avec nous et en l’Esprit Saint qui nous unit dans l’amour et dans l’espérance.

Merci de nous avoir si bien servis comme Successeur de Pierre. Comptez, Très Saint-Père, sur la constance de la prière, de l’amour et du soutien de l’Église au Canada et recevez l’assurance de notre profond respect en notre Seigneur.

+ Richard W. Smith
Archevêque d’Edmonton et
Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada

Noble départ de Benoît XVI

C’est un coup de tonnerre au plus haut sommet de l’Église. Le renoncement de Benoît XVI à poursuivre son pontificat a pris tout le monde de court. Partout, l’annonce a provoqué une onde de choc. Une grande partie des fidèles salue le courage du souverain pontife et juge son choix lucide, mais d’autres comprennent mal sa décision.

Il a pris le monde entier au dépourvu, mais il n’avait pas caché cet éventuel départ. Dans Lumière du Monde, publié en 2010, Benoît XVI déclarait : « Quand un pape en vient à reconnaître en toute clarté que physiquement, psychiquement et spirituellement, il ne peut plus assumer la charge de son ministère, alors il a le droit et, selon les circonstances, le devoir de se retirer ».

C’est désormais chose faite. La décision est grave reconnait Benoît XVI, et d’une grande importance pour la vie de l’Église. L’annonce a suscité de nombreuses réactions. Dans l’Église d’abord. Le cardinal Angelo Sodano, doyen du collège des cardinaux, a été le premier à réagir, en exprimant sa solidarité au nom des cardinaux. « Nous vous sommes plus que jamais proches, comme nous l’avons été au long de ces huit années d’un pontificat lumineux » a-t-il confié au Saint-Père directement après sa déclaration officielle. Mais la stupeur s’étend au-delà de l’Église catholique. Le chef spirituel des anglicans, Justin Welby, dit « comprendre » la démission de Benoît XVI, mais confie avoir le « cœur lourd ». De son côté le grand rabbin ashkénaze d’Israël, Yona Metzger, a déclaré que le Pape Benoît XVI avait amélioré les relations entre le christianisme et le judaïsme, contribuant  à une « diminution des actes antisémites dans le monde ». [Read more…]