Saint frère André, priez pour nous !

Comme chaque année, le 9 août, l’Église célèbre la fête de saint frère André, né Alfred Bessette. Il est une figure historique au Canada, et en particulier à Montréal où il a fondé le célèbre oratoire Saint-Joseph. Ce religieux toujours proche des malades a été canonisé en 2010 par Benoit XVI.

Réflexion – Évangile du dimanche

Voyez ici une réflexion sur l’Évangile de ce 17ème dimanche du Temps Ordinaire, selon saint Jean 6, 1-15

Réflexion du jour

Voyez ici une réflexion de l’Évangile de ce 15ème dimanche du Temps Ordinaire, selon saint Marc 6, 7-13

Réflexion du jour

Voici une réflexion sur l’évangile de ce jour, selon saint Matthieu 6, 7-15

Réflexion du jour

Voici une réflexion sur l’évangile de ce jour, selon saint Matthieu 5, 20-26

Au service du Pape, jusqu’à la mort si nécessaire

La plus ancienne armée du monde compte désormais 32 nouvelles recrues. Dans la cour Saint-Damase, derrière le palais apostolique au Vatican, la Garde suisse Pontificale accueillait ce dimanche ses nouveaux soldats, au son des tambours et des trompettes.

Fidèle à la tradition, en uniforme, très solennels, les nouveaux soldats du Pape ont prêté serment, les uns à la suite des autres. La main gauche sur le drapeau de la Garde pontificale, la main droite levée  vers le ciel, trois doigts tendus, pour symboliser la Sainte-Trinité, ils jurent de servir « fidèlement, loyalement et de bonne foi, le souverain pontife régnant, François, et ses légitimes successeurs. » Ils jurent de se dévouer pour eux de toutes leurs forces, sacrifiant si nécessaire leur vie pour leur défense.

Au cours de cette assermentation, les recrues s’engagent par ailleurs à assumer les mêmes devoirs vis-à-vis du Collège des cardinaux, en cas de vacance du Siège apostolique, et promettent aussi «respect, fidélité et obéissance» à leur Commandant et autres supérieurs. « Je le jure, disent-ils, aussi vrai que Dieu et nos Saints Patrons m’assistent. »

Cette prestation de serment se tient chaque année le 6 mai, date anniversaire du sacrifice de 189 gardes suisses qui ont défendu la vie du pape Clément VII, lors du sac de Rome par les troupes de Charles Quint, le 6 mai 1527.

Aujourd’hui, avec 135 militaires dans ses rangs, la Garde suisse Pontificale est la seconde plus petite armée du monde. Pour y rentrer, ses hommes doivent être citoyens suisses « de bonne réputation », célibataires et catholiques, avoir terminé l’école de recrue en Suisse et avoir de bonnes conditions physiques. Ils doivent mesurer au moins 1m74 et ne doivent pas avoir plus de 30 ans.

La laïcité selon Emmanuel Macron

Rencontre inédite entre les évêques de France et le président de la République Emmanuel Macron. Lundi 9 avril, au collège des Bernardins (Paris), traditionnel lieu de dialogue entre l’Église et la société, le président Français a donné un long discours, en soulignant d’entrée de jeu le lien abimé entre l’Église et l’État, et dans lequel il invite notamment les catholiques à s’engager en politique. Un appel qui a immédiatement suscité l’ire de ceux qui y voient une atteinte à la laïcité.

Pour un des représentants de la gauche ultra-laïque et anti-cléricale le discours tenu par le président constitue « un affront inédit et dangereux » à la loi de 1905. Cette loi dite de « séparation des Églises et de l’État », aussi laïque soit elle en ne reconnaissant aucun culte, ne signifie pas que l’État doit être étranger au fait religieux. Au contraire, dans la mesure où il s’engage à garantir à chacun le libre exercice des cultes.

C’est ce que semble penser Emmanuel Macron pour qui « la laïcité n’a certainement pas pour fonction de nier le spirituel […] ni de déraciner de nos sociétés la part sacrée qui nourrit tant de nos concitoyens ». Et le chef de l’État veut ainsi résumer son point de vue : «  un président de la République prétendant se désintéresser de l’Église et des catholiques manquerait à son devoir. »

Le président Français a donc fait le choix d’une laïcité inclusive, privilégiant la rencontre et le dialogue, et soulignant notamment la nécessité de réparer le lien abimé entre l’Église et l’État. Allusion à peine voilée aux relations entre son prédécesseur François Hollande et les catholiques qui, selon lui, avaient été « ignorés », voire « humiliés » lors du précédent quinquennat, dans le contexte des manifestations contre le Mariage pour Tous.

Mais pour certains, « réparer » ce qui est « abimé », relève du scandale, car « le lien entre l’Église et l’État n’a pas lieu d’être. » Pour le chef de l’État, au contraire, il  est de sa responsabilité « de ne pas laisser s’éroder la confiance des catholiques à l’égard de la politique – et des politiques –  en particulier dans ce moment de grande fragilité sociale, quand l’étoffe même de la nation risque de se déchirer. »

Quant à l’appel du Président qui demande aux catholiques de s’engager, pourquoi s’en offusquer ? La politique, pense Emmanuel Macron, a besoin « de l’énergie des engagés ». Ainsi, la République devrait attendre de ses citoyens, un engagement actif dans la société civile, afin que les débats, notamment, soient le reflet de cette société plurielle, dans ses composantes politiques, mais aussi religieuses, philosophiques et humanistes.

Confirmant ainsi sa vision de la laïcité, celle où la religion a voix au chapitre au même titre que les autres corps constitués, Emmanuel Macron souligne toutefois que la voix de l’Église ne peut pas être « injonctive », mais « questionnante »… Une manière certainement d’afficher clairement ses intentions vis-à-vis des prochaines lois sur la bioéthique…

En tout état de cause, à lire attentivement son discours à aucun moment le président Français ne semble commettre une infraction à la laïcité dont il sait qu’il est le garant. Il reconnait en revanche que la société quant à elle est plurielle, et que cette pluralité doit pouvoir s’exprimer, car la foi, estime-t-il, comme toute autre source d’absolu, « peut être nécessaire à la société si elle est au service de l’universel. »

Le cadre est donné. Désormais, tout reste à faire.

 

 

 

Il y a 5 ans Benoît XVI devenait « un simple pèlerin »

Ce n’était pas une journée comme les autres. Le pape émérite Benoît XVI le confiait avec émotion il y a 5 ans, le 28 février 2013, lorsqu’il se retirait définitivement de ses fonctions. Ce jeudi soir au Vatican, place Saint-Pierre, les lumières étaient éteintes dans ses appartements, et bon nombre de fidèles catholiques se sentaient orphelins.

La journée avait été longue, et éprouvante. Dans la matinée le Saint-Père, alors âgé de 85 ans, saluait une dernière fois le collège des cardinaux et autres prélats de la Curie romaine. Lors de cette ultime rencontre salle Clémentine au Vatican, le cardinal doyen, Angelo Sodano, s’adressait à Benoît XVI de la part de ses pairs, le remerciant pour son « service apostolique de grande abnégation, totalement tendu vers le bien de l’Église et de l’humanité ». Et en faisant référence à l’expérience des disciples d’Emmaüs, il poursuivait : « c’est avec amour que nous avons essayé d’accompagner votre chemin…Oui, très Saint-Père, notre cœur brulait ces dernières années à vos côtés et, aujourd’hui, nous voulons vous redire toute notre gratitude ».

Benoît XVI quant à lui, dans une courte allocution, revenait sur la nature de l’Église, faisant référence au philosophe et théologien Romano Guardini : « L’Église n’est pas une institution inventée,  mais une réalité vivante. Elle vit au long des siècles et grandit comme tout être vivant, en se transformant, tout en restant elle-même, car son cœur est le Christ…Vivant dans le monde, elle n’est pas du monde, mais de Dieu, du Christ et de l’Esprit ». Lors de ces échanges l’émotion était forte et certains laissaient couler leurs larmes. Benoît XVI, visiblement fatigué mais attentif, prenait le temps de saluer une toute dernière fois les cardinaux présents, en promettant révérence et obéissance inconditionnelles à son successeur.

Plus tard dans l’après-midi, aux alentours de 17h, le Pape démissionnaire embarquait à bord d’un hélicoptère pour se rendre, 15 km au sud de Rome, à sa résidence d’été, survolant notamment la place Saint-Pierre, dont les cloches de la basilique sonnaient à toute volée pour un dernier hommage.

À peine vingt minutes plus tard, le souverain pontife arrivait à Castel Gandolfo où l’attendaient plusieurs milliers de fidèles venus lui dire adieu. Face à eux, depuis le balcon du palais pontifical, il apparaissait une dernière fois, publiquement, en tant que Pape. Les remerciant pour leur amitié et leur affection il a redit son désir de continuer à travailler pour l’Église avec tout son cœur, avec tout son amour, avec sa prière et avec toutes ses forces intérieures. Puis il les a exhortés à aller « de l’avant avec le Seigneur pour le bien de l’Église et du monde ». Voilà en substance le dernier message lancé par Benoît XVI à la foule, en qualité de Pape.

C’était la première fois depuis 700 ans qu’un souverain pontife faisait ses adieux aux fidèles. Le Pape émérite devenait alors, selon ses propres mots, un simple « pèlerin qui entame la dernière étape de son pèlerinage sur cette terre ». Aujourd’hui, alors que ses forces physiques déclinent considérablement, Benoît XVI dit être « en pèlerinage vers la maison. »

Persécution en hausse contre les chrétiens

215 millions. C’est le nombre de chrétiens persécutés dans le monde, et c’est un chiffre en constante augmentation depuis 5 ans, selon un document de l’ONG Portes Ouvertes. Cette organisation publie chaque année l’Index Mondial de Persécution qui recense les 50 pays où les chrétiens sont le plus persécutés en raison de leur foi.

Dans ce nouveau rapport, publié le 10 janvier 2018, c’est la Corée du Nord qui reste en tête de classement, depuis 17 ans. En effet, dans ce pays totalitaire la foi en Dieu est une grave entorse au culte rendu au « grand leader » du régime. Les 300 000 chrétiens du pays vivent donc dans le plus grand secret, par peur d’être dénoncés et considérés comme traitres à la Nation.

Deuxième au classement, l’Afghanistan, où selon l’ONG les islamistes occupent un territoire de plus en plus étendu, accentuant ainsi la pression sur les quelques chrétiens du pays. « Tout chrétien converti doit s’attendre à voir sa maison détruite ou à être mis à mort. En général il doit cacher sa foi, parfois même à ses propres enfants. »

La Somalie est le troisième pays où la persécution est la plus sévère. Sur cette terre musulmane, quiconque est suspecté d’être chrétien court le risque d’être persécuté à mort, par sa famille ou par les autorités locales. Notons par ailleurs que les combattants du groupe terroriste Al Shabab sont sans pitié pour les chrétiens…

Vient ensuite le Soudan, le Pakistan, l’Érythrée, la Libye, l’Irak, le Yémen, l’Iran et l’Inde. Dans tous ces pays la persécution est « extrême », précise l’association qui établit son classement grâce à une étude de terrain, en distinguant deux types de persécution. « La persécution marteau » qui relève d’une violence physique et matérielle, soudaine et brutale, et « la persécution étau » qui consiste en une oppression discrète et quotidienne, dans tous les domaines de la vie.

Dans le détail, le document révèle que ce sont au moins 3 066 chrétiens qui ont été tués l’année passée à cause de leur foi. Soit une augmentation de 154% par rapport à l’année précédente. En revanche, avec au moins 800 églises attaquées en 2017, le nombre d’édifices religieux pris pour cibles est en baisse de 40%.

Aujourd’hui, selon Portes Ouvertes, alors qu’au moins 1 chrétien sur 12 subit un fort niveau de persécution, il y aurait parmi eux 1 922 chrétiens détenus à travers le monde.

 

 

 

Vidéo : la sainte famille de Nazareth

Quelques jours après Noël, alors que nous célébrions le 1er janvier la solennité de Marie mère de Dieu, nous nous préparons désormais à fêter l’Épiphanie le 7 janvier, puis le baptême du Seigneur le 8 janvier. Profitons de cette période pour redécouvrir la Sainte famille de Nazareth, modèle de sainteté pour tous.