La Sainte Famille de Nazareth

Les fêtes de fin d’années que nous venons de célébrer sont souvent l’occasion de retrouvailles familiales, pour fêter le mystère de la Nativité, et pourquoi pas la nouvelle année. Un temps précieux avec nos proches qui nous permet de nous replonger dans le mystère de la Sainte Famille, dont voici une vidéo réalisée à Nazareth, là où précisément Jésus a grandi avec ses parents.

 

 

La liberté religieuse est de plus en plus menacée

La liberté religieuse est de plus en plus menacée à travers le monde. C’est ce qui ressort du nouveau rapport publiée ce jeudi 22 novembre 2018 par l’Aide à l’Église en Détresse (AED). Sur 196 pays étudiés par l’organisation, le rapport fait état de 38 pays où les croyants sont discriminés ou persécutés à cause de leur foi, et cela dans l’indifférence générale.

Près de la moitié de ces pays ont vu leur situation s’aggravée, notamment en Chine et en Inde (les deux pays les plus peuplés du monde), alors qu’elle s’est améliorée seulement dans 2 pays, en Tanzanie et au Kenya.

Dans des régions du Proche-Orient, autrefois occupées par l’Etat Islamique, la plupart des gouvernements n’a pas fourni d’aide d’urgence aux communautés déplacées qui souhaitaient rentrer chez elle. Ces minorités souffrantes sont victimes de l’indifférence, et leur sort est ignoré par une société pour qui la liberté religieuse n’est pas une priorité.

En Occident les attaques motivées par la haine religieuse se multiplient, et la menace semble être universelle, imminente et omniprésente. Elle est appelée « terrorisme de voisinage. »

Le rapport de l’AED s’alarme d’une banalisation de ces atteintes à la liberté religieuse « sous l’action conjuguées d’un ultranationalisme agressif et d’un fondamentalisme qui tend à s’universaliser. »Tout cela, déplore-t-il, dans une indifférence générale.

Face à cette situation préoccupante, pour réveiller les consciences, l’Aide à l’Église en Détresse appelle les pouvoirs publics à respecter les droits des communautés religieuses, à n’y apporter que des limites indispensables, réellement justifiées et proportionnées. Elle invite également les responsables religieux à reconnaitre la liberté de l’« homo religiosus » et à faire preuve d’une ouverture au dialogue. Enfin, les communautés religieuses et les familles sont appelées à transmettre aux jeunes générations, dès leur plus jeune âge, le souci du respect réciproque.

Au total dans le monde la liberté religiseuse est menacée dans un pays sur cinq. Une réalité accablante que dénonce l’AED, à quelques jours du 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, dont l’article 18 garantit justement la liberté religieuse.

Journée mondiale des pauvres

(CNS photo/L’Osservatore Romano)

« Un pauvre crie ; le Seigneur entend. » Voilà le thème de la deuxième journée mondiale des pauvres, célébrée par l’Église ce dimanche 18 novembre. Instituée à l’issue du Jubilé extraordinaire de la miséricorde par le pape François, le Saint-Père assurait qu’il est « venu le temps de la miséricorde pour que les pauvres sentent se poser sur eux le regard respectueux mais attentif de ceux qui, ayant vaincu l’indifférence, découvrent l’essentiel de la vie. »

Cette initiative, lancée en 2016, veut aider à faire réfléchir sur la manière dont la pauvreté est au cœur de l’Évangile. Selon le pape François cette journée constitue une « authentique forme de nouvelle évangélisation par laquelle se renouvellera le visage de l’Église dans son action continuelle de conversion pastorale pour être témoin de la miséricorde. »

En 2016 lors d’une rencontre au Vatican avec des personnes en grande précarité le souverain pontife insistait sur la dignité des plus pauvres, notamment parce qu’ils ont « la capacité à trouver la beauté jusque dans les choses les plus tristes et les plus douloureuses. »

Dans son intervention, après avoir rappelé que la pauvreté se trouve au cœur de l’Évangile, François invitait avec insistance les personnes pauvres à rêver : « Seul celui qui sent qu’il lui manque quelque chose, regarde vers le haut et rêve ; celui qui a tout ne peut pas rêver ! ». « Ne vous arrêtez pas de rêver » a insisté le Pape, leur demandant de rêver qu’on peut changer le monde.

Et le Pape de conclure son discours, en forme de prière : « Enseignez à nous tous, qui avons un toit, de la nourriture et des médicaments, enseignez-nous à ne pas être satisfaits. Avec vos rêves, enseignez-nous à rêver, enseignez-nous à rêver à partir de l’Évangile, là où vous êtes, au cœur de l’Évangile. »

Dimanche, pour cette deuxième édition de la journée mondiale des pauvres le souverain pontife présidera la messe dans la basilique Saint-Pierre, puis il partagera un déjeuner avec près de 3000 personnes, hommes et femmes défavorisés.

Dealer d’espoir, à ne pas manquer le 12 novembre

Dealer d’espoir sera diffusé lundi 12 novembre à 20h00 sur Sel et Lumière TV

C’est un reportage plein d’espérance qui vous emmène dans les rues enneigées de Montréal, à la rencontre d’un prêtre hors du commun. L’Abbé Claude Paradis vit son ministère dans la rue, auprès des itinérants. Lui-même ancien sans-abri et consommateur de drogue, il s’est converti en dealer d’espoir pour apporter du réconfort au milieu de la misère.

A mesure de nos pérégrinations dans le froid hivernal du mois de décembre, le père Claude nous raconte sa vie. De son désir de suicide jusqu’à l’appel à devenir prêtre, en passant par ses addictions à l’alcool et à la drogue. Une histoire à la fois terrible et empreinte d’espérance, qui nous permet de comprendre sa mission et sa vocation  de prêtre.

Aujourd’hui, en étant une présence d’Eglise réconfortante auprès des sans-abris, l’abbé Paradis veut interpeller sur les réalités de l’itinérance, afin notamment d’éliminer les préjugés et de se faire la voix de ceux que l’on n’écoute pas. Voilà pourquoi sa paroisse à lui c’est les rues et les poubelles. C’est sur ce terrain-là qu’il partage l’Évangile, qu’il célèbre la messe, et qu’il se rend disponible, humblement, pour réconforter ceux qui ont tout perdu.

Cette mission qu’il vit au quotidien, c’est l’expérience de l’Évangile de saint Matthieu (25,35) qui nous appelle à nous mettre au service des plus petits. Comme dans cet épisode biblique le père Claude voit dans la rue celui qui a faim d’être reconnu par quelqu’un, celui qui a soif d’être aimé, celui qui veut être habillé de dignité…pour ce peuple des oubliés, il est prêt à mourir, selon son propre aveu.

A l’exemple d’un pasteur qui se salit les mains au milieu de son troupeau l’abbé Paradis rejoint les hommes dans leur vie quotidienne, jusqu’aux périphéries de leur existence. A l’image du Christ qui n’est pas venu pour les biens portants mais pour les malades.

Synode sur les jeunes : quelques points à retenir

(CNS photo/Paul Haring) 

Après trois semaines et demie de débats intenses, le synode sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel s’est conclu le 28 octobre 2018 avec la publication d’un document final voté par les pères synodaux.

Ce texte (60 pages et 167 paragraphes) qui formule peu de propositions concrètes pour les jeunes veut être comme une carte pour orienter l’Eglise. En ce sens les pères synodaux ont insisté sur l’urgence de l’accompagnement. Les séminaristes, les jeunes prêtres, les fiancés doivent être accompagnés personnellement par de bons accompagnateurs, pieux, équilibré et à l’écoute. Cet accompagnement, explique le document, est nécessaire car il aide à reconnaitre, interpréter et choisir dans la perspective de la foi. Il doit se faire sans moralisme et sans fausse indulgence.

La place des femmes est également abordée, pour une plus grande reconnaissance et valorisation dans l’Eglise. Pour ce faire il faut une courageuse conversion culturelle, et un changement dans la pratique pastorale quotidienne, car les femmes demande le document doivent être présente a tous les niveaux compris aux responsabilités.

Sur la question de la sexualité le document souligne la beauté de la vision chrétienne, mais il regrette la difficulté a la transmettre. Il est donc urgent de chercher des modalités plus adéquates pour l’enseigner. Selon les pères synodaux, il faut aussi éviter d’étouffer les jeunes avec un ensemble de règles qui réduisent la foi a une vision réductive et moraliste.

Le document s’attarde aussi sur la question de l’homosexualité. Il estime que définir une personne selon son “orientation sexuelle” est réducteur. Mais dans le même temps il veut favoriser les parcours d’accompagnement dans la foi, pour les personnes homosexuelles, afin de discerner les formes les plus adaptées à leur participation dans la vie de l’Eglise.

Le document revient également sur les réalités difficiles vécues par de nombreux jeunes, notamment la corruption, la guerre, le commerce des armes, ou encore l’humiliant manque de travail. Les Eglises locales doivent agir face à ces situations en soutenant par exemple l’entreprenariat des jeunes.

L’engagement politique des jeunes doit aussi être favorisé lui aussi pour permettre un réel changement des structures sociales injustes.

Le synode a par ailleurs évoqué le rôle du numérique, ses atouts et ses limites. Il peut être un territoire de solitude, de manipulation, d’exploitation et de violence ; en ce sens il est important d’accompagner les jeunes pour les aider à discerner. Mais le synode reconnait aussi l’importance du numérique comme un outil d’évangélisation, où les jeunes peuvent aussi trouver une mission authentique.

Enfin les pères synodaux regrettent que trop souvent les jeunes délaissent l’Eglise en y trouvant la médiocrité, la vanité, la division et la corruption. Rappellent que chaque vocation s’inscrit dans l’unique et universel appel à la sainteté, ils reconnaissent la nécessité pour eux-mêmes d’être des saints, afin d’inviter les jeunes à le devenir.

Jean-Paul II, un homme devenu saint !

A l’occasion du 40ème anniversaire de l’élection du pape Jean-Paul II (16 octobre 1978), nous revenons sur le parcours de cet homme devenu exemple de sainteté. Voici le texte de la vidéo que nous présentions lors des Journées Mondiales de la Jeunesse sur sa terre natale, en Pologne, à Cracovie, où il etait le saint patron.

Jean-Paul II, saint patron des Journées Mondiales de la Jeunesse en Pologne. Et pour cause, c’est sur cette terre qu’il est né, qu’il a grandi et qu’il a vécu la plus grande partie de sa vie.

Pour Karol Wojtyla tout commence le 18 mai 1920, jour de sa naissance à Wadowice, où il restera pendant 18 ans. Il s’installe ensuite avec son père à Cracovie où il étudie la littérature polonaise, avant de rejoindre le séminaire clandestin de Cracovie.

En 1946 il est ordonné prêtre et poursuit ses études à Rome pendant deux heures. A son retour en Pologne Karol Wojtyla s’engage dans une pastorale paroissiale avec des jeunes de Cracovie. Grand sportif, il les emmène régulièrement marcher en montagne ou encore faire des sorties en kayak.

En 1958 il est nommé évêque auxiliaire de Cracovie. Ensuite il participe activement aux préparations du concile Vatican 2, puis au concile lui-même, où il devient porte-parole de la délégation polonaise.

En 1967 il est nommé cardinal par le pape Paul VI. Wojtyla est alors une référence dans l’Église : philosophe, penseur et théologien il est même connu en dehors de la Pologne.

En septembre 1978, après la mort de Jean-Paul 1er, Karol Wojtyla participe à Rome au conclave qui le désignera successeur de Pierre, le 16 octobre 1978. Il devient alors le premier Pape non italien de l’Église moderne.

Durant son pontificat, Jean-Paul II s’oppose au communisme, et par son action il favorise la chute du bloc de l’Est. Grand promoteur des droits de l’Homme, il améliore les relations entre les religions en instaurant notamment les rencontres d’Assise, où se réunissent les responsables religieux du monde entier.

Son pontificat est à ce jour le troisième plus long de l’histoire catholique. En 26 ans de règne Jean-Paul II a parcouru plus de 129 pays, et en héritage aujourd’hui il nous laisse notamment les Journées Mondiales de la Jeunesse, lancées en 1986. Et cette fois ci, c’est sous son patronage que s’organisent les 28èmes JMJ dans son propre pays, en Pologne.

Saint Jean-Paul II a été canonisé par le pape François en 2015

Il y a 40 ans arrivait Jean-Paul II

(CNS photo/courtesy Torchia Communications) 

Le 22 octobre nous célébrons la fête de saint Jean-Paul II. Cette date a été choisie car elle correspond au jour de son intronisation. C’était en 1978, il y a 40 ans.

Après 27 ans de pontificat, le jour de sa mort, les fidèles réclament sa canonisation immédiate. Preuve s’il en est de l’importance de cet homme pour l’Église et pour le monde. Son héritage est gravé dans l’histoire, et sa mémoire dans les cœurs.

Son pontificat commence par un appel, ce 22 octobre 1978 lors de sa messe d’intronisation. « N’ayez pas peur ! » lance le nouveau souverain pontife à la foule réunie sur la place Saint-Pierre. « N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ. À sa puissance salvatrice, ouvrez les frontières des états, des systèmes politiques et économiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation et du développement. N’ayez pas peur ! Le Christ sait ce qu’il y a dans l’homme ! Et lui seul le sait ! » Le ton est donné. Sa première homélie est une clé de lecture de son pontificat : un appel à l’espérance, dans un monde marqué à l’époque par la guerre froide.

Cette espérance, Jean-Paul II la confie aux jeunes, avec insistance : « Vous êtes l’avenir du monde, l’espérance de l’Église, vous êtes mon espérance », leur dit-il. Et pour cause, en 1984 il crée les Journées Mondiales de la Jeunesse. Lors d’un de ces rassemblements il leur dit encore: « Vous êtes les hommes et les femmes de demain ; dans vos cœurs et dans vos mains est contenu l’avenir. À vous, Dieu confie la tâche, difficile mais exaltante, de collaborer avec Lui pour édifier la civilisation de l’amour. »

Jean-Paul II, ce « pèlerin de l’espérance », multiplie tout au long de son pontificat les voyages autour du globe. Il visite 127 pays, rencontrant quasiment tous les chefs d’Etats et dirigeants politiques. Il profite de ces déplacements pour faire entendre la voix de l’Église, militant pour la paix, prônant une culture de la vie, défendant les droits humains et notamment la liberté religieuse.

A ce propos, son pontificat est marqué par une intensification des échanges avec les autres religions, et la fameuse rencontre d’Assise est un des exemples les plus marquants. Pour la première fois dans l’histoire, à son initiative, en octobre 1986, toutes les religions sont réunies pour prier. Non pas pour trouver un consensus religieux, mais « pour que le monde puisse enfin devenir un lieu de paix véritable et permanente ».

D’un point de vue diplomatique et à l’échelle internationale le pape polonais joue un rôle des plus importants. La fin de la guerre froide et l’effondrement des régimes communistes sont en partie le fruit de ses efforts. C’est ce qu’admet le dernier leader soviétique, Mikhaïl Gorbatchev : « Rien de ce qui s’est passé en Europe de l’Est n’aurait été possible sans la présence de ce Pape, sans le grand rôle, également politique, qu’il a su tenir sur la scène mondiale ». En effet, plus largement, Jean-Paul II critique avec forces les dérives du capitalisme, dénonçant les inégalités de richesses dans le monde et la primauté des choses matérielles sur l’homme. En la matière il insiste notamment sur la nécessité d’une éthique dans l’économie.

Nombreux sont les enseignements du saint Pape. La dignité de l’homme est au cœur de son pontificat, et en ce sens il consacre une large part de ses catéchèses à la fameuse Théologie du corps. Une vaste réflexion qu’il développe sur plusieurs années à travers de nombreuses homélies. Il partage ainsi sa vision de la personne humaine, avec son corps, son âme, et son esprit, abordant, entre autre, la vocation de l’homme, l’union conjugale entre l’homme et la femme, et la sexualité. Parmi les actes majeurs de son pontificat on relève aussi la publication du catéchisme de l’Eglise catholique. Un ouvrage de référence qui résume la foi, l’enseignement et la morale de l’Eglise catholique.

Avec presque 27 ans de règne, le pontificat de Jean-Paul II est le troisième plus long de l’histoire de l’Église. En 9.665 jours sur le Siège apostolique, non seulement il parcourt plus d’un million de kilomètre, mais il fait tomber des murs entre les nations et construire des ponts entre les religions.

Au total il béatifie 1 340 personnes et canonise 483 saints, soit plus que pendant les cinq siècles précédents.

Incontestablement, saint Jean-Paul II est un des plus grands hommes du XXème siècle.

12 octobre: fête de Notre-Dame d’Aparecida

CNS

Comme chaque année, nous célébrons ce 12 octobre la fête de Notre-Dame d’Aparecida. Cette Vierge noire, très célèbre en Amérique latine, est la sainte patronne du Brésil. Lors des Journées Mondiales de la Jeunesse, à Rio de Janeiro en juillet 2013, le pape François s’était rendu en pèlerinage au sancturaire d’Aparecida où il avait notamment confié son pontificat au pied de la Vierge.

Aujourd’hui nous profitons de sa fête pour partager un vidéo réalisée sur place, au sanctuaire d’Aparecida, lors de JMJ de 2013, apportant ainsi un éclairage sur cette célèbre Madonne. Voyez ci-dessous le texte de la vidéo.

Le sanctuaire que vous apercevez juste derrière moi est le principal sanctuaire marial du Brésil. Ici se dresse la célèbre basilique Notre-Dame d’Aparecida, en hommage à la sainte patronne du pays. Construite en 1955 elle est inaugurée par le pape Jean-Paul II lors de son voyage au Brésil en 1980. Désormais devenu sanctuaire national il accueille chaque année près de huit millions de pèlerins et peut abriter jusqu’à 45.000 personnes. Après la basilique Saint-Pierre de Rome il représente le deuxième plus grand édifice cultuel catholique au monde.

A l’intérieur de l’édifice se trouve une statue désormais très célèbre de la Vierge Marie. Sa découverte remonte au XVIIIème siècle. En 1717 trois pêcheurs de la ville jettent leur filet dans le fleuve et remontent cette statue, une vierge noire, haute de 40 cm en terre cuite ; elle est aujourd’hui décorée d’une couronne d’or et vêtue d’un manteau bleu offert par la princesse Isabelle en 1888. Après sa découverte la statue demeure une quinzaine d’années dans une maison où se retrouvent les pêcheurs et le voisinage pour prier. Mais la dévotion pour cette statue devient de plus en plus importante et beaucoup de choses sont obtenus pour ceux qui la prient ; si bien que sa renommée se répand dans toutes les régions du Brésil. Un oratoire est alors construit puis une chapelle ; mais devant l’augmentation du nombre de fidèles une église est alors construite en 1834 : c’est aujourd’hui la vieille basilique.

Outre ces bijoux architecturaux, Aparecida est également connu pour avoir reçu en mai 2007 la 5ème Conférence générale des évêques d’Amérique latine et des Caraïbes. Une rencontre dont on parle encore aujourd’hui car elle ouvre dit-on de nombreuses perspectives pour l’Église en Amérique latine. Option pour les pauvres, pastorale sociale, lutte pour la justice et les changements structurels, inspiration de la théologie de la libération, méthodes pastorales consistant à voir, juger et agir… En fait c’est le choix même du sanctuaire d’Aparecida qui a marqué l’ambiance et l’esprit de cette rencontre Un lieu symbolique pour ce pays très catholique.

Notre-Dame d’Aparecida est proclamée reine du Brésil et sainte patronne du pays par le pape Pie XI en 1929. Elle est célébrée chaque année le 12 octobre.

Nunzio Sulprizio: un modèle pour les jeunes

Ce dimanche 14 octobre le pape François canonisera sept nouveaux saints lors d’une messe qu’il présidera sur la place Saint-Pierre. Un évènement qui s’inscrit dans le contexte du synode des évêques sur les jeunes, réuni à Rome durant tout le mois d’octobre.

C’est donc dans ces circonstances que sera canonisé le bienheureux Nunzio Sulprizio, un laïc italien mort à l’âge de 19 ans. Il avait été proposé comme modèle aux jeunes lors de sa béatification par le Pape Paul VI en 1963. Dimanche, en rentrant dans le catalogue des saints, il deviendra un modèle pour l’Église toute entière, mais sa canonisation en plein synode sur les jeunes est une manière de les interpeler, eux particulièrement,  sur ce modèle de sainteté.

Nunzio Sulprizio est né le 13 avril 1817 dans la province de Pescara, à l’est de Rome. A l’âge de 6 ans il devient orphelin et est accueilli par sa grand-mère maternelle qui s’occupe de lui jusqu’à ce qu’elle décède en 1826. Le jeune garçon est alors recueilli par un oncle maternel qui le maltraite et le force à travailler à la forge, avec des travaux incompatibles à son jeune âge.

Atteint d’une maladie à la jambe, il est hospitalisé en 1831, et les médecins déclarent le mal incurable. Il retourne alors chez son oncle qui continue de le maltraiter, jusqu’à ce qu’un colonel pieux et charitable le prenne finalement sous son aile. Après deux années de séjours à l’hôpital et en cures thermales la situation de Nunzio s’aggrave en mars 1836. Deux mois plus tard, le 5 mai 1836 il meurt à l’âge de 19 ans.

Orphelin, il subit la violence de son oncle, la fatigue du travail, la douleur de la maladie…autant de souffrances que le garçon supporte durant toute sa vie le cœur tranquille et joyeux. Non seulement il accepte avec sérénité la souffrance qui lui est infligée, mais il fait aussi preuve de charité envers les autres.

Avant sa mort, Nunzio écrit une lettre adressée à son à oncle. Un message rempli de respect et de tendresse à l’intention de cet homme qui le battait et l’a tant fait souffrir. Aucune amertume, ni colère, ni ressentiment, ni haine dans ce message. Sur son lit de mort, avant son dernier souffle, il s’exclame : « la vierge Marie, regarde comme elle est belle ».

Nunzio Sulprizio est béatifié 127 ans après sa mort par le pape Paul VI qui le propose comme modèle aux jeunes, pour son témoignage de patience, de tendresse, de douceur joyeuse, de piété et de charité. Sa canonisation ce dimanche en plein synode sur les jeunes est l’occasion de faire connaitre ce modèle à la jeunesse du monde.

 

 

 

 

 

 

Nouveau rapport des évêques du Canada contre les abus sexuels

Comment protéger les personnes mineures contre les abus sexuels ? C’est à cette question que tentent de répondre les évêques du Canada dans un document rendu public ce jeudi 4 octobre 2018.

Intitulé « Protection des personnes mineures contre les abus sexuels » ce document veut être un « appel aux fidèles catholiques du Canada pour la guérison, la réconciliation et la transformation ».

26 ans après la publication du rapport  « De la souffrance à l’espérance » par la CECC sur les cas d’agressions sexuelles, ce nouveau document met à jour les lignes directrices de la Conférence des évêques du Canada en harmonie avec les récentes lois du pays et les dernières normes établies par le Saint-Siège.

Adopté à l’unanimité par les évêques canadiens en septembre dernier le document présente non seulement les procédures à suivre dans les affaires d’abus sexuels, mais aussi une série de recommandations directement inspirées de l’expérience des dirigeants de l’Église catholique au Canada.

Pour parvenir à ce résultat les évêques ont sollicité la contribution de personnes très diverses ; non seulement des victimes mais aussi des experts professionnels  en psychologie, en travail social, en protection de l’enfance, en droit civil et loi de l’Église. Ces experts, pour la plupart, ont également une expérience spécifique en protection des personnes mineures et des adultes vulnérables contre les abus sexuels.

Le document de presque 200 pages est organisé en trois parties. La première présente notamment l’expérience canadienne et les leçons apprises du passé. La deuxième propose des lignes directrices pour progresser selon les normes canoniques en vigueur pour favoriser une réponse pastorale efficace aux problèmes d’abus sexuels. Enfin la troisième partie offre une liste de ressources utiles comme du matériel éducationnel ou encore des liens électroniques vers des agences de protection des personnes mineures.

Même si les évêques reconnaissent que l’application d’un tel document prendra du temps, ce nouveau rapport est le signe qu’ils s’engagent à améliorer les pratiques dans leurs diocèses pour la protection des mineurs contre les abus sexuels.